L’IIYGIÈNK DU N E U U A ST II EN I Q U K
ou bien encore d'une maladie incurable de la moelle épinière; les perles séminales, les écoulements de liquide prostatique auxquels ils sont fréquemment sujets, les affectent vivement; les uns s’imaginent que ces évacuations les épuisent; d’autres qu’elles ont pour origine quelque grave lésion des organes profonds, et quand ces syndromes se développent chez des jeunes gens qui sont à même de se marier plus ou moins prochainement, le désarroi moral qui s'ensuit est complet. Le médecin doit s’efforcer de rassurer ces malades, leur expliquer que les troubles fonctionnels dont ils soutirent sont parfaitement curables, leur faire comprendre la part que prennent leur disposition d’esprit, leurs préoccupations mentales dans le développement et l’entretien de ces troubles . L’impuissance relative qui accompagne parfois les phénomènes d’excitation de la période initiale est d’ordre psychique; il faut rassurer les sujets qui en sont atteints, en leur rappelant qu’ils sont capables, lorsqu'ils sont seuls, d'entrer en érection, et que la cause de leur impuissance, au moment du coït, réside surtout dans la crainte et l'agitation morales avec lesquelles ils abordent l'acte génital. Quant aux neurasthéniques frappés d'atonie génitale réelle cl d’impuissance absolue, il nous paraît indiqué, afin de combattre les vives préoccupations