‹ L'hyperémie et son action thérapeutiqueChapitre 107 sur 111 · TRAITEMENT DES FROIDURES · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DES FROIDURES

Ritter 1 a recommandé l’air chaud pour le traitement des froidures. D’après lui, l'hyperémie qui s’établit sous l’influence de la froidure n’a rien de nuisible, mais elle vient, au contraire, en aide à la régénération des cellules altérées par l’action du froid.

Après n’importe quelle congélation, même du premier degré, il se produit une altération et une nécrose des cellules, comme le montre la desquamation épidermique et comme le prouvent les observations microscopiques. Ritter a obtenu d’excellents résultats avec l’air chaud. Son action fait bientôt disparaître les symptômes subjectifs désagréables bien connus de la froidure, surtout les picotements ; il guérit en peu de temps les bulles et les ulcérations et fait disparaître la coloration bleuâtre du membre malade.

Vu la disparition de cette coloration bleuâtre, on pourrait être tenté d’admettre que l’action de l’air chaud s’explique par cette gymnastique vasculaire dont nous avons parlé au chapitre précédent. Mais Ritter a démontré que l’hyperémie passive, produite par une bande élastique, peut avoir également un effet très bienfaisant sur la guérison des congélations. D’après Ritter, cet effet résulterait plutôt d’une action favorisant la régénération des cellules altérées par le froid ; cette opinion mérite d’être prise en considération.

Ritter a fait ses premières expériences à la clinique de Greifswald, que je dirigeais alors. J’ai pu me convaincre moimême des résultats remarquables qu’il a obtenus et je ne puis que confirmer l’excellent effet de l’air chaud sur les froidures, d’après les expériences que j’ai entreprises plus tard.

La technique du traitement des congélations par l’air chaud ne présente rien de particulier.

Le traitement par l’air chaud a pris une grande extension. Outre les affections citées plus haut, qui relèvent en premierlieu du chirurgien, on l’a employé, par exemple, dans les affec-

1 Ritter, Die Behandlung der Erfrierungen. Deutsche Zeitschrift für Chirurgie, t. lviii, et: Weitere Erfahrungen über die Behandlung der Erfrierungen mit künstlicher Hyperämie. Corresponclenzbl. des Aerzte- Vereins des Reg.- Dez. Stralsund, et: IIanusa, Ueber die Behandlung lokaler Erfrierungen mit passiver und aktiver Hyperämie.

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