‹ L'hydarthrose périodiqueChapitre 8 sur 18 · ÉTUDE CLINIQUE DE L’'HYDARTHROSE PÉRIODIQUE · texte numérisé non relu

ÉTUDE CLINIQUE DE L’'HYDARTHROSE PÉRIODIQUE

Symptômes

La caractéristique de cette affection, c’est la similitude et la périodicité des signes locaux.

Le malade perçoit d’abord une certaine raideur articulaire et un peu de gêne à la marche.

L’épanchement peut même êlre précédé de troubles qui permettent au malade de prédire très exactement l'heure d'apparition de la crise : sueurs abondantes, douleur au niveau du genou ou de tout autre partie du membre malade.

Pour Chiray et Michelowsky, il peut même y avoir début violent avec grands frissons, claquements de dents, bouffées de chaleur, pollakiurie ou polyurie.

Mais bien souvent les prodromes manquent totalement.

Quoiqu'il en soit l'épanchement se constitue en quelques jours, sans grandes douleurs. Lorsqu'il atteint son maximum, le genou est distendu surtout latéralement

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et au niveau des culs-de-sac quadricipitaux de telle sorte qu'il affecte la forme d’un fer à cheval.

Les téguments sont parfois chauds et un peu rosés.

A la palpation, on perçoit facilement le choc rotulien et la fluctuation du liquide articulaire. Il peut même y avoir infiltration de tous les tissus périarticulaires.

Fait curieux, l’'épanchement est plus volumineux le matin au réveil qu’à la fin de journée.

En général les mouvements actifs et passifs ne sont gênés que mécaniquement par le volume de l’épanchement.

Les troubles fonctionnels sont en effet réduits au minimum ; bien des malades n'interrompent pas leurs occupations ; lorsqu'ils s’alitent, c’est, suivant l’expression de Ribierre, « plus par raison que par nécessité ».

Les observations signalant des douleurs très violentes sont rares.

Cette phase d’acmé est de durée variable suivant les sujets, mais constante chez le même individu. Puis il y a résorption rapide du liquide : les tissus périarticulaires s’assouplissent, la rotule s’affaisse.

La restilutio ad integrum est obtenue en quelques jours.

En somme la poussée évolue en trois phases bien distinctes d’augment, d’'acmé, et de décroîit.

Dans l'intervalle des poussées, l’hydarthrose disparaît compiètement. Seules persistent parfois une certaine faiblesse du membre atteint et une légère gêne à la marche : c’est surtout dans ce cas que l’on constate l'existence de craquements articulaires et d’atrophie du

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