‹ L'Hydronéphrose IntermittenteChapitre 7 sur 8 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

L’oblitération d’un bassinet par coudure de l’uretère sur un vaisseau anormal, se présente au chirurgien comme une occasion rare de pratiquer une opération conservatrice. S'il s'agit d’une artère gênant la circulation urinaire, nous savons que la section entre deux ligatures est très discutée.

Pour certains auteurs, cette section entraîne une nécrose plus ou moins étendue du parenchyme rénal, fait dù à la disposition des artères du rein qui sont terminales,

Pour d’autres, le fait de sectionner l’artère n’entraîne pas, ou du moins entraîne si peu de nécrose que le rein qui a subi une légère lésion est encore capable d’un bon et long fonctionnement.

Les autres procédés de traitement qui ont été proposés sont plus complexes. La transposition de l’uretère dans un point déclive du bassinet est à condamner. L'opération est très compliquée : il faut quand même sectionner la bride vasculaire, car, en la dégageant, on lèse l’artère. Enfin, le risque opératoire est plus grand.

Kummer, à ce sujet, a fait dans son article un tableau récapitulatif des cas d’hyponéphroses opérés, et nous pouvons constater que nombreux sont les opérateurs qui ont vu le bassinet se vider sitôt l'obstacle levé.

Il nous semble préférable de supprimer simplement la cause apparente que de rechercher des difficultés inutiles.

Dans l'opération que nous avons fait subir à notre malade, nous avons fixé le rein à la paroi, ceci pourrait être en faveur de la théorie qui veut que tout rein hydronéphrotique soit ptosé.

Sans être particulièrement de cet avis, nous avons trouvé prudent de pratiquer ce temps opératoire pour n’avoir rien à nous reprocher, tant au point de vue de notre conscience, que vis-à-vis de nos maîtres qui acceptent seulement la théorie congénitale du rein hydronéphrotique.

Page 1