HISTOIRE DES EMPEREURS ROMAINS
de culture ; c'est pourquoi il élargît le cercle de ses divagations maladives. Il commence par outrager Messaline, puis il fait châtrer Sporus, célèbre par des fêtes son accouplement avec lui, et provoque
par là cette exclamation bien connue : a Bene agi
potimse ciim rébus humanis si Domitius pater talemhabuisset uxorem, » Il maltraitait ses mignons avec la cruauté la plus raffinée, en même temps qu'il se livrait, comme pédéraste passif, à un affranchi... et autres extravagances innombrables que nous taisons.
Galba et Yitellius étaient également pédérastes;
Yespasien était ivrogne et libertin ; Titus alliait la luxure à la cruauté. Pour ne pas nous arrêter aux particularités de toute la série des empereurs qui leur succédèrent, disons seulement que Tamour d'Adrien pour Antoine n^était nullement platonique. L'humeur capricieuse si commune chez les pédérastes actifs se manifestait souvent aussi chez cet
empereur. Un de ses contemporains le dépeint en ces termes : « Chez lui, le bien alterne avec le mal; faible à certains moments, il redevient, à d'autres, d'une cruauté inexplicable, compatissant mais irritable et rancunier. Le vice alterne chez lui avec le remords; la bonne volonté envers ses semblables, avec un égoïsme maladif; l'équité, avec la bestialité. »
LHYGIEiNE SEXUELLE