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ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE DES ORGANES DE LA FEMME

l'urèthre rempli de sperme. Pendant toute cette série de contractions, la pénétration de l'urine dans l'urèthre ou du sperme dans la vessie est empêchée par

un petit organe en forme de soupape qui intercepte toute communication entre les organes précités.

L'appareil génital a maintenant accompli sa fonction, l'excitation se calme, le sang reflue par ses voies régulières, le pénis revient sur lui-même et reprend son aspect ordinaire.

L'appareil génital de la femme se distingue d'abord de celui de Ihomme par ce fait, que la p'îus grande partie des organes qui le constituent, et aussi les plus importants, sont situés dans la cavité abdominale; c'est la raison pour laquelle ils exercent une si grande influence sur le physique et le moral de la femme. Il en résulte encore que l'accomplissement des fonctions génitales de la femme n'est

|pas aussi fugitif que chez l'homme. Tandip que Ichez ce dernier, il se restreint à l'acte du coït, chez la femme la création d'un nouvel être oblige ces 'organes à exercer plus longtemps leur activUé.

Anatomie et physiologie des organes génitaux de la femme. — Leur destination.

Les organes génitaux de la femme sont constitués tout d'abord par deux glandes ovoïdes : les

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^g, l'hygiène sexuelle

ovaires, situés dans le bassin, au voisînage de

l'utérus. Ils sont destinés à mûrir et à expu ser l'élément générateur femelle qui, féconde, c est-adire uni à l'élément mâle, va devenir le siège du processus indispensable à la création d'un être

nouveau. La longueur de l'ovaire est de 4 centi-

„>.tres, sa largeur est de 2 à 3 Centimètres, SOn épaisseur de 1 ,3 centimètre. Son poids oscille autour de 6 grammes. L'ovaire lui-même est compose d'une charpente qui soutient cet organe en même temps qu'elle sert à réunir ses parties constituantes puis de plusieurs milliers de petites vésicules dites follicules de de Graaf. Quand on examine ce dernier à un grossissement suffisant, on parv.ent a

découvrir, dans le fond, Vœuf humain; c est un petit corps, clair, blanc, sphérique, d'un sep Ueme de millimètre de diamètre. Malgré sa petitesse rœuf renferme cependant plusieurs éléments 11 est constitué par une membrane mince et blanche; d'une masse liquide finement granuleuse qui repond

au jaune d'œuf; et enfin au centre de cette masse

se trouve la vésicule germinative. Ce dernier élément lui-même n'est pas homogène ; on trouve dans son Intérieur ce que Ton est convenu d appeler la tache germinative, sorte de noyau cellulaire de 0""" 031 de diamètre. Pendant la menstruation, un follicule de de Graaf éclate; l'œuf qui en sort

ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE DES ORGANES DE LA FEMME 19 est saisi par rextrémité infundibuliforme de la trompe, et conduit vers l'utérus, où il pourra enfln atteindre son complet développement.

L'utérus est l'organe central essentiel de l'appareil génital de la femme. C'est lui qui enveloppe

le fœtus pendant toute son évolution en même

temps qu'il assure sa nutrition et son développement et l'expulse enfin quand il est arrivé à maturité. L'utérus qui, chez la vierge, a les dimensions et la forme d'une poire un peu aplatie, peut se distendre suffisamment pendant la grossesse pour contenir un ou plusieurs fœtus avec leurs membranes, leurs eaux et leur placenta. Les autres

organes de l'abdomen sont alors refoulés par l'utérus gravide; ses parois se distendent pour imprimer |au ventre la forme qu'on lui connaît.

Entre Tutérus et les parties génitales externes js'étend le vagin, organe en forme de fourreau, des- [tiné à recevoir le pénis pendant le coït et à servir, LU moment de la naissance, de porte de sortie à [l'enfant.

L'orifice externe du vagin est en partie oblitéré jchez la vierge par un repli muqueux en forme de (soupape, dont les contours ont une direction variable. Ce petit repli, l'hymen, se rompt généralement lors du premier coït complet, et il en résulte une légère hémorrhagie. Sa présence et son inté-

tr.»

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l'hygiène sexuelle grilé ont été considérées par tout le inonde comme preuves dune parfaite virginité. Cette idée n est pas absolument exacte, car, dune part, Ihymen peut manquer chez des vierges, et d'autre part, on l'a vu persister malgré des coïts réitérés, grâce a une solidité et une élasticité plus grandes que de

coutume. - .i i i<.

Quand j-aurai ajouté aux organes précédents le

Clitoria, ranalogue du pénis, qui est le Siège deS sensations voluptueuses de la ferv^me pendant l'accouplement, et enfin les grandes et les netdes lèvres vulvaires, je crois que j'aurai dit sur 1 anatomie des organes génitaux tout ce qui est nécessaire pour comprendre la pliysiologie de la vie sexuelle. Pourtant, je dois encore ajouter que dans les

premiers temps Jo k viG intra-utériiie, l'eiubryon

n'a pas de sexe; ce n'est que vers la sixième OU la

septième semaine que s'ébauche la différenciation sexuelle qu'accentuera l'évolution ultérieure des organes correspondants. Ces considérations nous expliquent pourquoi les organes génitaux de l'homme et de la femme ont tant d'analogie entre eux, malgré les différences si grandes qu ils présentent à première vue. ^ Pour qu'il y ait fécondation, il est indispensable

(l) Comparez Hermanii;

Manuel de physiologie, VI, 2, p. lU-

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