CUMATOTHÉRAPIE. — CHOIX D’UNE STATION
du printemps, à une altitude moindre (de 500 à 1000 ni.) pendant lequel le patient se repose des fatigues de l'hiver et s’acclimate au climat d’altitude, l’autre durant l'été, à une altitude plus élevée.
Outre l’altitude convenable, une bonne station de montagne doit réunir d’autres conditions hygiéniques; il faut qu’elle soit suffisamment abritée des vents; que le site en soit pittoresque et tel que la vue puisse embrasser de vastes horizons. Il faut enfin que sans fatigue les malades puissent trouver dans les environs des promenades et des excursions faciles. Enfin l’installation matérielle doit être confortable.
Lorsque toutes ces conditions sont réunies, le climat de montagne, l’expérience l’a prouvé, exerce sur l’ensemble des fonctions organiques et sur le système nerveux des sujets anormaux une action éminemment favorable, à la fois sédative et fortifiante. Sous l’influence de la vie active en plein air, des excursions en terrain accidenté, de l'excitation générale que déterminent la fraîcheur de l’air et la radiation solaire, les échanges nutritifs sont activés, l’appétit augmente et par conséquent une plus grande quantité d’aliments est ingérée, de telle sorte que si l’on n'abuse pas des longues marches, des ascensions, le poids du corps s’accroît notablement. Grâce à l’activité déployée chaque jour, les muscles qui concourent à la respiration acquièrent une plus grande
I/IIYGIÈNE du neurasthénique
énergie el les inspirations se l'ont sinon plus fréquentes, du moins plus profondes; l'énergie contractile du cœur et des vaisseaux s’accroît pareillement. L’hématopoïèse se fait plus complètement; le sommeil est meilleur. L’air frais et sec favorise l’élimination d’une plus grande quantité de vapeur d’eau. En somme, la nutrition des centres nerveux et des autres organes se trouve améliorée. Tels sont les elfets physiologiques du climat de montagne. Voyons maintenant quelle est son action sur les neurasthéniques.
Il est certain que la plupart de ces malades bénificient de cet accroissement d’activité vitale que le séjour en montagne imprime à l’organisme tout entier. Quelques neurasthéniques éprouvent au début de leur séjour, alors môme que l’altitude du lieu est égale ou supérieure à 1000 mètres, de l’essoufflement, des palpitations cardiaques, en un mot les divers troubles qui peuvent se manifester, nous l’avons vu, chez les sujets normaux passant sans transition à 2000 mètres et audessus. Il faut recommander à ces malades de se tenir au repos, durant les premiers jours de leur acclimatement.
Les premières courses à pied doivent être très courtes et entrecoupées de haltes fréquentes. Mais au bout de huit ou dix jours, les malaises du début se dissipent complètement; une activité musculaire plus grande sera alors permise; il im-