MATURITÉ SEXUELLE — PRÉCOQTÉ SEXUELLE
qu'il se fasse un accouplement des éléments fécondants. Or ce phénomène a lieu par la pénétration
d'un ou de plusieurs spermatozoïdes à travers la membrane de lœuf dans la cavité de ce dernier. La tête, ou partie essentielle du spermatozoïde, s'unit alors au noyau germinatif; ces deux éléments
Ise confondent et le noyau qui résulte de leur fusion se segmente en une multitude de noyaux secondaires, de cellules qui se placent dans un certam
[ordre pour se transformer plus tard en tissus, etc..
jet le développement de l'embryon entre alors en ictivité.
Maturité sexuelle. — Précocité sexuelle.
Chez les animaux supérieurs, et chez Thomme
en particulier, il faut un certain temps avant qu un
individu ait atteint la force et le degré de développement nécessaires à la reproduction d'un être de son espèce. Cette maturité ne s'affirme pas d'un seul coup, mais elle est le résultat d'un processus de plusieurs années que l'on désigne sous le nom de période de puberté. La puberté arrive à un â^^e variable avec les espèces animales et les différentes
races humaines. EUe est plus précoce chcz leS
citadins que chez les campagnards, chez les gens cultivés que chez les artisans. Elle se manifeste chez l'adolescent par trois signes : une modifi-
cation du timbre vocal (mue), l'apparition de la barbe et la pousse de poils au niveau des organes génitaux externes et d'autres parties du corps, en
môme temps que s'annonce la secréllon (lu Sporme. C'est de la dix-septième à la vingt et unième année que l'organisme atteint généralement ce degré de
développement.
Certains auteurs ont coutume de placer cette période de la vie humaine à un âge très précoce. Ainsi, Strindberg parle d'un adolescent de treize à
quatorze ans qui éprouvait déjà des sensations
génésiques et qui, dès l'âge de seize ans, tomba malade de la lutte qu'il livra contre elles *.
Le héros de G. de Geijerstam, dans Erik Grane, fait preuve également dune grande précocité sexueUe. Dès l'âge de douze ans, il était déjà dominé par deux genres de fantaisies amoureuses. Uunc d'elles portait sur une jeune fille appartenant à la société qu'il fréquentait; mais ses pensées erotiques, éveillées par les conversations qu'il avait entendu
tenir par des palfreniers, se fixaient sur l'image
« d'une grande et belle cuisinière à la peau fraîche
et aux grosses lèvres rouges ».
Ces deux auteurs s'efforcent de persuader le
monde de l'authenticité des faits qu'ils avancent.
(1) Giltas. Stockholm, 1884, p. 52, 73 et 74.