‹ L'hyperchlorurie: et ses relations avec les poussées évolutives de la tuberculose pulmonaireChapitre 9 sur 20 · SG · texte numérisé non relu

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malades examinés à un régime spécial de façon à connaitre le rapport des chlorures excrétés par l'urine aux chlorures ingérés ; mais nous savons qu’il y a d’autres voies d’excrétion : fèces, sueurs, crachats ; il nous a done paru inutile de noter exactement l’ingestion de chlorures, puisque nous ne considérions qu'une seule porte de sortie. Claude Bernard n’a-t-il pas dit, à peu près, qu’on ne pouvait juger de ce qui se passe dans une maison en considérant seulement ce qui entre par la porte et la fumée qui sort par la cheminée. Du reste, tous les malades de l'hôpital ont presque la même nourriture, le régime n’est pas très riche en chlorures ct nos malades n’avaient pas pour le sel un goût exagéré.

L’hyperchlorurie absolue est donc difficile à mesurer et les exigences de la vie actuelle, le temps trop limité que nous avons pu consacrer à nos recherches, nous ont déterminé à considérer seulement ce que le Professeur Micheleau a désigné sous le nom d’Ayperchlorurie Relalive. « On sait, dit-il, que les diverses substances minérales contenues dans l’urine affectent avec l’urée des rapports assez fixes ; ce rapport est de 45 à 50 pour 100 d’urée à l’état normal et dans les conditions habituelles d’alimentation.» Nous avons constaté chez les autres malades de Phôpital, qu’en général, il n’y a pas modification des rapports des chlorures à l’urée. Par conséquent, toute urine dans laquelle le rapport des chlorures à l’urée sera supérieur à 45%, pourra être considérée comme une urine hyperchlorurique, la proportion de 50 étant, à notre avis, un peu élevée et étant entendu qu’il n’y a pas de rétention uréique.

Des divers procédés employés pour le dosage de l’urée et des chlorures contenus dans une urine, nous nous sommes arrêtés aux deux suivants, employés journellement à l'Hôpital Saint-André. Ils sont d’une technique facile et ne

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nécessitent que des appareils et des réactifs peu coûteux ; ils peuvent donc trouver place dans le modeste laboratoire du médecin de campagne. Pour l’urée de l'urine, on la décompose par de l’hypobromite de soude fraîchement préparé et on lit sur la cuve à eau le volume de l'azote obtenu, en tenant compte, bien entendu, des corrections de température et de pression barométrique. (Méthode du Professeur Deniges).

Pour les chlorures, le procédé repose sur la propriété que possède le nitrate d'argent de précipiter à l’état de chlorure. L’addition à une solution chlorurée — l'urine —de quelques gouttes d’une solution de chromate de potasse, permet de préciser d’une manière facile «la limite qui marque la réduction complète des chlorures par la coloration rouge que prend la liqueur. Cette coloration est dûe à la transformation du chromate d’argent, dès que tous les chlorures sont réduits ; d’autre part, elle permet de n£ pas tenir compte des phosphates que présente lurine ; comme les phosphates ne sont réduits qu'après le chromale de potasse, il n’y a pas lieu de tenir compte de leur présence. » (Rommelaëre). La technique de ee procédé est exposée d’une manière nette et concise dans le Cahier de Travaux pratiques de Chimie Biologique que notre éminent Maître, M. le Professeur Denigès, a bien voulu rédiger à l’usage des étudiants de deuxième année ; nous ne pouvons mieux faire que de la reproduire intégralement :

«Mettre dans un vase à saturation, 19 c.c. d'urine, 200 c.c. d’eau distillée et huit à dix gouttes d’une solution de chromate de potasse à 50 %.

Imprimer au liquide un mouvement giraloire continu et y verser goutte-à-goutte de lazotate d'argent N/10 jusqu’à ce que la teinture jaune du mélange passe faiblement au rougeâtre, Du volume de solution d'argent employé, —

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a c.c., — retrancher la quantité constante O. c.c., 3 correspondapt aux éléments de l'urine autres que les chlorures, qui ont une influence retardatrice sur la fin de la réaction, laquelle à lieu suivant l'égalité :

NO Ag + C1 Na — NO Na + CI Ag.

(a—0,3) c.c. représentent donc le volume de liqueur argentique nécessaire pour précipiter à l’état de CI Ag insoluble, les chlorures de 10 c.c. d'urine. Pour insolubiliser les chlorures de 1 litre d’urine, il faudra done :

d’azotate d'argent N/10, et comme chaque centimètre eube de cette solution correspond à 0 gr. 00585 de CI Na, on dira que les chlorures exprimés en CI Na, contenus dans un litre d’urine, seront à la dose de :

(a—0,3) X 100 X 0 gr. 00585 — (a—0,3) X 0O'gr. 585.

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