‹ L'hygiène du neurasthénique (volume 2)Chapitre 5 sur 55 · DÉFINITION ET NATURE DE LA NEURASTHÉNIE · texte numérisé non relu

DÉFINITION ET NATURE DE LA NEURASTHÉNIE

La neurasthénie est une névrose , c'est-à-dire une maladie du système nerveux sans lésion organique connue, que Beard, de New-York, a eu le mérite de dégager du chaos de l’ancien et vague nervosisme.

Elle s'affirme par des troubles fonctionnels très nombreux, très diversement associés et qui sont pour la plupart d'ordre subjectif. Nous ne possédons aucune donnée certaine sur les modifications des centres nerveux d'où dérivent ces troubles fonctionnels ; nous ne connaissons bien que leur physionomie et leurs causes et c’est seulement par une induction fondée sur les caractères

Ballet, Ilyg. du neurasthénique. 1

2 l’iiygiène du neurasthénique

de l’une et des autres que nous pouvons présumer la nature de l’affection. Comme elle reconnaît souvent pour origine le surmènement des centres nerveux supérieurs et qu’elle s’accuse surtout par des signes de dépression, d’affaiblissement de la force nerveuse, on suppose qu’il s’agit d’un trouble intime de la nutrition des éléments nerveux : ces éléments répareraient plus difficilement l’énergie épuisée et n’accumuleraient plus au même degré la force produite; aussi définit-on généralement la névrose : un affaiblissement durable de la force nerveuse. De là encore ces dénominations d'épuisement nerveux, de faiblesse nerveuse qu’on lui applique couramment. Mais comme aux signes de dépression on voit fréquemment s’associer des symptômes d’excitation, on désigne quelquefois aussi la neurasthénie sous le nom de faiblesse irritable afin de la caractériser d’une manière plus exacte et plus complète.

Cette faiblesse irritable peut manifester ses effets non seulement du côté du système cérébrospinal, mais aussi du côté du système nerveux de la vie organique. La neurasthénie ne trouble pas seulement les fonctions les plus élevées et les mieux différenciées, celles du cerveau et de la moelle épinière, elle intéresse presque toujours, bien qu’à des degrés variables, l'innervation des principaux viscères. Trois grands appareils soutirent particulièrement, ce sont les appareils cir-

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