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INTRODUCTION

Il est des substances dont l'hydrogénation présente certaines difficultés. La méthode de Sabatier et Senderens, cependant si féconde en résultats, est inapplicable aux corps qui se décomposent par distillation à la pression ordinaire (et ils ne sont pas l'exception en chimie organique); elle échoue complètement, aussi, pour la réduction d’alcools éthyléniques facile-

ment déshydratables, qui donnent, au lieu de l'alcool saturé attendu, seulement l'hydrocarbure hydrogéné correspondant.

On lui a substitué, souvent avec succès, la méthode Skita au noir de platine, la méthode de Paal au palladium, la méthode Brochet au nickel vif, et, tout récemment, le procédé à l’oxyde de platine de Voorhees et Adams, qui ont utilisé la remarque que des traces d'oxygène favorisaient l’activité du catalyseur.

Mais ces méthodes, qui constituent un progrès, ne réussissent pas, non plus, dans tous les cas. Nombreux sont les auteurs qui, dans ces dernières années, ont signalé des déshydratations ou des coupures sur le platine dont on n'est pas toujours maître de limiter l’activité :

Ar, L'HYDROGÉNATION CATALYTIQUE DANS LE VIDE

Je n’en voudrai pour preuve que le dédoublement signalé, en 1922, par MM. Locquin et Sung (!), dans hydro den des dialcoyl-éthinyl carbinols RR’. FOR CH, en vue d'arriver, par réduction partielle, aux alcools éthyléniques correspondants : le platine provoque la scission de la molécule avec régénéralion de la cétone initiale.

Nous avons indiqué, de même, une coupure cétonique dans l'hydrogénation de nos méthylhepténols sur le platine (*), et, pour certains termes, l'intensité de ce dédoublement est telle qu'elle rend, en raison de l’hydrocarbure gazeux qui prend naissance, excessivement pénible, sinon impossible, la réduction.

Pour remédier à ces graves inconvénients, nous avons opéré dans le vide. En vérité, l’idée n’est pas absolument nouvelle. Il existe, en effet, deux brevets de Bedfort et Williams (*) (l’un anglais, de 1908, et l’autre américain, pris en 1910), qui revendiquent l’emploi de la pression réduite pour l'hydrogénation de l’acide oléique que l’on faisait passer en vapeur sur de la ponce nickelée, portée à 200°.

Mais cette méthode, qui n’était employée que pour faciliter la volatilisation du corps à hydrogéner, fut abandonnée, la fixation d'hydrogène étant, dans ces conditions, beaucoup moins active, et Brochet (*) lui-même, en 1914, critique cette façon d'opérer, qui, dit-il, était une erreur au point de vue de l'hydrogénation considérée en elle-même.

Devant ces résultats si peu encourageants, on n’a plus reparlé depuis de la pression réduite dans l'hydrogénation catalytique, et, BOIRE être, nous-mêmes, n° ÿ aurions-nous pas songé, Si nous avions connu à temps ces insuccès !

Au cours de mes recherches sur la méthylhepténone nalu-

DUC A(R022) MT. to otre ) GriGnan» et Escourrou, C. R. (1923), 176, p- 1860, et C, R. (1923), 177 p. 93.

(3) Brevets n° 9112 et n° 949.954.

(4) Bull. Soc. Chim. (1914), p4 556.

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