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CHAPITRE III

SYMPTOMES SECONDAIRES

A côté des symptômes cardinaux ou stigmates de la neurasthénie que nous venons de passer en revue, on observe dans la plupart des cas des troubles fonctionnels d’ordre secondaire; ils constituent en quelque sorte les petits symptômes de la névrose; mais il arrive parfois que quelques-uns d’entre eux prennent un développement insolite et impriment à la maladie une physionomie clinique particulière.

a. Vertige. — Le vertige est un accident fréquent chez les neurasthéniques. 11 se montre généralement sous forme d’accès de courte durée. Comme il coïncide très souvent avec des troubles digestifs, beaucoup de cliniciens ont pensé qu’il était toujours d’origine gastrique. C’est là sans doute une interprétation erronée, contre laquelle Reard et Charcot se sont élevés avec raison. 11 est certain, en effet,

que les accès de vertige se montrent parfois particulièrement intenses chez les neurasthéniques qui ne présentent aucun trouble des fonctions digestives; en second lieu on a fait remarquer que les gastropathies organiques les plus graves ne se compliquent guère de phénomènes vertigineux. Il semble donc très vraisemblable que la plupart des vertiges qui apparaissent chez les neurasthéniques reconnaissent une origine centrale et dépendent directement du trouble des centres nerveux.

Ces vertiges se produisent tantôt à jeun, tantôt après le repas; c’est au milieu des malaises delà crise dyspeptique que le symptôme se manifeste plus particulièrement. L'intensité de l’accès est extrêmement variable : parfois tout se borne à une rapide sensation de déséquilibre, de déplacement du sol, mais l’accès peut se montrer plus violent : le malade se sent comme poussé en divers sens, il lui semble ([ue le sol s’élève et s’abaisse alternativement sous lui, il titube comme un homme ivre, et doit se cramponner aux objets environnants pour éviter la chute. Les caractères de la crise vertigineuse sont quelquefois identiques à ceux qu’on observe dans le vertige de Ménière; dans ce cas, le patient perçoit un bourdonnement ou un sifflement aigu au début de l’accès, puis il a la sensation de la culbute, de la précipitation dans

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un gouffre, mais l’impulsion ressentie n’est jamais aussi violente que dans le syndrome de Ménière et ne va pas jusqu’à précipiter le malade à terre. Sous celle forme, le vertige neurasthénique s’accompagne fréquemment de nausées et de vomissements, il se dissipe après quelques minutes de durée, mais il laisse le malade dans un état d’accablement et d’émoi très pénible. Le vertige rotatoire s’observe rarement.

Dans certains cas enfin, rares il est vrai, le vertige neurasthénique se montre à peu près continu. Le tableau clinique est alors très analogue à celui que présentent les malades affectés de vertige cérébelleux.

b. Troubles de la motilité. — Nous avons déjà décrit, en étudiant les stigmates de la névrose, l'affaiblissement du système neuro-musculaire; on peut encore observer chez les neurasthéniques un certain nombre de troubles intéressant la motilité : ce sont des crampes musculaires, des contractions fibrillaires semblables à celles que l’on voit chez les sujets atteints d’atrophie musculaire progressive d’origine spinale, des contractures fonctionnelles telles que la crampe des écrivains.

Le tremblement a été signalé dans l’épuisement nerveux par Heard et par Pitres; il se localise

le plus souvent aux membres supérieurs : c'est un tremblement menu, à oscillations brèves, rapides, comparable au tremblement de la maladie de Basedow.

Paralysies. — Peut-on observer de véritables paralysies motrices dans le cours de la neurasthénie? Nous croyons, avec Ziemssen notamment, que ces paralysies ne font pas partie du tableau clinique de la neurasthénie pure. Cependant Beard a observé des crises de paralysie ou de parésie chez quelques-uns de ses malades. Bouveret a constaté des paralysies incomplètes, de très courte durée, localisées soit à un membre, soit aux deuxmembres inférieurs, et « procédant par accès de quelques minutes seulement ». Nous n'avons jamais rencontré de faits de cet ordre et nous croyons que l'hystérie intervient le plus souvent dans la plupart de ces cas. Si ces paralysies motrices existent réellement dans la neurasthénie pure, elles sont assurément d'une extrême rareté.

c. Troubles de la sensibilité générale. — Les

perversions de la sensibilité générale sont communes chez les neurasthéniques et la plus fréquente de toutes est à coup sûr Y hyperesthésie. Nous avons déjà mentionné la céphalée, la sensibilité douloureuse du cuir chevelu, la rachialgie et ses diverses

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formes. Ce sont là, en effet, les localisations les plus habituelles de l’hyperesthésie; mais, à vrai dire, ce trouble sensitif peut affecter toutes les parties. Des zones hyperesthésiques, des douleurs même à type névralgique, des picotements, des élancements rappelant les fulgurations de l’ataxie, des sensations de brûlure se montrent et disparaissent tour à tour dans la continuité des membres, au thorax, à l’abdomen ( névralgie générale de Yalleix).

Quelquefois l’étal morbide de la sensibilité générale se traduit par une sensibilité exquise, à la chaleur, au froid surtout. Beaucoup de malades se plaignent constamment d’avoir froid ; ils se surchargent de vêtements même durant la saison chaude. Ils sont, du reste, très impressionnés par les influences extérieures, les changements atmosphériques, le vent, l’humidité, l'orage. ( )n a pu dire avec raison de certains d’entre eux qu’ils étaient de véritables baromètres vivants.

Les troubles de la sensibilité se manifestent encore sous forme de paresthésies. Les malades éprouvent fréquemment des sensations d’engourdissement des membres, il leur semble que tel ou tel segment de membre, est « comme mort », ou « en bois », ou « d’une légèreté étrange », ou bien encore d’une lourdeur de plomb. Peut-être l'as-

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Ihénie neuro-musculaire n’est-elle chez ces quelques patients que la conséquence d’une sensation de fatigue permanente ou, si l’on veut, d une dysesthésie particulière des appareils locomoteurs? L 'anesthésie proprement dite n'existe pas dans les états neurasthéniques purs, autrement dit sans mélange d’hystérie. Si l'on explore méthodiquement les régions où siègent les diverses perversions de la sensibilité que nous venons d’indiquer, on n’y constate jamais d’anesthésie.

Mais il y a chez les neurasthéniques, indépendamment des troubles delà sensibilité superficielle qui intéressent les téguments, des perversions de la sensibilité des organes profonds imprécises, mal définies, mais qui n’en sont pas moins très réelles et très importantes. Les individus qui vivent en parfait état de santé ne perçoivent aucunement le jeu régulier de leurs organes; il n’en est pas de même des neurasthéniques qui sont constamment impressionnés par les sensations internes les plus diverses. Les mouvements du cœur et des artères, le travail de la digestion, la locomotion, le travail intellectuel, le jeu si complexe des états émotionnels, toutes les fonctions de la vie organique et de la vie de relation font naître en eux des impressions vagues, changeantes, mais pénibles. Leur cénesthésie est donc profondément troublée. Ils se

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sentent tout drôles, tout changés. De là ce malaise indéfinissable dont se plaignent la plupart de ces malades; de là aussi sans doute, ainsi que nous l'avons vu en étudiant leur état mental, le penchant à l'hypocondrie et à la tristesse.

d. Troubles circulatoires. — On observe chez tous les neurasthéniques des troubles circulatoires, qui intéressent tantôt le cœur et tantôt les vaisseaux périphériques. Les désordres de l’innervation cardiaque s’affirment parfois avec une telle intensité qu'ils masquent en quelque sorte tous les autres symptômes de l’épuisement nerveux. Ce sont les faits de cet ordre qui ont conduit quelques auteurs à décrire une forme cardiaque de la neurasthénie. Pour être moins bruyants, les troubles de circulation périphérique n’en sont pas moins très fréquents et très réels. C’est en effet aux alternatives de spasme et de dilatation des artères et des veines que sont dues les anémies, les congestions passagères de la peau et des muqueuses qu’on observe communément chez ces malades; aussi quelques auteurs ont-ils pensé qu’il était possible d’expliquer par le seul trouble de l’innervation vasomotrice les différents symptômes (pii figurent au tableau clinique de la neurasthénie. Nous reviendrons ultérieurement sur cette théorie vaso-

motrice de l’épuisement nerveux proposée par Angel.

Troubles de l'appareil cardiaque. — Palpitations. — C’est là le trouble de l’innervation cardiaque. Les palpitations des neurasthéniques se produisent par accès, de durée et d’intensité variables. Ces accès n'ont pas de gravité; mais leurs retours sont fréquents; ils reparaissent sous l’influence des causes les plus diverses et souvent les plus futiles : une émotion légère, un effort physique même modéré, le travail de la digestion, suffisent à les provoquer. Ces palpitations et les sensations pénibles dont elles s’accompagnent impressionnent les malades qui ne tardent pas à se croire atteints de quelque grave lésion du cœur.

Tachycardie. — Le trouble de l’innervation cardiaque peut être plus profond, plus stable et se manifester sous la forme d’une accélération permanente du rythme du cœur. Cette tachycardie des neurasthéniques est tout à fait semblable à celle qu'on observe dans la maladie de Basedow : le nombre des pulsations peut s’élever à 120. 130 et même plus; les battements du cœur paraissent énergiques; le malade les perçoit nettement et la main de l’observateur, placée sur la région précordiale, est vivement impressionnée à chaque pulsation. Les carotides sont animées de battements

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exagérés, mais le pouls radial est, par contre, petit et faible. 11 est le plus souvent régulier. Cependant on observe dans certains cas que les pulsations sont inégales et irrégulièrement rythmées. Mais l’arythmie n’a pas ici la signification fâcheuse qu'elle présente dans les maladies organiques du cœur. Cette tachycardie permanente peut durer pendant de longs mois; elle passe successivement par des phases d’aggravation et d’accalmie, mais elle finit par disparaître soit spontanément, soit sous l’influence du traitement général dirigé contre l’état neurasthénique. Bouveret admet cependant que la tachycardie dont il s’agit ici peut se présenter sous une forme grave aboutissant à l’affaiblissement du myocarde, à la dilatation des cavités du cœur et à la mort par asystolie. L’existence de cette forme repose encore sur un trop petit nombre de faits pour être admise sans conteste. Elle est en tout cas d’une extrême rareté.

La tachycardie neurasthénique s'observe habituellement dans les cas d’épuisement nerveux où la dépression cérébrale est profonde, où des trou blés digestifs intenses ou persistants ont entraîné l’affaiblissement général et l’amaigrissement des sujets.

Ralentissement dos mouvements du cœur. — Les neurasthéniques peuvent présenter encore d’autres

Ballet. — Hvg. du neurastli. 7

troubles des fonctions du cœur. On a noté le ralentissement du pouls : le nombre des pulsations peut tomber à cinquante par minute. Ce ralentissement du rythme cardiaque s'accompagne parfois d’arythmie ; en pareil cas le pouls est généralement petit et dépressible. Cet état de ralentissement persistant avec dépression de ia tension artérielle succède le plus souvent à des périodes d’excitation cardiaque; il est rarement primitif et il suffit le plus souvent d’une excitation quelque peu intense, d’une émotion pour que la lenteur habituelle du pouls cesse et que les battements du cœur s’accélèrent momentanément. On retrouve donc dans l’état des fonctions cardiaques ce caractère de faiblesse et d’irritabilité qui est le propre des troubles fonctionnels de nature neurasthénique.

Angine de poitrine. — Ce syndrome inquiétant apparaît quelquefois chez les neurasthéniques. Mais l’angor pectoris de la neurasthénie appartient comme celle des hystériques au groupe des angines bénignes. Elle n’en est pas moins, pour les su jets qui en sont atteints, une source de terreur, et d’anxiétés; elle est particulièrement apte à les jeter dans un état d’abattement et de dépression extrêmes. Elle revêt presque toujours la forme vaso-motrice.

Le malade éprouve tout à coup dans la région précordiale une sorte de saisissement, de cons-

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triction qui devient vite extrêmement douloureuse et s'irradie aussitôt dans l'épaule et le bras gauches, quelquefois même dans le membre inférieur du même côté. Le malade est en proie à une angoisse, à une terreur indicible. Sa respiration est courte et accélérée; sa face est pôle, livide; ses extrémités sont également pâles, froides et comme exsangues. Le pouls est petit, faible, les battements du cœur presque insensibles. Il est vraisemblable que cette phase de l'accès correspond à un état de spasme des artères périphériques et peut-être des artères du cœur.

Après une durée souvent assez longue (quelques minutes, un quart d'heure en moyenne), la crise se termine par un changement évident dans l’état de la circulation. La face devient rouge et chaude; l'énergie des battements cardiaques s’accroît, leur rythme se précipite, puis se ralentit, et tout rentre dans l’ordre.

Troubles de la circulation périphérique. — Le trouble de l'innervation des artères et des veines se manifeste par des alternatives de resserrement et de dilatation de ces vaisseaux. Ces changements se produisent avec plus ou moins de brusquerie; ils sont tantôt passagers et tantôt persistants. L’irritabilité vaso-constrictive s’accuse par la pâleur et le refroidissement des segments, la peti-

tesse du pouls. Ces modifications se localisent habituellement aux extrémités des membres, à la face. Us apparaissent et se dissipent sous linfluence de causes multiples, d’une émotion, de l’anxiété, d’une impression de froid. Lorsque le spasme vasculaire est généralisé et subit, il peut donner lieu à un frisson intense et prolongé accompagné de tremblement et d’un abaissement considérable de la température périphérique. L’aspect du malade est alors tout à fait semblable à celui d’un paludique en proie au frisson initial de l’accès. Ces crises vaso-motrices, par leur intensité, leurs retours quelquefois réguliers, ont pu parfois donner le change et faire croire, en l’absence de fout contrôle direct, à l’existence de véritables accès fébriles.

Les phénomènes de vaso-dilatation ne sont pas moins communs. Ils alternent d'ailleurs fréquemment avec les états de resserrement des vaisseaux. Sous l’influence d’excitations minimes on voit apparaître chez la plupart des neurasthéniques, des rougeurs disposées en nappes ou bien en plaques plus ou moins étendues au visage, à la poitrine ou aux extrémités. Ce trouble vaso-moteur peut aller jusqu’à produire des infiltrations œdémateuses, mobiles et fugaces, le plus souvent symétriques et localisées à l’extrémité des membres inférieurs.

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On s’est demandé, et il est probable qu’il en est ainsi, si de pareilles modifications ne se produisent pas également du côté des viscères, provoquant, suivant l’organe atteint, telle ou telle des manifestations observées chez les neurasthéniques, par exemple les poussées de diarrhée quand il s'agit de l'intestin, l’angor pectoris quand il s'agit des artères coronaires, le vertige, la dépression cérébral et l’insomnie, etc., lorsque les centres encéphaliques sont en jeu.

e. Troubles des organes des sens. — Tous les sens peuvent être intéressés, mais plus particulièrement la vue et l’ouïe.

Vision. — On a signalé des fluxions passagères de la conjonctive accompagnées d’un peu d'œdème des paupières. Niais le principal trouble oculaire consiste en un affaiblissement tout spécial de la vision, nous voulons parler de l 'asthénopie neurasthénique des auteurs américains. L’œil se fatigue vite. Liés que le malade se livre à la lecture ou à telle autre occupation nécessitant une application soutenue de la vue, il éprouve une sensation de tension douloureuse dans les globes oculaires, bientôt suivie d’une confusion des images visuelles; cependant les milieux transparents et les membranes de l’œil sont normaux. S'il existe quelque

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Ironble de la réfraction, ce trouble une fois corrigé à l’aide de verres appropriés, le neurasthénique ne reste pas moins incapable de soutenir un effort de vision un peu prolongé, et il est obligé parfois de restreindre et môme de cesser ses occupations professionnelles. Il s’agit vraisemblablement d'un état de faiblesse des muscles de l'accommodation. L’asthénopie neurasthénique est souvent tenace, elle peut procéder par accès de durée plus ou moins longue ou se montrer continue; elle devient alors une cause de désespoir pour les malades et contribue puissamment à aggraver leur dépression cérébrale.

Le rétrécissement du champ visuel a été signalé dans certains cas de neurasthénie pure Weslphal, Cbarcol, Pitres), mais ce symptôme est tout à fait exceptionnel, toujours transitoire et de très courte durée. Il apparaît surtout au moment des accès de vertige.

Ouïe. — L’appareil auditif peut devenir irritable au même litre que les autres organes des sens. On peut observer, particulièrement chez les femmes, une hyperesthésie auditive véritablement maladive : elles perçoivent les bruits les plus légers; ceux de la rue et de la maison leur deviennent insupportables et sont pour elles une véritable cause de tourment. Pour les fuir, les malades

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s'enferment dans leur chambre et se condamnent à une véritable réclusion. Elles entendent les battements de leurs artères au point d’en être incommodées au moment du sommeil.

Des sensations auditives se produisent spontanément en dehors de toute excitation extérieure : les malades se plaignent d’entendre tout à coup des sifflements, des bourdonnements, des bruits brefs éclatant comme une détonation.

Le goût et Y odorat présentent aussi dans quelques cas des perversions, des susceptibilités particulières.

f. Troubles des organes génito-urinaires. — Lorsque la neurasthénie a pour origine une lésion ou une perturbation fonctionnelle des organes génitaux, elle s’accompagne d’une série de désordres des fonctions sexuelles qui, par leur prédominance sur les autres symptômes, donnent à la maladie une physionomie particulière. Cette forme de neurasthénie sera décrite plus loin sous le nom de neurasthénie génitale.

Mais en dehors de celte forme spéciale, dans les cas d’épuisement nerveux procédant de toute autre cause, par exemple d’un choc traumatique, du surmenage intellectuel ou moral, on observe assez fréquemment des troubles génitaux et urinaires

d intensité variable et qui consistent habituellement en ceci : les malades accusent une diminution progressive de l’appétit sexuel qui peut aller jusqu’à V impuissance] ils sont sujets à des pollutions nocturnes. Ces phénomènes peuvent être le point de départ de préoccupations hypocondriaques d'un caractère grave.

En discutant les théories pathogéuiques de la neurasthénie, nous exposerons les troubles uléroovariens qu’on peut observer chez les femmes et nous indiquerons la part qui revient à ces symptômes dans le développement de la neurasthénie elle-même.

Du côté des fonctions urinaires on rencontre des troubles variés : beaucoup de malades sont tourmentés par des besoins fréquents d'uriner, d'autres se plaignent d’uriner difficilement. Nous verrons combien est grande l’influence île laulo-suggestion sur l'apparition et la persistance de cette catégorie de troubles.

La polyurie, l'oxalurie, l'albuminurie transitoire onL été signalées dans le cours des étals neurasthéniques; d’après Albert Robin 1 15 p. 100 des neurasthéniques sont atteints de phosphaturie; 10 p. 100 de phosphaturie albuminurique. Chez 10 p. 100 le

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