RÈGLES DE LA VIE DE MÉNAGE
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à réfléchir sérieusement, et s'il (elle) persiste dans ses intentions, donne-lui ta bénédiction si toutefois elle a quelque valeur, — car il (elle) en aura peul-être bien besoin \ »
Certains lecteurs trouveront peut-être cette façon de penser bien pessimiste, et s'étonneront que d'une union aussi naturelle que celle du mariage,
puissent résulter si facilement des mécomptes et des malheurs. Une des causes de cet état de choses déplorable réside à coup sûr dans ce fait que déjà,
d'après les mœurs de la société actuelle, les jeunes gens des deux sexes restent, dans beaucoup de classes de la société et pendant des années, sans pouvoir librement se fréquenter. Des étudiants,
des ouvriers, passent une grande partie de leur
jeunesse à vivre continuellement de la vie de garçon, pendant que, de leur côté, les jeunes filles qui appartiennent au même monde restent assises à la maison sans qu'il leur soit pour ainsi dire possible de fréquenter ni d'observer leurs parents du sexe masculin.
Quand des personnes de cette classe se marient, elles risquent beaucoup plus que les jeunes gens de la campagne par exemple, ou des classes ouvrières qui ont acquis, dans leurs rapports et leurs travaux
(1) Cité par Petersen, Den mediciniske Lœg ekunsts histarie- Copenhague, 1876, p. 349.
quotidiens, des connaissances personnelles qu'il est difficile de puiser ailleurs. Autant que je puis en juîïer par mon expérience personnelle, c'est dans ces sphères de la société que l'on rencontre le moins de ménages malheureux.
Règles de la Vie de ménage.
Les médecins et les moralistes ont, de tout temps, essayé de régler la fréquence des rapports sexuels de l'homme et de la femme en état de santé parfaite. Dans les livres de religion et de morale ainsi ([ue dans les textes de loi de l'antiquité, on lit les détails les plus étranges touchant cette question. Tantôt ce sont des commandements qui cKerchentà protéger la femme contre dos exigences
trop grandes de leurs maris ; tantôt ils veulent assurer une certaine dose de jouissance à la femme, en fixant au mari un minimum de rapprochements sexuels.
Dans d'autres cas, il semble que ces écrits aient été inspirés par la pensée d'avoir des enfants robustes.
Zoroastre exigeait qu un homme vit sa femme une
fois en neuf jours, Solon trois fois en un mois, Mahomet une fois par semaine quand la femme n'avait pas de raison pour s'abstenir. Dans les anciens textes rabbiniques, ces commandements variaient avec la position de l'époux. Les jeunes