Voir Presse médicale, 1906, n° 15, p
as ne ( #1 A 14 ri . a Les épanchements sanguins intra-articulaires seront traités avec le même succès. M. Delagenière
__ cite un cas d’hémarthrose du genou où la guérison
complète fut obtenue rapidement. La façon de procéder est la même que pour l’hydarthrose. LE
La méthode de Bier nous paraît encore le traitement de choix pour les entorses. Nous en avons vu plusieurs guéries en moins detrois jours sans massage, Sans pansement compressif, simplement avec des séances de bande de vingt-deux heures. Dès le lendemain de leur arrivée à l’hôpital, les malades peuvent commencer à s'appuyer sur Leur pied et à mobiliser sans douleur leurs articulations. |
Dans les arthrites blennorragiques aiguës, les résultats sont toujours excellents mais il ne faut pas craindre de pousser l'application, de la bande jusqu'à vingt-deux heures et plus. Dans les formes graves, l'application de la bande pendant la nuit est le seul moyen de faire prendre au malade un peu de repos, car l'effet sédatif de la douleur est constant. Dans ces cas là, ce n’est pas la guérison rapide qui est le résultat remarquable, c’est le bon fonctionnement du membre sans ankylose, ni raideur. L'hyperémie calmant immédiatement la douleur permet en effet la mobilisation précoce de l’articulation par les mouvements actifs aussi bien que passifs, ce qu'on ne peut faire que très tardivement et même quelquefois trop tardivement avec les autres modes de traitement. Bier considère, contrairement à ce qu'il dit pour l’hydarthrose, que la stase hyperémique est bien
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supérieure à l’hyperémie active dans le traitement
des arthrites blennorragiques.
Les avis sont très partagés au sujet des résultats obtenus dans les arthrites tuberculeuses. Pour notre
part, nous redirons ici ce que nous avons dit au sujet. des adénites tuberculeuses. Il ne faut pas songer à
une guérison radicale de l'affection, mais il faut tout de même avoir recours à la bande qui amènera tou- - jours du soulagement et une amélioration certaine,
car, comme l’a montré Bier, l'hyperémie combat utile-
ment le bacille de Koch en congestionnant les points de moindre résistance auxquels il s’est attaqué. Pour ces raisons on aurait tort d'abandonner le traitement par l'hyperémie à cause de son action limitée. Car elle sera toujours un auxiliaire précieux des autres méthodes employées dans ces cas, et grâce à elle, les interventions seront certainement beaucoup plus limitées,
Le traitement qui nous a semblé donner les meilleurs résultats est l’emploi de labande combiné avec les injections inlra-articulaires suivant la méthode de Calot. L’articulation est ensuite immobilisée dans un plâtre ou un appareil silicaté. Nous avons vu par cette façon de procéder des améliorations et des guérisons remarquables.
Enfin dans les poussées aiguës articulaires des arthrites tuberculeuses, l'application de la bande a un effet immédiat. La douleur, la rougeur disparaissent très rapidement comme dans les adénites, mais l’articulation reste malade et l'affection suit son cours
D Na OuÉ si l’on n'intervient pas chirurgicalement. Dans les cas où la méthode indiquée plus haut ne donnerait
pas les résultats désirés, on pourrait alors avoir recours aux évidements partiels et même aux résec-
tions articulaires. Mais même dans ces conditions, la
bande sera encore un précieux adjuvant pans Fe la guérison.
Si enfin il existe des fistules, on aura intérêt à se servir des ventouses qui favoriseront la Ro des exsudats.
. OBSERVATION XXVHI (Bier) (1).
Arthrite blennorragique
Un jeune homme de vingt-deux ans commença à souffrir, le
. 6 janvier 1905, d’une métastase blennorragique articulaire de
la main gauche dans le cours d’une blennorragie. La tuméfaction, la douleur et la rougeur se développèrent très vite. Il fut admis à la clinique médicale où il fut traité inutilement avec des
préparations salicylées et des onguents. Ensuite un essai d’hy-
perémie par stase fut tenté sans aucun résultat. On fut en effet
obligé d’enlever la bande après quelques heures parce que le malade se plaignait de douleurs IPUPPOHARIES: Cette tentative fut renouvelée quatre fois sans succès.
L'état général étant mauvais et une forte fièvre s'étant décla-
. rée avec des frissons Réquente on pensa que le traitement par
l'expectation ne pouvait pas être continué plus longtemps et on