I. J. Grasset, toc. cit.s p
PSYCHOTHÉRAPIE
raisonnement persuasif qui ne suppose l'intervention de la suggestion à quelque degré. Dans tout effort de rééducation fait par le médecin, à côté de l'intelligence la sensibilité morale entre chez le malade en action. Bernheim 1 l’a dit avec raison : « Est-il vrai que la persuasion s’adresse uniquement et toujours à la raison et qu’elle soit aussi persuasive, lorsqu’elle s’adresse à la raison seule, sans artifice? L’avocat, l’homme d’affaires, le diplomate, le moraliste prédicateur de bonne foi, ne savent-ils pas que, pour convaincre et faire impression, il ne suffit pas d’écrire ou de débiter froidement leur raisonnement? Le geste, l’intonation de la voix, la tournure des phrases, la magie du style, les mots qui portent, c’est-à-dire qui impressionnent, tout cela concourt à faire pénétrer l’idée dans les cerveaux, à les persuader. » S’il en était autrement le phonographe pourrait être souvent substitué au médecin dans la pratique de la psychothérapie. Ce qui précède nous conduit à admettre que c’est seulement par une sorLe d’artifice qu’on pourrait penser à dissocier, dans la pratique, la psychothérapie suggestive et la psychothérapie par raisonnement. Aussi en réunironsnous l’étude dans le même chapitre, tout en décla-