TRAITEMENT DE LA NEURASTHÉNIE GÉNITALE
hypocondriaques dont celle impuissance est la source, de leur prouver, comme le conseille lltzmann, qu'ils sont encore capables de fortes érections. On peut en effet provoquer l’érection chez ces malades en appliquant soit le courant continu, soit le courant faradique, suivant la méthode de Duchenne (l’un des pôles étant placé dans le rectum, l'autre étant appliqué sur le bulbe de l'urètre). Il ne faut pas perdre de vue qu’il y a parfois une nécessité impérieuse à rendre au patient la confiance en ses propres forces, puisque le désespoir où le plonge celte incapacité fonctionnelle peut le conduire au suicide.
Lorsque le malade est rassuré, lorsqu’on a fait naître dans son cspril, par des discours et des procédés évidemment variables pour chaque cas particulier, la conviction que son affection n'est point grave, qu’elle est parfaitement curable, il est dès lors préparé à suivre le traitement local qui doit lui être prescrit et à en tirer avantage.
Pour combattre les symptômes d’excitation qu'on observe généralement dans la première période de la neurasthénie génitale, tels que les érections fréquentes, les pollutions nocturnes, etc , il faut tout d’abord tracer au patient les règles d'hygiène convenable. II doit nécessairement renoncer ù ses habitudes de masturbation, aux fré-
quentalions et aux conlacls susceptibles de faire naître des pensées érotiques et d'entretenir l'excitation génitale. Il faut lui interdire l’équitation, les excès de table, les mets de haut goût, l'alcool et le café à doses excessives, le séjour prolongé au lit, traiter soigneusement la constipation. La continence ne doit pas être absolue, mais le coït ne ~era permis qu’à de longs intervalles.
Parmi les procédés hydrothérapiques, aptes à calmer l’excitabilité spinale, on emploiera la douche chaude générale (35 à 36°), en insistant particulièrement sur la colonne vertébrale, les bains de siège ou les bains chauds prolongés, les sacs de glace appliqués sur la région dorso-lombaire.
L’hydrothérapie fournit encore les principaux agents du traitement local de la spermatorrhée et de l’impuissance vraie due à l'atonie des centres nerveux et des muscles qui concourent à l'érection et à l’éjaculation.
Lorsqu'on aura affaire à des sujets très sensibles, qui accusent des douleurs ou des hyperesthésies localisées dans la sphère des organes génitaux, on devra procéder avec prudence dans l’application des procédés hydrothérapiques à action localisée. On administrera tout d’abord des bains de siège à eau dormante, tempérés, puis frais et enfin froids. On arrivera ainsi progressivement à l'usage des