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de cette mortalité qui, comme nous l'avons vu, nous place sur un pied d’infériorité vis-à-vis des autres nations et qui compromet notre avenir comme peuple.
Pour arriver à ces résultats, il nous faudrait réaliser les desiderata suivants que je formulerai comme la conclusion de ce travail.
lo. Accorder une place un peu plus large à l'hygiène sociale dans les administrations publiques et dans les orgauisations municipales qui devraient se faire un but particulier de protéger les intérêts de la vie humaine à l’égal des autres intérêts sociaux.
20. Introduire l'hygiène dans les programmes de l’enseignement scolaire supérieur, comme un conplément à l'étude des sciences naturellesdontellen’est pour ainsi dire que la synthèse et l'application : en faire même une matière obligatoire pour l’admission à certaines professions (architectes, ingénieurs, instituteurs), qui peuvent plus particulièrement faire bénéficier la société de cet art tutélaire.
30. Vulgaris:r les préceptes élémentaires et les applications pratiques de l'hygiène dans tous ‘es milieux de la société, puisque la coopération intelligente des individus est nécessaire pour assurer les avantages de toute législation sanitaire et le bon fonctionnement des services de l’hygiène publique,
Comme on le voit, les médecins ne sont pas seuls appelés à travailler à cette œuvre de réorganisation qui intéresse la sécurité commune. Tous ceux qui ont le privilège de la haute éducation, qui peuvent acquérir une foi plus éclairée, devraient ambitionner de deveuir des apôtres de l'hygiène. Tous ceux qui ont à cœur le bien-être de leurs semblables, l'avancement et la prépondérance de notre jeune pays, sont appelés à s’enrôler sous ce Labarum nouveau qui protègera, pour une large part, les destinées de notre race, et sur lequel on pourrait inscrire comme devise “ Pro Patrià” “ Pour la Patrie. ”” En effet, travailler, selon le véritable but de l'hygiène, à améliorer le sort de ses semblables, à les soustraire aux maladies, à leur conserver la plus grande somme de vie possible, c'est travailler à conserver à son pays ses forces vives ; c'est assurer son accroissement et par suite sa grandeur et se prospérité, C'est donc faire acte de philanthropie et de patriotisme; en un mot, c’est mériter de l'humanité et de la patrie.
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