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G/ J ulien, cinquante. quatre ans, garçon d'hôtel au Mans,
entre à l'hôpital le 5 avril 1907: Il présente au tiers inférieur- (
de la jambe droite un ulcère variqueux mesurant 15 centimè- pe
tres de hauteur sur 11 centimètres de largeur. La suppura- É
tion est abondante. Il ya dix ans le malade avait été déjà E -
soigné pour cette même ulcération beaucoup moins étendue alors. Le traitement par le reposet des pommades avait duré quarante jours. Dèsson AVES on lui applique la bande élastique pendant yne heure matin et soir par séances de cinq minutes. FR RER
Au bout de trois jours les bords de l'ulcération se régularisent, le pus disparaît et on a déjà gagné 1 centimètre sur toute la circonférence. Tous les deux jours la région ulcérée est nettoyée à l'alcool. Au bout de quinze jours l'épidermisation est complète et le malade se lève. Le 29 avril, M. Delagenière enlève complètement la saphène droite, et après avoir gratté à la curette les régions où la peau ne semble pas être de bonne qualité, il fait sur les ulcérations des gref-. fes dermo-épidermiques avec un lambeau pris à la face externe de la,cuisse du membre malade. Un pansement aseptique est fait en deux parties. Le pansement supérieur est fait tous les trois jours. Le pansement inférieur est fait au bout de huit jours seulement. Le onzième jour les fils sont enlevés. Le quinzième jour les greffes étant très bien prises, le malade se lève. Depuis le jour de l'opération les séances
de bande n’ont pas cessé. Sort guéri le 22 mai.
Me Affection des os. — Les fractures devront au te chef bénéficier de l’action de la méthode et non seulement pour activer la consolidation mais
‘encore et surtout pour éviter les raideurs articulaires,
conséquence fatale de l'immobilisation. À dire vrai dans les nombreuses fractures que nous avons eu à traiter nous ne nous sommes pas occupé de la durée
de l’immobilisation, c’est-à-dire que l’idée ne nous.
est pas venue d’enlever notre gouttière dix jours par exemple plus tôt qu'avant l'emploi de la bande ; néanmoins lorsque notre gouttière plâtrée était enle-
vée nous n’eûmes jamais besoin de la remettre, la
consolidation étant toujours parfaite. Mais où nous fâmes frappés des résultats remarquables de la méthode c’est lorsque pour des fractures de jambes par exemple, le plâtre étant enlevé, nous vimes les malades plier le genou, remuer le pied dans tous les sens et se lever dès le premier jour ; huit jours de massage ensuite et ils sortaient guéris de l'hôpital. Nous voyons donc que loin de s’exclure l’un l’autre le massage et l’hyperémie doivent se superposer. Ces deux méthodes ont chacune leur période, mais la prédominance doit rester à la stase. En effetun des principaux reproches qu'on adresse à la méthode de mobilisation précoce des fractures et au massage c’est que souvent la correction est sacrifiée à la fonction. Certainement avant l’hyperémie cette façon de procéder a donné de si excellents résultats que nous ne voulonslui faire aucun reproche, mais nous eroyons qu'à l'heure actuelle il est possible d’arri-
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ver aux deux résultats à la fois, et cela est de quelque importance à à notre. époque où la loi sur les
accidents du travail suscite de fréquents conflits basés seulement sur la production de radiographies où le fait saillant pour les gens non initiés est la
reproduction d’uu cal vicieux alors que la fonction
est parfaite. £
Nous croyons qu'avec l’emploi de la bande élastique rien ne sera plus facile que d’atteindre ce double but : la correction la plus grande avec conservation de la fonction.
Nous allons passer maintenant en revue la technique à employer dans lès différents cas.
a) Fracture de cuisse. — Nous appliquons lappareil d’Hennequin, mais tous les matins en véri-
fiant l'appareil, nous appliquons notre bande pendant
une heure à la racine de la cuisse. Nous faisons en
même temps exécuter au genou deux ou trois mouvements de flexion. Dès le vingt-cinquième jour chez
l'enfant, le trente-cinquième chez l’adulte, nous enle-
vons la gouttière mais continuons l’extension avec une botte, et nous pratiquons matin et soir nos séances de bande pendant une heure. Mais il est bien rare qu'à cette époque la consolidation ne soit pas parfaite, aussi enlève-t-on rapidement la botte d’extension pour continuer la bande et commencer le massage, qui n’est nullement douloureux, et est facile à exécuter. Il n’a d’ailleurs pas besoin d’être continué longtemps et la marche peut être autorisée vers le
trente-cinquième j Jour chez l’enfant, vers le quarantecinquième chez l’adulte.
b) Fracture de jambe. Le L'appareil plâtré gout-
tière ou appareil à attelle postérieure avec étrier doit
remonter jusqu’au creux poplité ne gênant ainsi en rien l'application de la bande à la partie moyenne de la cuisse. S’'ily a uneplaie on devra, comme d’habitude, laisser des fenêtres dans l'appareil plâtré pour pouvoir la soigner facilement et la surveiller comme à l'ordinaire.
Nous appliquons l'appareil plâtré dès l’accident sauf à le remplacer une fois le gonflement disparu, s’il est trop large. La bande sera appliquée deux fois par jour, le plâtre ne devra pas être trop serré, de façon à ce que l’æœdème dû à la stase puisse se produire sans provoquer d'accidents. Vers le trente-cinquième jour nous enlevons le plâtre, et, si la bande a été bien appliquée, nous trouvons les articulations du pied indemnes. On fait quelques jours de massage, mais en général vers le quarante-cinquième jour la guérison est complète. C’est une sorte de guérison d'emblée au lieu d’une entrée en convalescence plus ou moins pénible et longue.
C) Fracture de bras. — Les résultats obtenus avec l'appareil d'Hennequin sont tellement parfaits qu'il aurait pu être dangereux pour la bonne consolidation des fractures de le modifier, pour pouvoir appliquer la bande. Néanmoins on pourrait peut-être employer le procédé que nous avons indiqué plus haut pour la stase de l'épaule.
d) Fractures de l'avant-bras. — Les règles sont les mêmes que pour la jambe. Appareil plâtré
remontant jusqu’au coude, séances de bande,
matin et soir ; massage léger dès que la consolidation JE
est obtenue et reprise de l’usage du membre environ une semaine après. VAS. Pour les fractures de l’extrémité inférieure du radius, la bande est appliquée immédiatement. Le plâtre est enlevé le huitième jour et en général huit jours plus tard le malade se sert de sa main.
Les fractures ne sont pas les seules affections des
os où la stase veineuse peut rendre d’utiles servi-
ces.
Les ostéomyélites devront toujours être traitées par la bande. Bier a fait avorter des ostéomyélites
aiguës sans opération, simplement par l'application de la bande. Nous n’avons pas encore vu obtenir des résultats pareils ; à la vérité les douleurs cessent, les phénomènes infectieux rétrocèdent, mais la lésion ne guérit pas. Au contraire, si après une intervention chirurgicale, on prend comme auxiliaire la stase veineuse, on verra la guérison survenir
rapidement. M. Delagenière fait sous le chloroforme.
un évidement de l’os et un nettoyage aussi complet que possible du foyer infecté. La gouttière osseuse est alors refermée par le périoste décollé et la peau sauf en un point où on laisse une petite mèche qui est retirée quarante-huit heures après l'opération. La bande étant ensuite appliquée une heure le matin et une heure le soir, on voit la cicatrisation se
au: “hi sans auient ne sans rs ans les ostéites tuberculeuses, le procédé est en même, et les résultats toujours bons, bien que moins surprenants que dans l'ostéomyélite.
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| nn XIV (heros die) 0 à 0 : Ÿ $ ; Ÿ- t J e tb ne ÿ # : Que #1 Ostéomyélite chronique. — Ouverture de l'abcës.
Bande de Bier. — Guérison.
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Le
APE k ET PE re - Madeleine, huit ans, demeurant au Mans, entre à l’hôpi- A ne e Ë =; tal allo Marjolin le 15 novembre 1906 pour une ostéomyé- 2500
lite à rechutes du tibia droit déjà opérée le 30 novembre 1904. La guérison avait alors demandé deux Ron et la de élait __ sortie de l'hôpital le 29 janvier 1905. Zone très douloureuse au KO tiers supérieur du tibia droit, mais sans réaction générale. La température ne dépassant pas 38 degrés. ; | Fa M. le Dr Delagenière pratique, le 14 novembre, la trépanation 4 du tibia et l’évidement de cet os sur 12 centimètres. Un abcès assez considérable siégeait à l’intérieur de l'os. Nettoyage méticuleux de la cavité et grattage à la curette jusqu au lissu sain. Puis une mèche est laissée dans la cavité. Le périoste est refermé au fil métallique et la péau au crin de Florence. Hire Le 16 novembre, nous enlevons la mèche. La bande élastique est appliquée continuellement deux fois par jour pendant une s heure et demie. Les crises nocturnes douloureuses dont la petite malade se plaignait ont absolument disparu, la température ne dépasse jamais 37° 5. Le douzième jour, les fils sont enlevés, la
cicatrisation s’est faite par première intention sans une goutte de
Delon s ô
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pus sur les pansements. Da malade se lève le lix ptièrne LS
Bien entendu les séances de bande sont continuées rs
opération. Sn HA 4 re “)
OBSERVATION XX (personnelle, inédite)
(Hétilis dans le NS de M. Drouin.)
Ostéomyélite chronique. — Ouverture de l aboès. — | Bandes.
Guérison rapide. ;
M. . Louis, dix- huit ans, aide de culture à Mayet, entre à l'hôpital, salle Nélaton, le 25 décembre 1906, pour uné tuméfaction régulière au niveau du tiers supérieur du tibia droit. Le début remonte à environ quatre mois. La tumeur est dure, indolore à la pression mais est cependant douloureuse la nuit, Pas de température, on fait tout d'abord le diagnostic d'ostéite syphi litique et on pratique le traitement mercuriel sans effet.
Le 4 janvier 1907, M. le D' Drouin, rentrant de vacances, fait le diagnostic d'ostéomyélite et, le 5 janvier, il trépane le tibia et découvre un abcès iñtra-osseux assez abondant. Le tibia est évidé ensuite sur 8 centimètres et la cavité nettoyée avec grand soin. Le périoste et la peau sont ensuite refermés, sauf en un point pour laisser passer une petite mèche de gaze. La mèche est enlevée le quatrième jour, les fils le onzième, 1 bande $ élastique est appliquée depuis le jour de l'opération pendant ; quatre heures par jour, deux heures le matin et deux heures le soir. La cicatrisation se fait par première intention et le malade
commence à se lever le quinzième jour. Le traitement par la
dure qua semaines. né 2 made à sort fé ri 1 + Te
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15 fémur du côté malade était épaissie et douloureuse. ; RAM NES
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; . Une fièvre modérée remplaça les températures très élevées du.
ébut. L'inflammation de l'articulation du genou persista. bien
celle-ci eût été traitée par des antiseptiques, ponctionnée et Javéé. Elle SH fortément et resta très sensible. J’em- ployai r Ses par stase à un bé degré, l'affection s ‘amé- © Jiôra tout à coup et en peu de jours la fièvre, l’épanchement ct NUE
+ es symptômes inflammatoires disparurent. L” articulation rède-
g: pi vint mobile. È NET Or D Ci pe) 7 ie :
LL ASANET IAE OBSERVATION XXVII (Bier). è Un frisson et de très fortes douleurs avec une forte inflammation de la hanche gauche, se déclarèrent à la suite d’une chute chez un jeune garçon de treize ans le 28 octobre | eo oe-: | nn.
| Le nalade fut admis le 30 octobre. La jambe oh était très fortement enflée, rouge et extrêmement Tr ronse : (la différence à la mensuration était de 4 centimètres entre Ke
les deux jambes), l'amaigrissement était très prononcé. La