‹ L'hygiène du neurasthénique (volume 2)Chapitre 44 sur 55 · GL1M ATOTI I ER A PIE . — CHOIX I) UNE STATION · texte numérisé non relu

GL1M ATOTI I ER A PIE . — CHOIX I) UNE STATION

porte toutefois de toujours régler par doses progressives les promenades et les excursions. Les patients ne doivent en éprouver qu'une sensation de fatigue légère, agréable, mais nullement douloureuse. La céphalalgie, la rachialgie, les troubles digestifs dépendant de l'atonie gastro-intestinale dans sa forme légère, l’asthénie musculaire, tels sont les symptômes neurasthéniques qui s’atténuent le plus rapidement et le plus régulièrement sous l'influence du climat de montagne. Par contre l'insomnie est là comme toujours le trouble tenace par excellence : rarement il disparaît d’une manière complète. Les malades qui dorment bien d'habitude éprouvent quelquefois de l’insomnie durant les premières nuits de leur séjour; mais ce trouble disparaît bientôt comme tous les autres malaises de la période d’acclimatement; il y a des neurasthéniques dont le sommeil reste irrégulier et insuffisant pendant toute la durée de la cure et qui ne se reprennent à dormir d’un sommeil paisible que lorsqu’ils ont réintégré leur domicile. Il en est enfin, mais ces cas sont exceptionnels, qui dès leur arrivée à la montagne, sont tourmentés par une insomnie telle qu’ils doivent interrompre leur cure. On observe à cet égard des idiosyncrasies, des susceptibilités individuelles qu’il est impossible de prévoir.

Ces données générales nous permettent d’établir les indications du climat de montagne dans

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le traitement (le la neurasthénie. Ce climat exerce incontestablement une action stimulante et tonique sur les centres nerveux, sur les grandes fonctions de l’économie, la circulation, la respiration et la digestion; c’est pourquoi il peut être conseillé à la plupart des sujets atteints d’épuisement nerveux. Il est particulièrement indiqué dans les cas de cérébrasthénie oii prédominent les symptômes de dépression cérébrale, lorsque l'asthénie cérébrale, l’inaptitude au travail, et la céphalée se sont développées sous l’influence du surmenage intellectuel ou de chagrins prolongés; dans les cas de neurasthénie cérébrospinale peu graves qui s’accompagnent seulement d’atonie des voies digestives ou d’un léger degré d’anémie; enfin un séjour dans la montagne est tout à fait favorable aux neurasthéniques convalescents dont la guérison encore récente demande pour ainsi dire à être consolidée.

Par contre il faut se garder d’envoyer dans les stations dont l’altitude est égale ou supérieure à 1000 mètres, les neurasthéniques dont la nutrition a déjà subi une atteinte sérieuse, ceux qui souffrent de la forme grave de l’atonie gastrointestinale, ceux qui par suite de la longue durée et de l’intensité de leurs malaises ou par le fait d’une alimentation insuffisante, sont tombés dans un état de faiblesse et d’anémie qui les rend incapables de toute activité musculaire, ceux qui

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