‹ L'hyperémie et son action thérapeutiqueChapitre 108 sur 111 · PARTIE SPÉCIALE · texte numérisé non relu

PARTIE SPÉCIALE

tions gynécologiques (exsudais para et périmétritiques, autres inflammations chroniques, fistules de la paroi abdominale), dans les maladies de la peau1, des yeux, des oreilles, du nez et diverses maladies internes. L’énumération de toutes les maladies traitées par l’air. chaud m’entraînerait trop loin, d’autant plus que, dans ce domaine, l’expérience nécessaire me manque. Mais je puis constater à ma grande satisfaction, que l’on a pleinement confirmé, et presque sans exception, les effets essentiels que j’ai attribués à l’air chaud et que j'ai décrits dans la partie générale, effets que j’avais d’abord observés dans les affections chirurgicales.

Je suis bien loin d’avoir énuméré toutes les affections dans lesquelles nous avons nous-mêmes employé l’air chaud (par exemple) dans le traitement des pieds plats contracturés, ainsi que les brillants résultats que nous avons obtenus dans la ténovaginite crépitante, avec les deux formes d'hyperémie, mais surtout avec l’hyperémie active). Pour donner un exemple de la variété des cas dans lesquels on peut employer notre procédé, je mentionne le nombre de bains et de douches d’air chaud qui ont été administrés, pendant un mois, dans les services d'hôpitaux que je dirige, et cela pendant un mois relativement calme. Il en a été donné 850 aux clinique et policlinique chirurgicales et 271 à l'hôpital Saint-Jean, c’est-à-dire plus de 1100 en un mois.

La plupart des bains d’air chaud ont été donnés à des malades de policlinique. Le grand nombre de patients est la preuve la plus évidente de la popularité dont jouit ce traitement et de son efficacité.

Mais ce qui intéresse avant tout le médecin praticien, c’est qu’il est en état de traiter lui-même un grand nombre d’affections qu’il adressait auparavant aux instituts médico-mécaniques, quand 'les malades eux-mêmes n’allaient pas, de leur propre initiative, s’adresser à un spécialiste. En effet, comme je viens de le dire, la technique du traitement par l’air chaud est extrêmement simple, ainsi que l’installation nécessaire. Ce que le zèle des spécialistes y a apporté comme complications est accessoire, sinon superflu. Je pense, pour cette raison, qu’en dépit de tous les perfectionnements, les appareils simples, construits d’après le principe de mes boites originales, ne disparaîtront pas de si tôt de la pratique.

1 .J’ai employé l’air chaud souvent avec des résultats très satisfaisants dans plusieurs affections cutanées (eczémas, psoriasis) et dans une maladie exotique des ongles très rebelle. La stase hyperémique est préférable pour les eczémas aigus.

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