DE PHILOSOPHIE CONTEMPORAINE
DERMEIiS VOLUMES PARUS
L'année sociologique, publiée sous la direction de E. Dubkiieim, pi fesseur de sociologie à l'Université de Bordeaux, .'] années parue Cliaque année, 1 vol. in-8° 10
Chercher dans les travaux liistoriqucs, ethnographiques, statistiques parus chaq anuée tout ce qui peut intéresser le sociologue, faits ou idées, en faisant voir les c( séquences sociologiques qui en déconlenl, tel est le but principal de VAnrufe socle gUfiie; en outre, elle présente annuellement un tableau de la sociologie générale. F ne s'adresse pas seulement aux sociologues, mais à tous ceux qui sont curieux < problêmes sociaux; les ouvrages qui y sont étudiés sont l'objet d'analyses critiqi étendues, et celles-ci sont méthodiquement groupées suivant la nature des qucslioi tous les principaux aspects de la vie sociale sont ainsi passés en revue. Knfin ! spécialistes eux-mêmes, historiens du droit, des religions, économistes, ethnograph
I y retrouveront les faits dont ils s'occupent, mais présentés d'un point de vue n<
veau, puisqu'ils sont examinés d'après les principes de la méthode comparative, ces comparaisons ^e dégagent des vues qui peuvent être utiles a. des recherches p spéciales.
Takles uhs matiéhes ues tkois années paiiues
1" AxsKK nW<V-180*;. -- Dorkheim : La prohibition «lo l'iiK'osto et ses orU/moH. —G. Simm ('oinnioiit los furiufs so'*ialcs so inaiiitionnont. — Annhjftfs des travaux parus du l*""" Jui 18'Hi au .'JO Jui.i 1807 : s«j«:iolo^no ^-t; né raie, religieuse, murale, juridique, criminelle, éco mique, ettr.
'i« Annkk ISOl-lS'.'^ . — Dorkheim : De la définition des phénomiMics reli<xieux. —Hubert et Maoj Passai sur la nature et la fonrlinn du sa':rifi'*e.- - AnalyneB des travaux nHO?-!^)^,.
îî" Année 'I.SOS-IS'.W). — Ratzel : \m moI, la sooi»jté et l'Htat. — Richard : Les crises sociales et la cri { nalité. — Steimnetz : Classificution des type» sociaux. — Analyses dus travaux H 808-1 x'.'Oi.
I La Sociologie, par Auguste Co.mte, résumée par E. Rigolage, agré \ de rUniversilé, 1 vol. in-8° 7 fr.
r Ce livre est un abrégé de Touvragc du célèbre positiviste. Sans rien vouloir
enlever de son caractère, M. Kigolage pense avec raison que certains dévelop
» ments, inutiles et sans intérêt pour le lecteur de Tépoque actuelle, pouvaient en è
facilement supprimés. La Sociologie n'a fait au contraire qu'y gagner. Elle est d'i lecture simple et facile, qui la rend accessible à ceux mêmes qui ne sont pns ver dans J'étude de cette science.
ESVOl FRANCO CONTRE llMiDAT-POSTE
SOCIALISME — SCIENCE SOCIALE — CRIMINOLOGIE
Les lois sociales, par G. Tarde, professeur au Collège de France, 1 vol. in-12 2 fr. 50
M. Tarde s'est proposé non seulement de donner le résumé de ses principaux ouvrages de sociologie générale, mais encore et surtout de mettre en lumière, par des considérations d'ordre général, le lien intime qui les unit. Les rapports mutuels des trois termes, répétition, opposition, adaptation, sont aisément intelligibles quand on considère la répétition progressive comme fonctionnant au service de l'adaptation qu'elle répand, et que, par ses interférences, elle développe, — à la faveur toutefois de l'opposition que, par ses interférences d'autre sorte, elle conditionne aussi — on peut croire Hiême, et M. Tarde le démontre, que toutes trois collaborent à l'épanouissement de la variation universelle sous ses formes individuelles et personnelles les plus élevées, les plus larges et les plus profondes.
Les idées égalitaires, par C. Bouglé, chargé d'un cours à rUniversité de Toulouse, 1 vol. in-8° 3 fr. 75
Pourquoi les idées égalitaires se sont-elles révélées dans la civilisation occidentale, et non ailleurs, une première fois, encore vagues, au crépuscule du monde antique, une deuxième fois, plus précises, à Taurore de l'ère contemporaine?
De ce fait ni la problématique vertu des races, ni la mystérieuse puissance d'expansion des doctrines ne donnent une explication suffisante; M. Bouglé cherche à l'expliquer par les effets propres aux formes sociales. Par une observation abstraite des faits historiques, il constate que les sociétés où les idées égalitaires se sont montrées, étaient à la fois les plus volumineuses, les plus denses et les plus mobiles, les plus homogènes et les plus hétérogènes, les plus compliquées et les plus unifiées. Que tous ces caractères sociologiques ne coïncident pas seulement avec les idées étudiées, mais qu'ils puissent contribuer réellement à leur expansion, c'est ce qu'il essaie de démontrer par une série d'analyses psychologiques. La psychologie et l'histoire se mêlent donc perpétuellement et se soutiennent réciproquement dans cet ouvrage où la sociologie se présente comme spécifique, mais sans rester attachée aux métaphores et aux entités qui ont trop longtemps embarrassé la marche des sciences sociales.
{La Grande Revue,)
Les Sciences sociales en Allemagne, hs méthodes actuelles, par C. Bouglé, 1 vol. in-12 2 fr. 50
M. Bouglé, après un séjour dans les universités allemandes, a pensé qu'il serait utile de faire connaître ou de rappeler ce que pensent sur les questions sociologiques les Allemands. Il a choisi quatre professeurs occupés à la construction de sciences sociales différentes et il a pris chez Lazarus le plan d'une psychologie des peuples ; chez Simmel, celui d'une science de la morale ; chez Wagner, celui d'une économie politique, et chez Jhering, celui d'une philosophie du droit.
Ces professeurs représentent les tendances nouvelles des sciences sociales en Allemagne; l'auteur donne un résumé de leurs idées, accompagné d'un commentaire historique et philosophique. Dans une conclusion, il compare le mouvement sociologique d'Allemagne au mouvement français qui a déjà donné naissance à de si remarquables travaux, parmi lesquels nous rappellerons seulement ceux de MM. Tarde, Durkheim, Izoulet, Dépasse et Henry Michel.
La Justice par FÉtat, élude de morale sociale^ par P. Lapie, maître de
conférences à rUniversité de Rennes, 1 vol. in-12 2 fr. 50
En cherchant un prkicipe qui permette de juger la valeur morale des institutions et des doctrines politiques, l'auteur a surtout en vue les institutions de la. France contemporaine et les doctrines qui y sont professées. Mais si cet ouvrage n'a pas la prétention d'être purement scientifique, ce n'est pas non plus une œuvre de polémique ou d'actualité. Quel doit être l'idéal de l'État? Comment cet idéal pourrait-il être réalisé? Tels sont les deux problèmes dont l'auteur cherche la solution. Au premier il répond par une interprétation nouvelle de la dticlaration des droits de Vhomme et par une définition nouvelle de l'idée de justice. Et il cherche ensuite, pour résoudre
ENVOI FRANCO CONTïVEi ^VN.^XikT-^^'à^^
le second, quelles modifications devraient subir les rouages politiques et administratifs de rÉtat pour être adaptés à sa lin essentielle qui est la justice.
L'Évolution du droit et la conscience sociale, par L. Tanon, président à la Cour de Cassation, 1 vol. in-l:2. 2 fr. 50
Toutes les règles et le» institutions juridiques ont été déterminées, d'une part, par les intérêts qui naissent des conditions de la vie, et d'autre part, parles états successifs de la conscience sociale. L'utilité proprement dite ne suflit pas pour expliquer toutes ces transformations et toutes ces règles. Leur explication totale, leur parfaite intelligibilité ne se trouvent que dans l'union de ces deux éléments. Ce sont eux qui ont inspiré, d'une manière plus ou moins consciente, les Irouveurs <le la coutume aussi bien que les inventeurs de la loi.
La relation nécessaire entre l'utilité et la conscience sociale, dans le droit, se révèle toujours; car cette utilité c'est l'utilité sociale; ce rapport peut se reconnaître par la confrontation de l'ulilité avec les autres idées de justice qui sont fixées dans la conscience sociale.
M. Tanon prouve que le terme de bien commun est celui qui conviendrait le mieux au principe du droit, si on veut le ramener à l'unité verbale, et le dégager des équivoques qui s'attachent toujours à l'idée de la simple utilité. Ce qui fait la valeur commune des généralisations, qu'on parle de l'utilité sociale, du bien commun, des ' conditions de la vie, du consensus des intérêts ou de la conscience sociale, c'est qu'elles opposent aux principes du droit naturel une conception positive de l'ordre juridique, seule compatible avec les données de sa formation historique. Leur valeur comparée vient de ce qu'elles expriment les évaluations sociales de toute nature, les biens matériels et moraux qu'il faut toujours savoir distinguer dans la réalité du droit, et qui font l'objet de toutes les règles juridiques.
La philosophie sociale du XVIIP siècle et la Révolution, par A. Espinas,
professeur adjoint à l'Université de Paris, 1 vol. in-8^. ... 7 fr. 50
Après un chapitre d'introduction où la morale et la politique de l'absolu sont opposées à la morale et à la politique qui tiennent compte des conditions locales et historiques où toute société réelle se <léveloppe, M. ESpinas signale rapidement le» cinq grandes crises où le socialisme s'est aflirmé comme doctrine : 1" la lin des cités grecques; 2» la lin de l'Kmpire romain (Christianisme); 3" la Renaissance en Angleterre et en Allemagne; 4" le xviii' siècle français et la Hévolution qui le termine; 5° la Révolution de 1848. Mais comme d'ordinaire on voit seulement dans la Révolution un mouvement individualiste engendre par une philosophie individualiste, M. Espinas a été conduit à montrer comment la philosophie égalitaire du siècle impliquait une théorie collectiviste du rôle de TÉtat en matière de propriété et quelles conséquences cette théorie a portées de Mirabeau à Robespierre et à Babeuf. Babeuf se rattache à la fois à la philosophie du xvni" siècle et à la pratique du gouvernement révolutionnaire. L'auteur raconte en détail la conjuration dont il éclaire l'histoire par des documents inédits, et analyse la doctrine philosophique de Babeuf et de Buonarroti, où il trouve les antécédents du Fouriérisme et du Saint-Simonisme.
La question sociale au point de vue philosophique, par L. Sti:in, professeur de philosophie à TUniversité de Berne, 1 vol. in-8°. . . 10 fr.
Quand on parle de la question sociale, on pense d'habitude principalement au côté économique de cette <|ueslion. Et cependant, on ne devrait pas perdre de vue qu'à côté du point de vue économique il y a encore ceux de l'éthique, de la pédagogie, de la philosophie, du droit et de l'esthétique qui compliquenti. extraordinairement le problème et l'entravent en même temps.
Mais la philosophie a des droits particuliers à dire son mot dans la question sociale. Les premières tentatives entreprises pour formuler le problème social ont été faites par des philosophes, et l'histoire du socialisme, comme celle de chaque problème, est appelée à l'approfondir : elle ne peut que gagner à être présentée à la lumière de la philosophie.
C'est là ce //u'a voulu montrer M. Stein : son livre est un exposé clair de la situation
ENVOI FRANCO C0îîTïl1£ ^À.^Y>^nC-^O^i:tt
«ivemenl en revue le socialisme élecloral, le socialisme dit « scicntifif;iie », le socialisme d'Ktat idéaliste, ou politique. 11 examine les faits et combat les doctrines. Sans nier la générosité de certaines tendances dites socialistes, il essaie de montrer « l'impraticabilité du socialisme s'appliquant & des choses pratiques », et les périls dont il menace les sociétés. Il veut prouver comment, sans le socialisme, le <Iévouement civique peut et doit naître des développements d'une science sociale bien comprise et procurer aux hommes les fruits de Justice et de bonheur relatif qu'on leur promet vainement au nom de doctrines incohérentes et chimériques.
Le Transformisme social, Essai sur le progrès et le rerjrès des sociétés, par G. DE Greef, professeur à la Nouvelle Université libre de Bruxelles, i vol. in-8^ 2« éd 7 fr. 50
Les problèmes relatifs au progrès et au regrès des sociétés peuvent et doivent être 'étudiés sous deux aspects différents : le premier, principalement subjectif, est du domaine de la psychologie collective; le deuxième, surtout objectif, embrasse les conditions et les facteurs de la réalisation de ces phénomènes dans l'histoire, c'est-à-dire dans la vie concrète des sociétés. A ces deux points de vue, l'histoire des civilisations flégage, des formes transitoires de leur structure et de leur activité, des lois générales, universelles, constantes et nécessaires dont la connaissance constitue la philosophie du progrès et de la décadence de l'espèce humaine.
L'auteur, se basant sur ces données, débute |)ar une étude de psychologie collective pour finir, en passant par Tobservation des modes de progression et de régression dans les sociétés particulières, par une indication des lois les plus générales que, dans l'état de nos connaissances, il nous est possible d'abstraire des données antécédentes. Ce problème n'offre pas seulement un intérêt scientifique important, il touche directement à ce qui concerne aussi bien le bonheur individuel que le bonheur de l'espèce. L'un est impossible sans l'autre, ils progressent et régressent parallèlement; Vindividu et la société ne sont pas une antithèse, chacun d'eux au contraire est, l'un en petit, l'autre en grand, la synthèse et l'image Gdèle de l'autre.
Les principes d'une sociologie objective, par Adolpuk Coste. i vol. in-8« 3 fr. 75
La sociologie, cette science nouvelle du dix-neuvième siècle, a été mise au monde et nommée par Auguste Comte, qui lui avait donné l'histoire pour principal guide. Depuis lors elle a voulu s'émanciper et s'est abandonnée tour à tour aux biologistes et aux psychologues, qu'une l'ont pas fait beaucoup avancer. Ne serait-il pas temps de revenir à l'idée première et générale d'Aiig. Comte, sans néanmoins se soumettre aux déterminations un peu trop précises et souvent prématurées du philosophe positiviste? Ne pourrait-on, en un mot, reprendre le chemin d'une science objective et expérimentale? C'est ce que M. Adolphe Coste a tenté. 11 est parti du principe relativiste de Comte, il a cherché à s'inspirer de sa méthode, mais, quoique fort déférent pour ce grand penseur, il n'a pas craint de se séparer de ses conclusions lorsqu'elles ne lui ont paru conformes ni aux principes ni aux faits.
L'expérience des peuples et les prévisions qu'elle autorise, par Adolphe
Coste, 1 vol. in-8", faisant suite à la Sociologie objective. . . 10 fr.
Dans cet ouvrage, qui fait suite au précédent, mais qui est complet par lui-même^ M. Coste décrit, dans l'ordre historique et sous une forme concrî-te, l'évolution des quatre phénomènes fondamentaux auxquels il ramène le fonctionnement social proprement dit, A savoir : le gouvernement, la production, la croyance et la solidarité. 11 établit la concordance de leurs périodes essentielles, et montre qu'elles sont corrélatives au développement et à la concentration urbaine de la population. Cette conclusion lui permet, dans un curieux travail qu'il dénomme sociomélrie, de. mesurer la puissance comparative et l'avancement social des différentes nations.
Le rôle social de la Femme. Devoirs., droits, éducation, par M™*^ Anna
Lampériêre, 1 vol. in-12 2 fr. 50
Pour M«»'c Lampérière, le rôle de la femme dans la société doit être absolument diïïérenl de celui de l'homme; elle doit être sa collaboratrice et non sa concurrente;
ENVOI FRANCO COliTKE UlkHl^KHC-YO^'^^
de Madrid. — L*individu et la réforme sociale, traduit de Tespagnol par Aug.
DiETKicii, 1 vol. in-8 10 fr.
STUART MILL (J.). —L'utilitarisme, traduit par M. P.-L. Le Mo.nnier.2*' édit., 1 vol.
in-18 2 fr. 50
TARDE (G.). — Les transformations du droit. 2" édit., 1 vol. in-18. ... 2 fr. 50
— Les lois de l'imitation, f?7u£2e ^oe/o/o,7zV/2<e. 3" édit., 1vol. in-8 7 fr. 50
— La logique sociale. 2* édit., 1 vol. in-8 7 fr. 50
— L'opposition universelle. Essai (Tune théorie des contraires. 1 vol. in-8. . 7 fr. 50
— La criminalité comparée. 4" édit., 1 vol. in-18 2 fr. 50
ZIEGLER, professeur à rUniversité de Strasbourg. — La question sociale est une
question morale, traduit de rallcmand par M. Palarte. 2^ édit., 1vol. in-18. 2 fr.^ 50