TRAITEMENT DES NÉVRALGIES ET D’AUTRES DOULEURS
elle n’incommodera pas le malade par les produits de combustion de l’esprit de vin et du gaz.
J’ai réussi à guérir, uniquement par l’air chaud, toute une série de cas de névralgies du trijumeau que l’on m’adressait à la clinique pour les opérer ; en effet, on avait épuisé, contre elles, tous les moyens imaginables ; je n’eus besoin d’aucune intervention opératoire. Si l’on veut obtenir un bon résultat, il faut faire agir très énergiquement la chaleur ; dans certaines circonstances, on ira même jusqu’à une brûlure du premierdegré. (Voir aussi figure 32, l’appareil actuel d’Eschbaum.)
J’ai aussi employé, contre la névralgie du trijumeau, l’hyperémie par stase avec la bande élastique autour du cou, mais je n’ai obtenu aucun résultat avec cette méthode. L’hyperémie active me donna un résultat favorable dans deux cas où la stase avait échoué.
Par contre, nous avons utilisé la stase hyperémique avec succès dans toutes sortes de maux de tête, surtout chez les anémiques. Mais elle agit également favorablement dans le cas de céphalalgies d’origines diverses, même lorsqu’elles sont causées par la méningite purulente ou tuberculeuse.
Fig. 32