‹ L'hygiène des piscines autrefois et aujourd'huiChapitre 16 sur 16 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Nous ne sommes pas plus avancés qu’au temps des Grecs et des Romains. Les règles de l'hygiène ne sont malheureusement pas mieux observées, et l’éducation du peuple, à ce point de vue, est encore presque tout entière à faire. Il y a donc une nécessité absolue de renforcer la réglementation actuellement en vigueur pour la construction et le fonctionnement des piscines publiques, mais, comme nous l'avons vu, les mesures à prendre sont d’une application trop complexe et par là même impraticable. Nous concluerons donc en disant :

1° Qu'il faut mettre en garde les municipalités contre le courant qui, au nom de l'hygiène et du sport, les pousse à consiruire de somptueuses piscines publiques qui n’ont, jusqu’à présent, donné que des déboires, tant au point de vue de la santé publique qu’au point de vue de leur exploitation et de leur rendement financier ;

2° Développons les bains-douches qui, par la modicité de leur prix de revient et de leurs frais d’exploitation, peuvent être installés dans les quartiers les plus populeux ; ce n'est que dans ces établissements que le baigneur est certain de sortir propre ; il a en

effet pour se nettoyer, une brosse, du savon et de l’eau continuellement neuve, nette de toute souillure et de tout germe nocif ;

3° Quant aux jeunes sportifs qui voudront continuer en hiver leur entraînement à la natation, nous proposons, de laisser à leur disposition quelques piscines privées, avec ou sans subvention des municipalités, extrêmement surveillées sanitairement, et pour la fréquentation desquelles ils devront se soumettre à toutes les mesures d'hygiène préconisées par le Conseil supérieur d'Hygiène de France,comme cela sera à la piscine des Tourelles, sous le contrôle de la Fédération de Natation.

Vu : le président de la thèse

BERNARD Vu : le Doyen, ROGER Vu et permis d'imprimer Le Recteur de l’Académie de Paris,

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