‹ L'hygiène sociale (volume 2)Chapitre 19 sur 21 · DERNIERS VOLUMES PARUS · texte numérisé non relu

DERNIERS VOLUMES PARUS

Les Criminels dans TArt et la Littérature, par ënrico Ferri, professeur à

l'Université de Rome, député au Parlement italien, 1 vol. in-i2. 2 fr. 50

L'auteur s'est proposé de montrer, chez des personnages immortalisés par l'art, jusqu'à quel point Tinluition artistique a su prévoir ou suivre les notions si péniblement acquises par l'expérience scientifique, sur la nature véritable des crimes et des criminels. Les criminels dans les arts décoratifs, les crimes de sang dans la tragédie et le drame, le crime dans les romans et lesdrames judiciaires, les criminels dans le roman contemporain et dans l'art septentrional, tels sont les sujets qu'il passe en revue dans les œuvres des tragiques grecs, de Shakespeare, Schiller, Sardou, Gaboriau, Victor Hugo, Bourget, Zola, Coppée, d'Annunzio, Ibsen, Tolstoï, Dostoïewsky, pour ne citer que les plus grands parmi ceux qui ont donné dans leurs œuvres une place à l'étude des criminels.

Le crime et le suicide passionnels, par Louis Proal, président de chambre

à la cour d'appel de Riom, 1 vol. in-8° 10 fr.

L'auteur ne s'est point proposé de composer un recueil de crimes passionnels : c'est la psychologie de l'amoureux criminel, delà femme délaissée, de l'assassin par jalousie, du meurtrier par honneur, du suicidé par amour contrarié qu'il a écrite. Son étude est le résumé des observations qu'il a faites en interrogeant les accusés des crimes passionnels, en lisant les écrits que laissent les suicidés par amour, ou que composent les assassins pour leur défense. Cette étude s'impose au moraliste et au criminaliste; elle intéressera également le grand public qui, grâce à la lecture quotidienne des débats judiciaires, sera en mesure d'apprécier les théories de M. Proal.

L'Ame du Criminel, par le D»^ Maurice de Flelky, 1 vol. in-12, 2 fr. 50

L'ouvrage se compose de trois parties : 1** Le cerveau de l'homme et le libre arbitre; 2** Déterminisme et responsabilité ; 3° Conséquences pratiques (répression du crime et prophylaxie du mal).

M. de Fleury montre comment les doctrines de la psycho-physiologie la plus moderne, bien loin d'être menaçantes pour le bon fonctionnement de la société, ne peuvent que nous conduire à la raréfaction du crime, grâce à une éducation plus rationnelle, à une hygiène j»réservatrice et à une thérapeutique appropriée i)Our les jeunes cerveaux inclinés au mal par hérédité ou par imitation.

Le Suicide, par E. Dckkiieim, professeur de sociologie à l'Université de

Bordeaux, i vol. in-8*» 7 fr. 50

Dans cet ouvrage, le suicide est étudié comme phénomène social. Chaque peuple a pour le suicide un penchant d'une intensité déterminée; cette intensité se mesure par le rapport entre le nombre annuel des cas et la population, ce que l'auteur appelle le taux social de la mortalité-suicide. Chercher en fonction de quelles conditions varie le taux, tel est l'objet du livre. Après avoir montré que les facteurs extra-sociaux (organiqucs, physiques, psychologiques) ne soutiennent avec ce phénomène aucune rela-

ExVVOI FRANCO GOKTKE ILKtlûkT -POSTE

Le Socialisme en Angleterre, par Albert Métl\, agrégé de TUniversité, 1 vol. in-i!2 3 fr. 50

Comment l'Angleterre, qui était encore il y a vingt ans la terre classique de Tindividualisme libéral et qui Test restée pour la candide ignorance de nos plus distingués économistes, est devenue la patrie d'adoption du socialisme, et la terre d'éclosion des doctrines interventionnistes les plus larges, les plus souples, les plus ouvertes et les plus hardies, c'est ce que M. Métin explique aujourd'hui largement, profondément, complètement, dans un livre qui est à la fois une excellente étude d'histoire et une précieuse enquête actuelle. 11 ressort clairement de ce livre, pour quiconque sait lire, que, si la doctrine socialiste est destinée à s'élargir, à se compléter, à s'adapter plus étroitement aux réalités sociales et aux réalités polititiues, elle le devra, plus encore qu'au doctrinarismc allemand, à l'énergique poussée et à la libre expansion des théoriciens de l'Angleterre.

{lievue de Paris.)

Le Socialisme Utopique, étudfi sur (jnebiufs py^lrurspurs du socialisme^ par André Licutenberger, docteur es lettres. 1 vol. in-12... 3 fr. 50

Ces monographies sont consacrées à des écrivains anglais et français du xviir siècle. La philosophie sentimentale de l'époque vit une véritable efflorescence d'un socialisme humanitaire qui, pour n'avoir pas l'allure scientifique du socialisme actuel, a, en partie au moins, des origines analogues. M. André Lichtenberger a esquissé les physionomies et analysé les théories de quelques-uns des plus singuliers parmi ces précurseurs inconnus ou oubliés. Mrs Âfra Behn et Guendeville, devanciers de Rousseau ; Linguet, ancêtre de Karl Marx; le général CalTareili du Falga, émule et contemporain de Saint- Simon, etc., sont des figures curieuses qui ont une valeur pittoresque et historique indéniable.

Le Socialisme et la Révolution française, étude sur' les idées sociales en France, de 1789 à / 7^6, par André Lichtenberger, 1 vol. in-S**. 5 fr.

L'étude des rapports du socialisme et de la Révolution française intéresse au plus haut point l'étude de la Révolution française et celle du socialisme lui-même.

Ce n'est qu'après l'avoir élucidée que l'on comprend la profondeur du mouvement révolutionnaire et les origines véritables du mouvement socialiste. IClle entraîne naturellement un grand nombre de conclusions dont l'intérêt n'est pas seulement historique, mais d'une brûlante actualité.

M. André Lichtenberger a écrit son livre dans un esprit d'absolue impartialité et a puisé à la fois dans des documents imprimés et des sources manuscrites importantes.

Histoire des rapports de FËglise et de l'État en France de 1789 à 1870,

par A. Debidour, inspecteur général de rKnseignement secondaire, doyen honoraire de la Faculté des lettres de Nancy. 1 vol. in-8". . . 12 fr.

[Ouvrarje couronné par VInstiluI .)

M. Debidour s'est proposé de retracer les rapports de l'État et de rKglise catholique en France, depuis la Révolution jusqu'à la chute du second Empire. La question est passionnante, mais l'auteur a entendu exclure de ce livre la politique contemporaine avec ses débats irritants, ses exagérations, ses incertitudes, et c'est pour ne pas être tenté d'y toucher qu'il a arrêté son récit à une époque déjà éloignée de nous et appartenant définitivement à l'histoire.

Ce travail n'est donc ni une thèse, ni un plaidoyer, ni un pamphlet; c'est une narration explicative d'où se dégagent, par la force des choses, des jugements basés sur deux principes : la liberté des cultes et la souveraineté de l'État.

L'ouvrage se termine par un certain nombre de pièces justificatives : concordat, circulaires ministérielles, lois sur l'organisation civile du clergé, bulles et instructions papales, tous documents de première importance venant à l'appui des faits historiques relatés au cours du récit.

ENVOI FRANCO CONTRE MAkMiXT-POSTB

SOCIALISME — SCIENCE SOCIALE — CRIMINOLOGIE 43

La dissolution des assemblées parlementaires, étude de droit public et d'histoire^ par Paul Matter, substitut du Procureur de la République à Versailles, docteur en droit, 1 vol. in-8° 5 fr.

M. Malter a recherché le rôle que ce droit a joué dans les États qui présentent un caractère particulier et forment, en quelque sorte, un type spécial; il suit son développement historique, examine l'influence qu'il a pu exercer sur les destinées des nations et les changements qu'ont produits en lui les événements politiques.

11 conclut que le droit de dissolution est essentiel à la monarchie représentative et au régime parlementaire. Il termine en émettant l'espoir que le droit de dissolution ne sera jamais exercé révolutionnairement, qu'il ira en se perfectionnant dans sa théorie et dans sa pratique, que son emploi sera toujours correct, de façon à justifier les belles paroles de Rossi : «Dissoudre une chambre, ce n'est pas satisfaire un caprice, c'est faire un acte de haute politique, c'est faire un appel au pays. »

Les problèmes politiques et sociaux à la fin du XIX* siècle, par E. Driaulï, professeur agrégé d'histoire au lycée d'Orléans, 1 vol. in-8° 7fr.

L'expansion coloniale, qui est le fait le plus caractéristique de la lin du xix« siècle, a multiplié les points de contact, les occasions de conflits entre les nations, et arraché les gouvernements aux traditions diplomatiques qui avaient pu suffire pendant des centaines d'années. 11 y a quelque temps on pouvait encore dire que les Balkans et la flèche de Strasbourg dominaient toute la politique européenne. La question d'Alsace et la question d'Orient sont toujours d'importance capitale, primordiale, et leur solution préoccupe toujours les cabinets d'Europe, mais d'autres questions se sont posées depuis quinze ans, avec une gravité soudaine, qui en ont quelque peu détourné l'attention.

Ce sont ces nouveaux problèmes que M. DriauU expose dans son livre. La question (T Alsace- Lorraine. — La question romaine : le pape, le roi, le peuple, — La question d^ Autriche-Hongrie. — La question ottomane. — La Méditerranée. — La mer Rouge : Egypte et Ahyssinie. — Le partage de V Afrique. — L'Asie antérieure. — L'Asie centrale. — La queHion chinoise. — Les États-Unis. — La triple alliance. — Lalliance francorusse. — Les grandes puissances et le partage du monde. — Les conflits et la paix. — La société : église et science. Tels sont les titres des principaux chapitres de l'ouvrage.

La question d'Orient, depuis ses origines jusqu'à nos jours, par Edouard Driai LT, professeur agrégé d'histoire au lycée d'Orléans. — Préface de Gabriel Monod, membre de l'Institut. 1 vol. in-8°, 2° éd 7 fr.

Par question d'Orient, l'auteur n'entend pas seulement l'histoire des relations de l'Empire ottoman avec les États chrétiens d'Kurope, mais bien celle des relations de l'islamisme tout entier avec le monde chrétien. Cette question, d'ailleurs, surtout religieuse au début, a de nos jours un caractère essentieUement politique et économique.

Dans une première partie intitulée : Les Origiws, M. Driault fait un rapide résumé des progrès et de la décadence de l'islamisme depuis les premières conquêtes des Arabes au vue siècle de notre ère jusqu'à la chute de Napoléon et aux traités de Vienne. La deuxième partie, qui a pour titre La Réforme de la Turquie et les démembrements, renferme l'histoire des luttes pour l'indépendance de la Grèce, de la crise de 4840, de la guerre de Crimée, enfin de la guerre russo-turque de 1817-1878 et du traité de Berlin qui la suivit. Dans sa troisième et dernière partie : Les Questions actuelles, l'auteur, suivant un plan qui fait lumineusement saisir les situations respectives du monde musulman et du monde chrétien, présente successivement l'exposé des massacres d'Arménie de 1804 à 1896, du récent conflit gréco-turc, de la question de Macédoine; puis de la rivalité de la Russie et de l'Angleterre en Asie; enfin des conquêtes des nations européennes sur le continent africain, notamment de la France en Algérie, en Tunisie et au Soudan, de l'Angleterre au Soudan et en Egypte.

Sa conclusion est que l'Empire ottoman est fatalement destiné à être démembré et

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