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chement, mais aussi de quelle façon rapide la digitale retrouvait ses merveilleux effets après cette évacuation.
La thoracentèse est dans l’hydrothorax unilatéral un traitement d'urgence. Dès qu’on aura diagnostiqué l'existence d’un épanchement même de quelques centaines de grammes il faudra l'évacuer aussitôt. Et comme l'hydrothorax unilatéral est souvent un épanchement à répétition, il conviendra de pratiquer autant de thoracentèses que l’état local le comportera. L'amélioration, du reste, suit aussitôt d'ordinaire l'évacuation du liquide : la dyspnée diminue, le sommeil est possible et une polyurie survient souvent les jours suivants, avec ou sans médication digitalique. Cette polyurie a été signalée également récemment par MM. Huchard et N. Fiessinger (1) et par M. Delaigue (2).
Mais il faut se rappeler que l’hydrothorax unilatéral est un épanchement collecté en masse au-dessus du diaphragme ; par conséquent la thoracentèse doit être pratiquée toujours bas. Comme nous l'avons montré avec M. Mosny (3), son lieu d'élection n’est pas, ainsi que l’enseignent les classiques, au niveau du 7° ou du 8° espace intercostal ; nous conseillons de choisir, pour enfoncer le trocart, le 10° ou le 9° espace intercostal : il nous est même arrivé de l’enfoncer dans le 11° espace. Nous avons l'habitude de ponctionner soit dans le 10° espace à environ dix centimètres de la colonne ver-
(1) Hucaaro et N. FiessiNGer. La valeur diurétique de la ponction pleurale chez les cardiaques et chez les rénaux. Journal des Praticiens, 8 sept. 1906.
(2) DecarGue. De la diurèse consécutive à l'évacuation des épanchements pleuraux dans les affections du cœur. Th. Paris, nov. 1906.
(3) Mosxy et Braurumé. Le lieu d'élection de la thoracentèse, Tribune médicale, 19 nov. 1904.