LEURS
Les résultats sont sensiblement les mêmes : la différence, entre la quantité de l’urée sanguine et celle des liquides pathologiques, ne portent le plus souvent que sur la deuxième décimale et très rarement sur la première.
Verser le liquide en expérience dans un verre conique.
Quelle que soit la nature du liquide, la désalbumination de Mooc est indispensable. Pour cela.
3° Au moyen d’une pipette de 10 centi. cubes introduire 14 à 16 cent. cubes de sérum dans un verre conique. On ne soufflera jamais dans les pipettes et la lecture s’y fera toujours à la partie inférieure du ménisque. Prélever avec la même pipétte, prélablement lavée à l’eau et rincée à l’eau distillée, un égal volume de la solution d’acide trichloracétique à 20 %. L’ajouter lentement au sérum et agiter fortement, avec l’agitateur en verre, pour bien broyer le caïllot formé et homogéiniser la masse.
4° Filtrer, dans Je troisième verre le mélange ainsi obtenu, sur un filtre sans plis que l’on confectionnera facilement en pliant en quatre un carré de papier filtre dont on arrondira au ciseau, l'extrémité libre avant de le porter sur l’entonnoir. Veiller à ce que le filtre adhère bien aux parois.
5° Coiffer avec le doigtier de caoutchouc muni des perles de verre, l'extrémité de la grande branche de l’uréomètre dont on aura soin de maintenir le robinet toujours graissé avec un peu de vaseline. Ouvrir le robinet et, exprimer le doigtier de caoutchouc; l’air qu’il contenait s'échappe facilement et le doigtier étant écrasé refermer le robinet. Cette manœuvre facilite le passage du liquide de la branche supérieure dans la branche inférieure de l’appareil.
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6° Introduire alors à la pipette dans la partie supé- . rieure de l’uréomètre, 42 centimètres cubes du filtrat constitué par un mélange à parties égales du sérum et d’acide trichloracétique. Ouvrir le robinet; le liquide passe facilement dans la branche inférieure. Laver abondamment la pipette à l’eau puis à l’eau distillée.
7° Rincer à trois ou quatre reprises, avec un ou deux centimètres cubes d’eau distillée, prélevée au moyen de la deuxième pipette, la branche supérieure. Faire passer chaque fois dans la chambre à dégagement et ajouter à la dernière eau de lavage une goutte de la teinture de phtaleïne du phénol.
8° Introduire, toujours de la même facon, quelques centimètres cubes de lessive de soude étendue d’eau jusqu’à ce que la réaction du liquide contenu dans la branche inférieure soit franchement alcaline (coloration rose).
9° Compléter avec quelques centimètres cubes d’eau de facon que le capuchon de caoutchouc étant comprimé par la main et le robinet ouvert, le grand tube de l’uréomètre soit complétement rempli par le liquide mais en évitant toutefois qu’il n’envahisse le tube supérieur.
10° Fermer le robinet de l’uréomètre et verser, jusqu’au trait marqué 10, la solution d’hypobromite dans la partie supérieure.
Ouvrir le robinet et faire descendre l’hypobromite dans la chambre à dégagement ; fermer le robinet lorsqu'il restera une faible hauteur de la solution dans la petite branche. Ce temps est le plus délicat et si une manœuvre brutale introduisait de l’air dans la chambre inférieure il serait nécessaire de recommencer les diverses manipulations décrites plus haut.
11° Le dégagement gazeux se produit. Pour le faciliter renverser l’appareil, tenu à la maïn, à une dizaine
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de reprises. Le brassage du liquide s'effectue ainsi, grandement facilité par les billes de verre.
12° Le dégagement gazeux terminé, au bout de 10 minutes environ, porter l’uréomètre dans la cuve à eau et décapuchonner sous l’eau.
Attendre que l’équilibre de température se soit établi.
13° Amener le liquide contenu dans l’uréomètre au même niveau que celui de la cuve par un mouvement d’ascension ou de descente de l’appareil. Faire ainsi à la partie inférieure du ménisque, la lecture du volume de gaz dégagé.
Soit N ce volume.
44) Nettoyer l’uréomètre .avec un peu d’eau acidulée par de l’acide chlorydrique. Laver abondamment à l’eau puis à l’eau distillée. Rincer le doigtier de caoutchouc et les perles de verre à l’eau ordinaire pour éliminer l’hypobromite, puis à l’eau distillée. Introduire les perles dans le doigtier et recapuchonner la branche inférieure de l'appareil, comme précédemment.
15°) Répéter les diverses opérations du dosage avec un centimètre cube de la isolution d’urée à 1 p. 100.
a) Introduire dans l’uréomètre un cent. cube de la solution d’urée au moyen de la pipetta d’un cent. cube. La rincer à l’eau distillée.
b) Opérer comme plus haut mais en négligeant l’alcalinisation par la lessive de soude du temps 8° et l’adjonction de phénol phtaleine à l’eau de lavage de la partie supérieure de l’uréomètre.
Soit. n le volume d’azote dégagé par un cent. cub. de la solution d’urée, c’est-à-dire par 0 gr. 01 d’urée. PRE GE 5 N ar Le liquide examiné renferme 2 grammes d’urée par litre. ;
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Exemple :
12 centimètres cubes de liquide sérum acide-trichloracétique ont dégagé 1 cc 8 d'azote.
0 gr. 01 d’urée a donné 3 cc. 4.
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Il y à ST 0,882 gramme: d’urée par litre.
La quantité de 6 cent. cubes de sérum est celle que l’on devra toujours s’efforcer d’obtenir pour que le dosage de l’urée soit aussi précis que possible. Dans le cas où l’on ne disposerait pas d’un tel volume ou si l'on opérait sur une quantité de sérum supérieure à 6 centi. cubes, voici la formule générale qui exprimera le résultat :
Urée — RD
Et dans laquelle :
N représente le volume d’azote dégagé par v. centi. cubes de liquide examiné (ce chiffre v, est toujours la moitié de celui du liquide sérum-acide trichloracétique introduit dans l’uréomètre.) | n le volume d'azote dégagé par 4 cent. cube de la solution d’urée à 4 pour 100 (0 gr. 01 d’urée.):
grammes par litre.
La Réaction de Hay
Filtrer, dans un verre conique, 50 à 100 cent. cubes d'urines, fraîchement émises, et laisser tomber à la surface une pincée de fleur de soufre. La présence des sels biliaires provoque rapidement, par abaissement de la tension superficielle des urines, la précipitation, au fond du verre sous forme d’une fine poussière, des petites particules de soufre. La réaction est alors dite positive.
C’est une réaction qui décèle l’insuffisance hépatique sans la mesurer. Elle est très simple en même temps que très sensible mais exige — pour conserver toute sa valeur — quelques précautions de détails.