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ÉTUDE DES CONSTITUTIONS PAR L'OZONE

Ayant étudié la fixation de l'hydrogène sur des substances possédant une ou plusieurs doubles liaisons, il était important de déterminer exactement la place de ces liaisons éthyléniques.

Les méthodes d'oxydation généralement employées autrefois, telles que le mélange chromique ou l'oxydation permanganique, ne conviennent pas dans tous les cas : elles sont brutales et s’accompagnent souvent d’isomérisations ; en outre, le rendement en produits d'oxydation est parfois insignifiant et, si l’on se trouve en présence d’un mélange d’isomères, on ne voit pas toujours quelle est la forme principale et, de plus, un isomère peu abondant peut fort bien passer inaperçu. Aussi, avons-nous préféré une méthode beaucoup plus douce basée sur l'emploi de l'ozone.

L'étude de ces ozonides nous a souvent révélé la présence d'impuretés ou d'isomères qui accompagnent ordinairement la fraction principale. De même, elle nous a permis de suivre le passage par hydrogénation du géraniol au citronellol.

Pour élucider la constitution de nos méthylhepténols terüaires, il a fallu revenir à l'étude de la méthylhepténone dont ils dérivent. L’enchaînement de cette méthylhepténone présente une grande importance puisqu'il se retrouve dans la plupart des composés terpéniques aliphatiques ; cette cétone est, en effet, le terme intermédiaire sur lequel on s'arrête lorsqu'on dégrade des corps odorants terpéniques en vue de déterminer leur constitution. On croyait la place de sa double liaison bien établie, mais une communication de Verley (!)

(1) Bull. Soc. Chim. (1919), 25, p. 68.

laissait subsister un doute. Se basant sur ce que l’oxydation chromique du glycol obtenu par l’action du permanganate sur la méthylhepténone dérivée du citral «, ne lui donne que des traces d'acétone, il attribue à cette méthylhepténone la formule :

GES cel — CH? — CH? — CH? — CO — CHF et lui assigne comme point d’ébullition 1680 à la pression ordinaire, ce qui la différencierait de l’isomère $ auquelles auteurs s’accordent à attribuer comme point d'ébullition 173-1749.

Mais cette constante ne saurait constituer un argument en faveur de la thèse de Verley, puisqu’en 1897 1l donnait aussi 1680 pour la méthylhepténone dérivée de l’hydrolÿse du citral par le carbonate de potasse en solution à 10 ?/;.

. C’est pourquoi nous avons cherché à démontrer l'existence de cet isomère «, dont la présence n’avait été, jusqu’à présent, soutenue que par Verley.

Enfin, nous avons pu réaliser, parfois, la détermination quantitative des produits de destruction par l’eau des ozonides. Ces dosages qui ne sont pas valables dans tous les cas, el qui peuvent élre faussés soil par la présence d’impuretés, soit par l'existence de réactions secondaires, nous ont néanmoins fourni de précieuses indications et nous ont souvent permis d'évaluer les proportions d'isoméres en présence.

Ozoniseur

Il est constitué par quatre tubes de Berthelot, modifiés par Guntz, équivalents à huit tubes de Berthelot.

Ils sont suspendus dans des bocaux remplis d’eau, laquelle constitue l'armature extérieure, tandis que l’armature interne est formée par l’eau qui remplit les tubes intérieurs. Ils sont réunis entr'eux ou avec les autres parties de l'appareil au

moyen de cuvettes où plongent des tubes en verre. Les joints sont en mercure.

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