‹ L'hyperémie et son action thérapeutiqueChapitre 81 sur 111 · PARTIE SPÉCIALE · texte numérisé non relu

PARTIE SPÉCIALE

En attendant, je considère ces procédés comme les meilleurs que nous ayons à notre disposition, mais leur application n’est pas tellement simple. Depuis que j’emploie la bande élastique, j’ai eu l'occasion de constater au moins vingt fois sur des malades qui m’avaient été remis en traitement par d’excellents praticiens, que ceux-ci avaient appliqué la méthode complètement à rebours du bon sens. Les choses qui paraissent les plus simples sont très difficiles à apprendre. C’est une expérience qu’on refait toujours, il suffit de penser à l’antisepsie. Nombreux sont ceux qui, dans leur vie entière, n’ont pas appris à se laver les mains correctement. Beaucoup d’insuccès s’expliquent si l’on considère qu’un grand nombres de gens, imbus de préjugés d’école, s’opposent par principe à des innovations qui leur sont antipathiques et dérangent leurs habitudes.

Le traitement des maladies inflammatoires aiguës doit remplir deux conditions pour avoir une efficacité réelle : On doit d’abord commencer à les traiter de très bonne heure, comme je l’ai déjà déclaré plusieurs fois dans ce livre. Cette recommandation doit être suivie. Nous apprenons bien au public à se faire opérer pendant les 24 premières heures, lorsqu’il s’agit d’une appendicite aiguë ; l'influence collective des médecins ne pourrait-elle pas réussir à apprendre aux malades, atteints d’affections inflammatoires aiguës, à se faire soigner encore plus vite, afin de ne pas être opérés?

Ensuite, on doit toujours examiner les cas soi-même, ou les confier à un assistant qui s’en occupe avec zèle et plaisir et qui, avant tout, ait de l’expérience et de la conscience. En effet, notre Iraitement n’est pas une affaire de routine. (La mode est assez répandue de confier les cas septiques aux assistants les plus jeunes et les plus inexpérimentés.) En procédant autrement, on n’obtiendra rien et on arrivera à décrier un excellent procédé de traitement.

Le traitement par l’hyperémie a eu un sort singulier. Au début, on ne reconnaissait que l’hyperémie active et on ignorait l’hyperémie passive. C’est seulement depuis le dernier Congrès de chirurgie, où j’ai démontré le procédé de l’hyperémie parstase à un plus grand nombre de médecins, qu’on a commencé à s’en occuper bien, qu’en réalité, je n’aie presque rien ajouté de nouveau et d’important à ce que j’avais déjà déclaré depuis longtemps. On s’en occupe maintenant avec un zèle extraordi-

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