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paquet vasculo-nerveux du cou et sa gaîne aponévrotique.
En avant et en haut, la membrane thyro-hyoïdienne est séparée du feuillet profond de l’aponévrose moyenne, qui engaine les muscles thyro-hyoïdiens, par du tissu cellulaire dans lequel se développe la bourse séreuse de Boyer.
Situons, dès maintenant, la loge glosso-thyro-épiglottique qui renferme du tissu cellulaire et des lymphatiques pouvant s’infecter et être la cause de phlesmons profonds qui simuleront lhygroma suppuré de la bourse séreuse de Boyer, située juste en
avant d'elle.
Brousse et Brault ont localisé cette loge entre l’épiglotte, en arrière, la membrane thyro-hyoïdienne, en avant, et la membrane hyo-glossienne, en haut. Mais les dissections plus approfondies de Daireaux et de Poirier et R. Picqué, en précisant la constitution anatomique de la région, conduisent à modifier les idées de Brousse et Brault, relativement au point de départ de la suppuration. Il existe effectivement, de chaque côté de la cloison sagittale médiane sous-hyoïdienne, deux loges hyo-thyro-épiglottiques plus ou moins isolées. Ces loges, limitées, en arrière, par la face antérieure de l’épiglotte, en avant par la membrane thyro-hyoïdienne, en haut par une membrane transversale hyo-épiglottique, contiennent une frange adipeuse systématisée. Elles sont voisines des ré-
seaux lymphatiques émanés de la base du larynx, de la langue et de la portion sus-glottique du larynx ; mais l’existence de lymphatiques traversant les loges elles-mêmes reste problématique.
Il semble que le phlegmon étudié par Brousse et Brault naiïisse au-dessus de la loge hyo-thyro-épiglottique, dans l’interstice cellulaire compris entre la membrane hyo-épiglottique et la membrane hyoglossienne, dans ce que Brousse et Brault appellent l’étage supérieur de la loge glosso-thyro-épiglottique. En cette région, on trouve de petits ganglions lymphatiques. Ces ganglions, en rapport avec les réseaux du voile, de l’amygdale, du pharynx, du dos de la langue et des gencives, seraient le point de départ du phlegmon, comme Vallas l’a soutenu le premier.
L’angine en est la cause la plus habituelle.
Il n’est pas sans intérêt de faite remarquer que, sur la ligne médiane, un étroit interstice, de forme losangique (une pareille configuration résulte naturellement de l’obliquité des muscles sous-hyoïdiens), sépare les muscles d’un côté de ceux du côté opposé. Le long de cet interstice, les deux aponévroses cervicales superficielle et moyenne se fusionnent intimement, de façon à former là une sorte de raphé médian, qui va de l’hyoïde au sternum et que l’on désigne parfois sous le nom de ligne blanche soushyoïdienne, Cet intervalle losangique a son impôr-
tance en médecine opératoire, où il est connu sous