‹ L'hyperémie et son action thérapeutiqueChapitre 103 sur 111 · PARTIE SPÉCIALE · texte numérisé non relu

PARTIE SPÉCIALE

On peut attribuer la même action aux appareils d’aspiration qui produisent l’hyperémie passive. En tout cas, il y a bien des années que je les emploie avec un succès évident contre les spondylites douloureuses. J’ai repris dernièrement ces essais avec des appareils perfectionnés et avec le même résultat. Les malades affirment unanimement que les douleurs sont atténuées ou disparaissent immédiatement après l’application de l’appareil. Il est donc vraisemblable qu'ils agiront aussi sur la moelle épinière.

Il est certain que la ponction lombaire de Quincke produit une hyperémie passagère de la moelle épinière et aussi du cerveau lorsqu’on retire une grande quantité de liquide. C’est de la même façon que l’évacuation d’une ascite congestionne les organes abdominaux, celle d’un exsudât pleurétique, la plèvre et les poumons.

La stase hyperémique, obtenue en plaçant un ruban élastique autour du cou, agit très fortement sur l’écoulement du liquide cérébro-spinal dans la moelle épinière et dans son voisinage. Comme je l’ai décrit dans mon travail paru dans les Grenzgebiete, la stase céphalique produit une augmentation durable du courant du liquide cérébro-spinal dans la direction de la moelle et provoque une élévation durable de la pression.

Tous ces faits nécessitent encore des recherches plus précises.

Il me parait vraisemblable d’admettre que l’on a hyperémié inconsciemment la moelle par les moyens dérivatifs en honneur autrefois : fer rouge, fontanelles, sétons, que l’on appliquait dans la région de la colonne vertébrale.

Une maladie dans laquelle il vaudrait la peine de songer à l’emploi thérapeutique de l'hyperémie, c'est la poliomyélite aiguë toute récente.

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