CONCLUSIONS
Enfin, la constitution des composés utilisés a été soigneusement étudiée au moyen de l'ozone.
L'examen des méthylhepténols a prouvé l'existence de l'æ-méthylhepténone; on la rencontre dans l'essence de lémongrass, où plus abondamment dans la méthylhepténone sousproduit de la préparation de la pseudo-ionone. I1 résulte de là que les alcools terpéniques naturels qui, par dégradation fournissent de la méthylhepténone, peuvent contenir les deux formes « et 5 en proportions variables. Néanmoins, nos résultats ne nous permettent pas de nous associer aux conclusions de Verley. Les méthylhepténones « naturelles », quelle que soit leur origine, paraissent bien être des mélanges en équilibre des formes « et $, mais la forme & y est toujours en proportion assez faible, sans doute inférieure, dans tous les cas, ÉRoegre
De même, le produit obtenu par hydrogénation sélective du géraniol « Java » appelé citronellol, en raison de l’analogie de ses propriétés avec celles de cet alcool et qui devrait être le rhodinol synthétique, puisque le géraniol, point de départ, avait sa liaison éthylénique en 2, s’en éloigne sensiblement. Il est alors logique d'admettre que le citronellol, qui à l’état naturel est un mélange des isomères & et B, doit avoir la double liaison en 2, comme le prétendaient Tiemann et Schmidt, tandis que le rhodinol naturel de Barbier et Bouveault ne serait pas son inverse optique, mais 1l aurait une autre constitution restant encore à déterminer, et qui pourrait être, vraisemblablement, celle de l'isomère « (double liaison 1) que l’on trouve parfois plus abondant dans certains produits naturels.