‹ L'Hydarthrose Hérédo-Syphilitique TardiveChapitre 8 sur 24 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Nous trouvons dans le mémoire de Ricner sur les tumeurs blanches, en 1853, la phrase suivante : « J’ai la conviction que bon nombre d’hydarthroses chroniques, rebelles à tout traitement, ne sont autre chose que des synovites syphilitiques. » On ne pensa tout d’abord qu'à la syphilis acquise.

Farou, en 1924, estime que RicHer a voulu faire allusion à l’hydarthrose hérédo-syphilitique tardive.

Huremnsox, en 1857, décrit sa triade symptomatique de l’hérédo-syphilis (kératite interstitielle, malformations dentaires et surdité), et signale l’hydarthrose, mais ne paraît pas lui attacher d'importance clinique. « On voit parfois, chez les hérédo-syphilitiques, écrit-il, se développer, en même temps que la kératite interstitielle, un épanchement mono ou polyarticulaire, frappant souvent les genoux symétriquement, et cet épanchement est indolore. »

Forster, le premier, en 1876, insiste sur l’évolution parallèle de l’hydarthrose et de la kératite interstitielle.

Czurrow, en 1886, publie onze cas de synovite symétrique des genoux, apparue chez des sujets atteints de syphilis héréditaire, se traduisant par une hydarthrose essentielle, absolument indépendante de toute affection osseuse, symétrique, indolente. chronique, coïncidant dix fois sur onze avec une kératite interstitielle.

Alfred Fournier, en 1886 également, fait paraître ses leçons sur la syphilis héréditaire tardive, et décrit

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l'hydarthrose dans le cadre des ostéo-arthropathies hérédo-syphilitiques tardives. « Les hydarthroses sont symptomatiques d’une lésion osseuse beaucoup moins apparente », écrit-il, avec cependant cette réserve pour l'avenir : « J'avoue n'avoir pas encore observé, pour ma part, de cas identiques à ceux que vient de publier le Docteur CLUTTON. »

En 1901, Puecu, de Bordeaux, signale l'importance de l’hydarthrose : « La triade d'Hutchinson devrait s’adjoindre un facteur important et s'appeler une pléiade où l’hydarthrose du genou jouerait un rôle aussi, sinon plus prépondérant, parce que plus fréquent, que les troubles de l'audition. »

En 1906, Bruno Bosse a la bonne fortune de pouvoir examiner au microscope la synoviale de trois hydarthroses hérédo-syphilitiques tardives, à la faveur de biopsies pratiquées au cours d'interventions chirurgicales.

Moresrin, en 1907, insiste sur l'importance du diagnostic : « Soupçonnez la syphilis et donnez le bon traitement, en quelques jours le malade sera guéri ; passez à côté, et le mal durera, s’aggravant sans cesse, en dépit des moyens mis en œuvre. »

Jacqueau, de Lyon, en 1908, à propos de cinq observations d’hydarthroses doubles des genoux coïncidant avec une kératite interstitielle, insiste sur la coexistence fréquente de la kératite et de l’hydarthrose.

Fouquer, en 1913, publie le premier examen cytologique et la première réaction de Wassermann d’un liquide d’'hydarthrose, admet la possibilité d’hydarthroses essentielles qu'il avait niée précédemment « Quoique j'aie mis en doute cette particularité dans ma thèse (1905), le cas que je viens d'observer ne présentait aucune trace de lésions osseuses ; c’est en quelque sorte une manifestation de la syphilis localisée uniquement à la synoviale. »

PrcLon, dans sa thèse, en 1914. croit à la réalité de l’hydarthrose essentielle type CLUTTON, mais n’ose pas trop l’affirmer.

MERLIER, élève de CANTONNET, dans sa thèse de 1918, et CANTONNET lui-même, dans un article de 1919, proposent de transformer la triade d'Hurcxinson en tétrade par l’adjonction d'un quatrième symptôme, l’hydarthrose, « symptôme fort important, bien plus fréquent que la surdité ».

RouctEr, en 1924, signale la fréquence de l’hydarthrose essentielle : « Un nombre considérable d’hydarthroses doubles, du type CLUTroN, ont été publiées dans les thèses qui traitent de la syphilis articulaire. »

Farou, en 1924 et en 1927, insiste sur cette fréquence : « La forme articulaire pure est la manifestation de beaucoup la plus caractéristique et la plus fréquente de l’hérédo-syphilis articulaire tardive. Négligée des syphiligraphes, elle est bien connue des ophtalmologistes.-» En 1924 et en 1927, le même auteur étudie la cytologie et la réaction de Wassermann des liquides d’hydarthrose.

Lance et Huc, en 1927, signalent la difficulté du diagnostic différentiel des lésions articulaires de la syphilis héréditaire tardive.

KLauDer et RoBErsToN, en 1934, à propos de 363 hérédo-syphilitiques, étudient la fréquence de l’hydarthrose essentielle type CLUTTON.

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