TRATTEMENT DES MALADIES DT SYSTÈME NERVEUX CENTRAL
émie avec chances de succès. J’ai en vue, en première ligne, les divers états d’excitation nerveuse et psychique et, d’autre part, la mélancolie. 11 se pourrait que l’on obtint une amélioration des symptômes, car on ne peut songer à obtenir une véritable guérison de lésions constitutionnelles aussi invétérées que l’épilepsie essentielle et certaines formes de mélancolie. Il y a sept ans, j’ai cherché en vain d’intéresser des psychiatres de ma connaissance à des essais de stase céphalique. Il est vrai qu’à cette époque on témoignait une grande méfiance vis-à-vis de l’hyperémie par stase et, surtout, vis-à-vis de la stase de la tête, ou bien l’on s’en moquait. Peut-être se trouvera-t-il quelqu'un, aujourd’hui, pour reprendre cette question plus à fond.
J’ai déjà mentionné le fait que l’on a traité, par la stase hyperémique, toutes sortes de maux de tête avec de bons résultats.
Je rappelle aux psychiatres que l’on a employé l’hyperémie d’une manière inconsciente dans beaucoup de maladies cérébrales lorsqu’on appliquait les procédés révulsifs. L’emplâtre au tarte stibié produisait une vésication très énergique du cuir chevelu : c’est à cause de sa brutalité qu'on l’a presque complètement abandonné (il produisait jusqu’à la nécrose de l’os). Il estprobable que la bande élastique, plus inoffensive, atteint le même but, non seulement plus simplement, mais aussi d’une manière beaucoup plus efficace.
De différents côtés, on a cherché des procédés hyperémiants destinés à lutter contre le mal de mer. Un collègue m'a raconté, il y a déjà plusieurs années, qu’il avait employé, avec succès, la stase céphalique contre ce malaise. Plus récemment, un médecin américain m’a dit la même chose. Les journaux ont raconté, il y a quelque temps, que le voyageur Eugène Wolf avait employé des compresses chaudes sur la tête contre le mal de mer. Le peintre Kappmeier, de Capri, a recommandé un appareil plus compliqué, ÎDasé sur le même principe et chauffé par l’électricité. Je n’ai moi-même aucune opinion sur l'efficacité de ce moyen.
Il ne serait pas impossible d’hyperémier aussi la moelle épinière. Il est très probable que l’hyperémie active, provoquée à la surface du dos par des procédés thermiques, intéresse aussi la moelle ; j’ai souvent fait l’expérience que, dans les maladies de la colonne vertébrale, l’hyperémie ainsi provoquée pénètre jusque dans la profondeur des corps vertébraux.