‹ L'hyperazotémie au cours du paludisme: Ses relations avec certaines formes d'accidents pernicieuxChapitre 5 sur 46 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Le temps n’est plus où la seule observation clinique suffisait à déterminer le pronostic des maladies infectieuses. La gravité d’une infection ne se juge plus exclusivement par l'apparition , généralement tardive, de symptômes alarmants, tels par exemple qu'un délire ou une tachycardie, mais découle aussi des renseignements de la plus haute valeur fournis par le laboratoire. Au premier rang de ces moyens nouveaux d'investigation se place incontestablement la recherche systématique du taux de l’urée sanguine.

C'est ainsi que pendant ces dernières années de nombreux observateurs ont poursuivi la recherche et i’étude de l’hyperazotémie au cours de la plupart des maladies infectieuses.

À la période d'état de la Pneumonie, (GUY LAROCHE et Bopi\) elle existe dans la porportion assez élevée de 67 pour 100 des cas pour revenir à la normale pendant Ja

convalescence.

Dans la Broncho-Pneumonie (ACHARD et LEBLANC), elle coïncide avec l'augmentation parallèle du coefficient uréo-secrétoire. Elle n’a été que très rarement signalée dans la Tuberculose où il semble que l’on doive la considérer comme exceptionnelle.

De nombreux auteurs la retrouvent dans les Infections-Typhoïdiques. Rathery et Vanstenbeerghe ne la rencontrent que dans les états/méningés. L'apparition des symptômes nerveux s'accompagne de l'élévation du

faux de l’urée sanguine et leur intensité est d'autant plus

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grande que la rétention est plus forte. Avec une albuminurie légère, Jouve Balmelle, trouve des taux d’urée considérables dans les formes ataxo-adynamiques des fièvres typhoïdes (0 gr. 50 à 4 gr.), Achard, Leblanc et Rouillard, notent en même temps l'élévation de la Constante, égale à 2, dans un cas qu'ils eurent l'occasion d'observer. -

Chez le vourrisson, dans les gastro-entérites aigües et suraigües ainsi que dans les entérites aigües à forme méningée, NOBÉCOURT et MAILLET la rencontrent variant entre 0,50 et 0,75. Ele n’existerait pas dans les entérites suraigües simples, mais dans les entérites subaigües compliquées de broncho-pneumonie. (1.44).

Elle oscille dans le Choléra indien entre 1 et 5 grammes (VALK et LANGEN).

Froin et Marie observent dans le Choléra nostras une rétention peu élevée avec une crise ureïque terminée dans les sept premiers jours de la maladie.

Elle est signalée par MATTEI et LESIEUR au cours des Entérites urémigènes, caractérisées par une diarrhée persistante et tenace.

Dans la Spirochélose Ictéro-Hémorragique elle est fonction de la gravité de l'atteinte. Le taux de l'urée, surtout très élevé pendant la première période, se rapproche de la normale au cours de la période intercalaire, pour remonter à nouveau pendant la rechute sans atteindre pourtant le chiffre du premier stade fébrile. Il revient vers la normale au cours de la convalescence mais il n'est pas rare de le voir se maintenir pendant plusieurs jours après la chute de la température. Dans les formes graves le taux de l’azote résiduel parait proportionnellement plus élevé que celui de l’azote ureïque. C'est dans les formes anictériques et dans les formes méningées pures ainsi que dans celles accompa-

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