DÉTERMINATION DES CONSTITUTIONS
Chaque ozoniseur est relié aux pôles du secondaire d'une bobine dont la longueur d'étincelle atteint 0 em.
L'oxygène bien desséché par passage dans l’acide sulfurique concentré, puis sur des colonnes de ponce sulfurique, vient, après ozonisation, barboter dans la substance à oxyder, seule, ou en solulion chloroformique ou acétique, refroidie par de la glace, puis se rend dans un second tube qui condense les vapeurs entraînées.
Pour les oxydations qualitatives, j'ai opéré, soitsans solvant, soit dans le chloroforme pur officinal. Il ne contient pas d'acétone, néanmoins, 1l peut renfermer des substances réductrices que l’on pourrait compter comme produits aldéhydiques, mais en le soumettant à l’action de l’ozone, on voit que ces impuretés ne sont généralement pas susceplibles de fournir du formol.
Cependant, comme l’a remarqué Harriès (‘), 1l peut se former de petites quantités d'oxychlorure de carbone à côté de chlore libre, mais, dans notre cas, ceci ne peut nullement
() Liebigs Annalen (1905), 348, p. 340.
modifier la réaction. D'ailleurs, je n'ai jamais décelé une teneur en chlore, même faible, dans les ozonides ainsi préparés.
Pour les essais qualitatifs, j'ai renoncé à combiner la formation de l’ozonide et sa coupure, en ozonisant en solution aqueuse, pour ne pas avoir à arrêter les produits volatils qui pourraient s'échapper, notamment du formaldéhyde.
Le mode de séparation des fragments de la molécule a naturellement varié suivant les cas.
Pour les ozonides quantitatifs, j'ai utilisé, de préférence, l'acide acétique aqueux comme solvant. Mais j'ai montré que, sous l’action de l’ozone, il donne, lui aussi, un peu de formol, acide formique, et CO?, causes d’erreur dont il faut tenir compte dans l'établissement des résultats.
Il faut se méfier également de ce que certains hydrocarbures saturés, tels que l’hexane normal, peuvent même donner un peu de CH?0 par action de l'ozone, comme l’a montré récemment E. Blar(!).