À MES PARENTS
À MES Amis
A mes maîtres dans les hôpitaux :
Dr. Villemin (in memoriam), hôpital Bretonneau; Dr. Ombrédanne, hôpital Bretonneau; Dr. Hirtz (in memoriam), hôpital Necker; Professeur Delbet hôpital Necker; Dr. Launois (in memoriam), hôpital Lariboisière; Dr. Souligoux, hôpital de la Charité;
Dr. Lepage (in memoriam), hôpital Boucicaut.
Pendant la guerre :
Driivenmiende yon AAC PAM; Dr. Baumgartner, À. C. À. 15;
DR Braquehaye, APCRMAEPTS :
Dr Hallopeau, ANC ETS
Professeur Sebileau, Val-de-Grâce.
HYDRONÉPHROSE INTERMITTENTE PAR VAISSEAU ANORMAR
L’hydronéphrose intermittente est üñe afféction dont la pathologie a été, et reste encore très discutée.
Récemment, à la Société de Chirurgie de Paris, s’est éngagée unie grande discussion sur ce sujet et nous pouvons dire, sans être taxé de scepticisme, que le débat a été clos, sans avoir amené de solution à la question. Pourtant, en fin de séance, tout le monde paraissait d’accord.
En relisant attentivement les comptes-rendus de ces débats, nous avons dû remarquer que de nombreuses concessions ont été faites de part et d'autre, mais que la solution du problème était restée en suspens.
Deux camps se sont formés au sujet de la pathogénie de cette affection qui admettent respectivement les idées suivantes
Pour les uns, il y aurait production d’hydronéphrose chaque fois que le bassinet serait congénitalement distendu. ;
Pour les autres, l’hydronéphrose se formerait chaque foïs qu’un obstacle quelcohque s'opposerait à l'écoulement de l’urine hors du bassiniet; l'obstacle étant une bride représentée, eh général, par un vaisseau disposé anormalement, bride enserfant le bassinet plus où moins haut et s’opposant à l'issue de l'urine.
C'est cette dernière théorie qui de plus en plus s’accrédite et qui paraît la plus plausible.
Revoyons rapidement les divers arguménts donnés en faveur de ces deux théories,:;
Pour M. Bazy, l’hydronéphrose intermittente apparaît chaque fois qu'il existe sur un bassinet distendu une mauvaise insertion de l’uretère, et plus l’uretère est inséré haut, plus l’hydronéphrose intermittente apparaît rapidement.
Pour MM. Landau, Terrier et Baudouin, il existe une relation étroite entre l’hydronéphrose intermittente et le rein mobile.
MM. Fritz, Bazy, Duval et Grégoire contestent énergiquemenñt cette opinion et refusent à la mobilité du rein toute influence pathogénique. Pour cés auteurs, l’hydronéphrose serait due à une lésion congénitale et la mobilité rénale serait sécondätré à cette hydronéphrose. Nous voyons nettement, d’après ce qui précède, que, pour cés auteurs, il n’est pas question de coudure de l’uretère sur une bride anormalement placée.
M. Marion, à la Société de Chirurgie (séance du 27 mars 1923), à propos d’une communication de M. Chalier, affirme qu’il n’est pas possible de mettre en douté la pathogénie de l’hydronéphrose produite par vaisseau anormal.
ES
Ls première théorie dit donc : il se produit une hydronéphrose parce que Îe bassinet est congénitalement distendu. Mais alors, nous pouvons nous demander pour quelle cause, ce bassinet congénitalement distendu, qui, avant la crise, laissait l’urine s’écouler, se bloque-t-il brusquement ?
Certains auteurs ont essayé de rechercher la cause de cette obstruction de l’uretère. Ils ont prétendu que, pour que l’urine ne s'écoule plus hors du bassinet, il
fallait -:
1° Que le rein se soit subitement abaïissé et qu’une coudure temporaire de l’uretère se soit produite;
2° Ou bien que la valvule entre le bassinet et l’uretère, refoulée sous l'influence d’une polyurie passagère, bouche l’orifice du canal;
3° Ou bien encore qu’une torsion de l’uretère ferme momentanément son orifice ;
4° Enfin, il faudrait un spasme de l’uretère.
Toutes ces explications, si ingénieuses qu’elles soient, sont du domaine de l'hypothèse et laissent place à d’autres dont celle-ci que nous nous permettons de proposer :
Le bassinet, distendu congénitalement obéit aux lois de la physique.
Or, l’uretère s’insère à la partie déclive du bassinet. Sur le bassinet distendu, la partie inférieure de cet organe sera elle-même distendue et l’uretère sera, de ce fait, légèrement remonté. C’est à ce moment que les lois naturelles interviennent et que la pesanteur joue son rôle. En effet, le bassinet se distendra plus à la partie inférieure et l’uretère sera remonté toujours plus haut, jusqu’au jour où, la distension complète obtenue, l’uretère sera dans une ‘position telle qu’il faudrait un siphon pour vider le bassinet. À ce moment, nous aurons notre hydronéphrose.
Quoiqu'il en soit de cette explication qu’en passant nous proposons en faveur de la théorie congénitale, nous ne sommes pas partisans de cette dernière.
Il nous paraît plus simple d'accepter la théorie qui admet pour l’hydronéphrose intermittente un obstacle d'ordre mécanique.
En effet, il existe, et cela, personne ne peut le contester, des individus présentant des anomalies des artères rénales. C'est, en général (M. Papin nous le dit), une artère polaire inférieure.
Cette artère croise la partie antérieure du bassinet; il se développe au niveau de son passage des adhérences entre elle et le bassinet. Il n’en faut pas plus pour que le porteur de cette anomalie fasse, à un moment donné, une crise hydronéphrotique.
Pour quelle raison ?
Parce que, ces adhérences se rétractant, forment une bride qui applique la paroi antérieure du bassinet sur la paroi postérieure et empêche l'urine de s’écouler.
En effet, on a remarqué que le bassinet hydronéphrotique était toujours distendu au-dessus de la bride vasculaire, qu'après avoir sectionné la bride, la poche urinaire se vidait d’elle-même. Qu’enfin, après cette opération, on n’a pas vu souvent de récidive.
À l'appui de cette conception, nous pouvons fournir l’observation suivante recueillie au cours d'opération pour hydronéphrose.