‹ L'Hydropisie de la Vésicule BiliaireChapitre 3 sur 35 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Au cours de notre séjour à Saint-Quentin,nous avons eu. l'occasion d'observer et de voir opérer une malade atteinte d'hydropisie de la vésicule biliaire. Ce cas nous a intéressé el nous avons cru devoir en faire le sujet de notre thèse. Nous nous sommes livré à des recherches aussi complètes que possible dans la littérature médicale française el étrangère.

A l’aide des documents que nous avons rassemblés, nous allons essayer de fixer l’étiologie, l'anatomie pathologique, la symptomatologie, le diagnostic et le traitement de cette affection. Nous ne décrirons que-l’hydropisie franche de la vésicule biliaire et nous n’entendrons sous ce nom que les cas où la vésicule est distendue par un liquide clair, ne présentant aucun des caractères de la bile. Les cas douteux seront discutés au diagnostic, mais nous n’en userons pas dans la description de la maladie.

Avant de commencer ce travail, nous prions M. le D' Canniot, qui en fut l'inspirateur el qui fut aussi, pendant un temps malheureusement (trop court, notre maître bienveillant et éclairé, de recevoir l'hommage de notre . profonde et sincère reconnaissance.

Nous adréessons tous nos remerciements à M. le 1)' De-

lagénière, dont nous sommes heureux d'avoir été l'in-

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terne, pour l'enseignement chirurgical 1 les marques .

er, sympathie qu’il nous a donnés. Er

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Que M. le Professeur Achard veuille Pi agréer pe : de pression de toute notre gratitude pour l'honneur qu le S nous a fait en Ent la présidence de notre thèse.

BISTORIQUE

L'histoire de l'hydropisie de la vésicule biliaire comprend deux époques : L 1° Une première que l’on retrouve dans la vieille littérature médicale où l'hydropisie fut le plus souvent découverte au cours d'une autopsie ou reconnue au cours d’une ponction faile comme traitement ou comme moyen de diagnostic d'une tumeur de la vésicule même ou d'une autre tumeur de la région (abcès du foie).

2° Une deuxième où la ponction abandonnée, un (ra1tement chirurgical rationnel fut employé, et de ce fait donna jour à de nombreuses observations.

Les cas les plus anciens que nous ayons pu réunir remontent au milieu du xvn' siècle.

Glisson (1) trouva dans la vésicule d'une femme très cachectique une liqueur séreuse, pâle, de saveur fade. Riedlin (2) et Dietrich (3) trouvèrent dans la vésicule biliaire un liquide clair, aqueux.

Grandchamp (4) vit dans une vésicule ossifiée un liquide gris, transparent, gélatineux, sans saveur et sans odeur. De Haen (5) trouva dans le cadavre d'un enfant de deux

(4) Gzisson, Analomia-hepal. Londini, 1654, cap. 39, K 372.

(2) Rrepzix, Zincae medicae. 1695. Obs. X VIS, $ 338.

(3) Dierricu, Observationæs quædam rariores'de calculis, 1788.

(4) Granncamp, Recueil pér. de la Soc. de Santé de Paris, t. I, an V, 8 268. a

(5) De Haex, Ralio medendi, pars IV, p. 132.

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ans une vésicule distendue, remplie d’une bile absolument semblable à de l’eau etne présentant aucune amertume. L'enfant était mort « d'hydropisie de la poitrine ».

Ruysch (1) rapporte un cas où par oblitération calculeuse du cystique la vésicule avail atteint six fois son volume normal. s

Raymond (2) trouva dans le corps d'un homme dont l’'hépatique et le cystique étaient fermés par des calculs une vésicule contenant un litre de liquide clair et séreux. ‘

Marteau (3), dans le journal de Roux, rapporte un cas où la vésicule énormément dilatée contenait des calculs et 5 à 6 onces d’une matière lymphatique presque sans couleur et un peu gluante.

Cline (4) trouva dans un cadavre une vésicule remplie de liquide translucide, très filant, n’ayant aucunement la coloration de la bile. Le eystique élait fermé. En même temps que la sérosité 1l y avait dans la vésicule quelques petits calculs noirâtres, irréguliers. « Vraisemblablement, dit-il, cette sérosité était sécrélée par les parois de la vésicule. Les nombreux vaisseaux qui parcouraient cette paroi semblaient la rendre entièrement propre à cette fonction. Les calculs étaient le fruit de cette sérosité. Aucun d'eux n’était un vrai calcul biliaire.

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