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CLLMATOTHÉRAPIE. — CHOIX D’UNE STATION

titude sont multiples : la pression atmosphérique y esl relativement basse; la température moins élevée et l'écart entre les moyennes thermiques du jour et de la nuit plus accusé; le ciel y est moins nuageux que dans les plaines et les basses vallées; l'air y est plus sec et plus pur; la radiation solaire y est plus vive et si la station est convenablement exposée, les grands courants atmosphériques n’y arrivent que coupés et affaiblis par les chaînes voisines. La station choisie ne doit pas être trop élevée, on sait que le passage direct des lieux bas à une altitude suffisamment élevée (de 1000 à 2000 m. et au-dessus par exemple) produit chez les sujets normaux des effets physiologiques particuliers : ce sont des modifications de la respiration, du rythme cardiaque, de la température centrale, etc. Dans son traité de climatot hérapie , Weber rapporte que sur quarante-quatre individus observés par lui dans les conditions précitées, il a constaté que la fréquence du pouls était à peine modifiée chez trente-deux sujets, qu’elle était augmentée chez dix d’entre eux dans la proportion de 5 à J 8 pour 100 et légèrement atténuée chez deux personnes. Sur quarante sujets qui venaient de passer des basses plaines à des hauteurs variant entre 1200 mètres et 2400 mètres au-dessus du niveau de la mer, il observa également dans les premiers jours qui suivirent le changement d’altitude que le nombre des respira-

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lions s’était accru de deux à cinq inspirations par minute. Sur quatre-vingt-dix personnes observées après un séjour de deux à vingt semaines dans les stations élevées, il trouva que chez le plus grand nombre de ces sujets le chiffre de ces inspirations n’avait pas varié, que chez les autres il était soit diminué, soit augmenté de deux à quatre par minute. Mais d’autres observateurs sont arrivés à des résultats tout différents.

C’est qu’en effet, l’état psychique du sujet observé, son alimentation, la température extérieure et d’autres influences encore peuvent modifier le rythme de la respiration et du pouls. Ces recherches, malgré leur apparente précision, sont entourées de bien des causes d’erreur; on ne saurait donc en tirer de conclusions fermes en ce qui concerne l’action du changement et du degré d’altitude sur les mouvements du cœur et de l’appareil respiratoire. 11 n’en est pas de même des modifications qui ont été notées dans la composition du sang. M. Yiault 1 a constaté /une augmentation des globules rouges chez cinq personnes séjournant depuis peu de jours à une altitude de 4000 mètres. Ses recherches ont été reprises, mais pour une altitude moindre (1800 m. \ par M. F. Egger2. Les observations de cet auteur

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