‹ L'Hyperémie PassiveChapitre 15 sur 18 · Bier. Loc. cit.. obs. XX XIII · texte numérisé non relu

Bier. Loc. cit.. obs. XX XIII

4 Lu de let

| Flat Local du malade g métacarpienne gauche est rou,

et conférence mesure 23 centimèt co Es Lam 4 LT et l'articulation est en extension, ‘elle s complèt

"sée;. larotation est pas. possible. Les ess js

Le SAR sont excessivement douloureux, 1 paume e de Ja : F ! AG NES

enflée, les doigts sont œdématiés, com} ètement | enraidis a.

en extension. L’ avant-bras est également rouge et tuméfé. He s ue déjà une atrophie considérable du bras malgré Ja courte durée de la naladie ?NQECS Las ah Mt NULS

. Après quelques essais Keppler réussit à placer la . de telle façon qu'elle fut bien supportée. Le malade la porta dixhuit heures sans interruption. Elle produisit un œdème considérable et une forte rougeur de la niain et de Rs en EE Le malade déclara que les douleurs n ‘avaient pas complètement ER * disparu. Mais il sentait lui-même qu'il pouvait faire de petits | d: QAR mouvements actifs de la main et des doigts sans éprouverde

douleurs. à RE FR LÉ

Le bras fut placé dans la position élevée comme d'habitude 2

Lee

le malade supporta ensuite la stase pendant vingt heures sans difficulté. Les douleurs disparurent rapidement et la guérison ÿ fit de rapides progrès. Le 4 février-déjà, soit neuf jours après le commencement du traitement, le malade quitte la clinique oe : plètemeni guéri, La circonférence des deux articulations carpo- |

métacarpiennes était égale.

Les mouvements de l'articulatio qui avaient été complète. ment AE étaient normaux etil n existait plus de sensibilité àla pression,

Pendant toute la durée du traitement à la clinique chirurgi-

AR le pad n'avait eu ni fièvre ni Riscon.

ARTE OBSERVATION XXIX (personnelle, inédite) |: Ostéo-arthrile du cou-de pied. — Bande de Bier. — É Injection d’éther iodoformé. —- ‘Immobilisation.

M... Louis, dix-sept ans, aide de culture à Ruillé-en-Champagne, est atteint d'une ostéo-arthrite du cou-de-pied gauche dont le début remonte à mars 1906. |

Ses antécédents personnels sont nuls, de même d’ailleurs que ses antécédents héréditaires. Ses père et mère sont hien portants, il a des frères et sœurs qui n'ont jamais présenté de lésions

. osseuses ou articulaires, ni aucun signe de tuberculose pulmonaire. .

En mars 1906, le malade, qui était placé comme domestique,

\ se voit contraint à la suite d’une chute d'abandonner son tra-

vail. Il rentre dans sa famille au mois d'avril et y reste sans voir de médecin mais sans travailler jusqu’au 12 décembre époque à laquelle il entre à l’hôpital du Mans, dans le service du D" Le Bail, qui constate une tumeur blanche du cou-de-pied et pratique sur la région malade des ignipunctures tout en immobilisant le membre dans un appareil plâtré.

Lorsque, au 1* janvier 1907, M. Delagenière prend le service, le malade présente une tuméfaction considérable de Ja

région tibio-tarsienne : on trouve à la face antérieure un gon-

flement très net, en arrière des malléoles il y a de l’empä-

tement, les tendons des extenseurs sont soulevés. Les mouvements actifs et passifs du pied qui est en extension sont impos- ) \ } À

sibles, en essayant de les provoquer, on fait naître de vives K $ l } | : PAU douleurs. |

Pendant dix jours on fait matin et soir des applications de la bande pendant une heure chaque fois. Le 11 janvier, on fait à la face interne et à la face externe une injection d’éther iodoformé dans l'articulation, puis le membre est immobilisé dans une gouttière piâtrée, pour permettre au malade de se lever et de s'appuyer sur son pied. Le 19 janvier, il sort de l'hôpital ; le gonflement a disparu, la marche avec la gouttière n’est pas douloureuse. On conseille au malade de revenir dans six semaines ou plus tôt si la gouttière se casse. Pendant son séjour chez lui il doit se faire matin et soir une application de bande élas-

tique qui est, dans le cas particulier, en flanelle.

Il rentre à l'hôpital le 24 mars, la marche ne l'a jamais gêné ; le gonflement n'a pas reparu. On peut sans douleur faire faire au pied des mouvements de flexion et d'extension de peu d’étendue il est vrai, mais quoique ça très appréciables. On continue les séances de bande que le malade, frappé des résultats obtenus, s'applique lui-même pendant deux heures le matin et deux heures le soir. Le 25 mars, on lui fait une nouvelle injec-

tion de 5 centimètres cubes d’éther iodoformé. ,

25 avril. — Nouvelle injection d’éther, les mouvements du pied sont à peu près normaux, il n'y a plus de douleurs ni spontanées, n1 provoquées, le pied malade est à peine plus gros

que le sain.

2 mai. — On remplace la gouttière plâtrée par un appareil

silicaté avec lequel le malade rentre chez lui. On constate à la

marche une légère boiterie, mais le malade n’accuse aucune douleur.

12 Juin. — Il rentre de nouveau à l'hôpital, l'appareil une fois enlevé on trouve les choses dans le même état qu’au départ. les mouvements sont faciles, le malade a travaillé pendant ces six semaines sans ressentir de douleur dans son pied. On peut considérer la guérison comme complète, néanmoins le 13 juin on pratique une nouvelle injection d'éther. Il va sans dire que les séances de bande ont continué tout le temps. Le malade par excès de précaution est remis dans . un appareil silicité qui est probablement le dernier ; la guérison étant complète. L'impo-

- tence fonctionnelle est nulle.

9° Affections diverses. — Nous voulons parler ici

de certaines affections, n’entrant pas dans les chapi-

tres précédents et pour lesquelles la méthode de Bier

a été employée souvent avec succès. Ce sont les

orchites, les otites et les mastoïdites, la blennorragie.

a) Orchites. — Nous n’avons traité par la méthode de Bier que des orchites ou orchiépididymites blennorragiques ; les orchites bacillaires que nous avons vues élant toutes justiciables de la castration, mais il est bien certain qu'un testicule tuberculeux au début n'aurait qu'à gagner à être traité par la stase veineuse, avec celte différence qu’alors que suivant notre principe général nous employons pour l’orchite blennorragique des séances de longue durée il faudrait se contenter pour l’orchite bacillaire de séances courtes de une heure par exemple. La stase

veineuse est produite par une sonde de Nélaton que nous nouons à la racine des bourses sur lesquelles

nous exerçons une légère traction, de façon à dimi-

nuer l'épaisseur du pédicule à lier. Le malade, qui

éprouve un soulagement presque immédiat, est chargé ensuite d'enlever la sonde et de la remettre à sa guise, avec la consigne toutefois de la garder le plus longtemps possible. Comme cette application n'est pas douloureuse, bien au contraire, les malades gardent leur sonde pendant des journées entières sans l’enlever. Le malade est maintenu au lit pendant quelques jours jusqu’à guérison complète, mais on ne lui fait aucun pansement ni aucune application de pommade ou d’onguent calmant. Au bout de huit jours en général les malades sortent guéris.

OBSERVATION XXX (personnelle, inédite)

Le R... René, artiste dramatique, vingt et un ans, entre à l’hôpital le 8 février 1907, pour une orchiépididymite droite ne nue au cours d'une blennorragie datant de cinq semaines. L'é coulement uréthral est presque nul. Le début de l’orchite remonte à neuf jours, elle a été soignée par des onctions avec de la pommade au gaïacol, mais aucun soulagement n’est survenu.

Au contraire, le malade, obligé d’assister au théâtre à de nombreuses répétitions, souffre énormément et a beaucoup de peine à se tenir debout.

L’épididyme est gonflé et déborde le testicule, la pression est très douloureuse. On confie immédiatement au malade avec les

recommandations habituelles une sonde de Nélaton qu’il s'ap-

| On Nr ne À 7. plique lui-même. Le soir à 7 heures, c'est-à-dire mn | Er res après l'application de la sonde, le malade qui n'avait pas pris de repos depuis deux nuits sommeille, la douleur est absova lument calmée, la température, qui à l’arrivée était de 383, n'est plus que de 37° és

Pendant les jours suivants le gonflement diminue à vue

d'ke À | : cu |

Le malade sort guéri, le 16 février, c’est-à-dire huit jours

après son entrée.

OBSERVATION XXXI (personnelle, inédite)

T..., vingt-cinq ans, homme d'équipe à la gare du Mans, entre à l'hôpital le 25 janvier 1907, pour orchiépididymite survenue au cours d’une blennorragie datant de six

semaines. Le malade a eu une première chaude pisseil y atrois

ans, mais sans complication. À son arrivée à l'hôpital le malade présente une orchite gauche en voie de régression datant de

trois semaines, et une orchite droite datant seulement de huit

‘ } L Pt . 7 AE 0 ce jours. Le scrotum est tuméfié et rouge, la douleur à la pression

très forte, les tractions exercées seulement par le: poids des bourses sont aussi très pénibles. La température est de 386, le malade est abattu et ne peut faire aucun mouvement dans son lit. Le lendemain 26, la température est encore au-dessus de 38 degrés, nous appliquons alors à la racine des bourses une sonde de Nélaton qui, très bien supportée au début, devient pénible à tel point que, le malade l'enlève au bout de cinq heures. Le soir la température est très élevée 3928. Nous conseilons au malade un peu plus de patience et nous replaçons la sonde, cette fois le malade la garde toute la nuit. Un engour— dissement de bon augure succède à la douleuret le malade peut prendre un peu de repos à partir de 3 heures du matin. Le 27, la température était descendue de près de 2 degrés. Le malade se plaçant lui-même la sonde la garde six heures pendant la journée etse la replace encore le soir pour la nuit. De même le 28. |

Le 29, la pression n’est plus du tout douloureuse, le testicule gauche a repris son volume normal, le testicule droit commence à rétrograder.”

Le 30, élévation de température, le malade se plaint de douleurs dans le poignet droit. On applique au bras une bande élastique et le matin la douleur et la température ont disparu,

La sonde continue à être appliquée toutes les nuits jusqu'au 3 février où la guérison est complète, le malade se lève, mais comme son congé est de quinze jours, il reste à l’hôpital jus-

qu'au 10 février.

| OBSERVATION XXXII (personnelle, inédite)

Re Léonard, trente et un ans, aveugle né-vivant de mendicité,

“entre à l'hôpital le 10 mars 1907 pour orchiépididymite surve-

nue 1l y a huit jours au cours d’une blennorragie aiguë.

Une sonde de Nélaton appliquée à la racine des bourses pendant quinze À vingt heures par jour, amène la guérison en neuf jours. Le malade sort le 20 mars.

… b) Otites et mastoïdites. — Ces affections sont traitées avec succès par Bier à l’aide de la bande élastique placée autour du cou. Nous n’avons pas vu employer ce procédé très délicat à cause de la surveillance incessante qu’il exige (les séances durant vingt-deux heures) ; mais nous avons vu de nombreux cas traités ‘avec les ventouses et les résultats ne nous ont pas paru inférieurs à ceux de Bier. Voici quelle est la façon de procéder :

Si il y a déjà une perforation du tympan qui permette suffisamment l'écoulement du pus, iln’y a pas lieu d'intervenir et l’application de la ventouse est suffisante. Si l'ouverture est trop petite, il faut l’agrandir ou en faire une autre. Si par contre il n’y a pas encore perforation, on pratiquera la paracentèse du tympan aussitôt qu’on soupçonnera qu'il y a une collection purulente trahie par une voussure ou une coloration anormale. Ceci s'applique aussi bien aux otites qu'aux mastoïdites, dans ces dernières, on incisera dès qu’il y aura soupçon de suppuration.

Ilnous ne Ro des ventouses est pré ; férable à celui de la bande, car elles ajoutent | là aussi à leur action hyperémiante, leur propriété très impor-

tante, d’évacuer le pus. On peut. se servir de ven-

touses à ballon, ou de ventouses à à pompe aspirante.

La circonférence devra être assez grande pour enfermer le pavillon de l'oreille en entier. La région mastoïdienne sera rasée et les bords de la ventouse enduits d’un corps gras aseptique pour faciliter l’adhé-

rence à la peau. Les séances seront courtes, quatre à

cinq minutes et au nombre de quatre ou cinq consécutives. |

Dès que la ventouse est en place, on voit peu à peu le liquide remplir le conduit auditif et la conque. D'abord séro-purulent, il devient simplement séreux dès la troisième application. Dès le huitième jour en général, il n’y a plus d'écoulement de l'oreille. Dans

l'intervalle des applications, on fera des pansements

secs, avec de petites mèches de gaze iodoformée.

M. le Dr Dieu, du Mans, ancien assistant du professeur Moure, a bien voulu nous communiquer quelques-unes de ses observations en les faisant suivre des intéressantes réflexions suivantes.

10 Tous les spécialistes ont vu des mastoïdites céder à une paracentèse largement faite. Il n’en est pas moins vrai que la ventouse par le drainage intense qu’elle produit ne peut que faciliter la disparition du pus retenu dans la mastoïde :

2° La ventouse nous a paru empêcher la cicatrisation trop rapide de la perforation spontanée ou

artificielle. Chaque application rouvre, en effet, les

bords de la plaie tympanique ; :

3° Les premières applications sont très douloureu-

ses, probablement parce que en même temps qu'elle

attire au dehors la membrane du tympan, la ventouse mobilise les articulations enflammées des osselets, mais en revanche le retour rapide de l’ouïe semble provenir de cette mobilisation précoce des osseléts dont les articulations ne pates s’ankyloser ;

4° A part les premières applications, la ventouse amène une sédation remarquable des phénomènes douloureux. Ve

OBSERVATION XXXIII (inédite)

(Dr Dieu.)

C... R., six ans, au Mans, atteint d’otite double scarlatineuse avec jetage nasal intense.

Le 15 mars 1907, je suis appelé par mon excellent confrère, le Dr Delaunay, parce que depuis deux jours la mastoïde gauche est devenue douloureuse. Je: constate de l'augmentation en masse de l’apophyse mastoïde avec léger œdème sous-cutané, et point douloureux bien localisé au niveau de l’antre.

L’oreille gauche coule abondamment, le pus est peu épais.

Le tympan est rouge, œdémateux et présente une large perforation au niveau de sa partie postéro-supérieure. Etant données les dimensions de la perforation, je juge la paracentèse inutile et me contente de prescrire des lavages à l'alcool boriqué

Delon 7

/ matin et soir. Ces lavages destinés à nettoyer le conduit auditif externe sont suivis de l'application pendant dix minutes le matin et dix minutes le soir d’une ventouse de Bier (trois séances chaque fois). Dans l'intervalle on nettoie l'oreille et on enlève l’exsudatséro-purulent aspiré par la ventouse.

Les deux premiers jours les applications sont très douloureuses, dès le troisième elles deviennent indolores et le petit malade se laisse traiter très facilement.

Le quatrième jour il n'existe plus trace de mastoïdite.

OBSERVATION XXXIV (inédite) (D: Dieu.)

Je suis appelé le 10 mars 1907 en consultation par le Dr Châtellier pour un de ses malades, M. B..., âgé de quarante-six ans, rentier au Mans, qui avait été pris brusquement de douleurs intolérables de l’oreille gauche. Les douleurs irradient vers la tempe et l'occiput. Depuis vingt-quatre heures le malade n'avait pas eu un seul instant de repos.

À l'examen otoscopique je trouve un tympan fortement bombé et jaunâtre. Je fais immédiatement une très large paracentèse du tympan suivie de l'application d’une ventouse de Bier. Après la ventouse le conduit auditif est nettoyé et une mèche de gaze iodoformée est placée dans le conduit. Malgré la paracentèse et l'écoulement facile du pus les douleurs névralgiques continuent. Pendant deux jours les applications de ventouse sont douloureuses, mais elles laissent après elles un tel soulagement que le malade en réclame l'application.

Trois semaines après, la guérison de l’otite était complète et

l’ouïe revenue.

ES 103 Roi y MAL AE! | D

. OBSERVATION XXXV. (inédite) Re Loe \ (D: Dieu.) | Sen CA, os

Mme D..., trente-neuf ans, de Mansigné, nous est adressée le | s ! 9 mai. L’otite a dSbaté il y a quatre Jours. Dés le début les douleurs ont été très vives. Au bout de deux jours elles ont diminué lorsque le tÿmpan a crevé, puis elles ont repris leur intensité première en même temps que la mastoïde est ent Sa j douloureuse et a augmenté de volume. : LM PA HR ci Lo

A l'examen, nous constatons tout d’abord dans b région mastoïdienne gauche de l’œdème de la peau, une douleur exquise au niveau de l’antre, la température est de 39°5, l’état général très infecté.

Le tympan présente une perforation insuffisante en son milieu, il bombe fortement, nous pratiquons une large paracentèse et renvoyons la malade chez elle en conseillant à notre

: confrère de lui appliquer matin et soir une ventouse suivant la technique Kabituellé: "

Le 15 mai (six jours après), nous apprenons que les douleurs ont cessé dès le lendemain de l'intervention, que le gonflement de la mastoïde a disparu au bout de trois jours, et qu'enfin l'écoulement est presque complètement tari et l’ouïe en partie

revenu.

Guérison le 20 mai.

OBSERVATION XXXVI (inédite) (Delagenière.)

R... Marcel, quatorze ans, à Fresnay-sur-Sarthe, entre à la

clinique le 9 mars 1907.

Bonne santé habituelle, pas de maladies infectieuses anté— ( ; PART 1

rieures. | Le À mars, douleurs et gonflement de la région auriculaire gauche avec élancements dans l” oreille. Un écoulement de pus par le conduit auditif externe arrête les phénomènes douloureux. Le, abattement, faiblesse générale, engourdissement des membres, frissons et vomissements, réapparition de la douleur auriculaire. ; : " : à Le 8, administration d'un purgatif par les parents qui croient à une simple indigestion. | Le 9, les divers troubles ne Hate pas, on se : décide à appeler un médecin qui diagnostique des symptômes méningés et ordonne le transport immédiat à la clinique où le malade est opéré le soi-même.

À l’arrivée pouls rapide, petit, troubles de la circulation superficielle. Traces d’albumine dans l’urine.

À 8h. 1/2 du soir trépanation de la mastoïde, ouverture de l’antre d’où sort un pus blanc et épais, abondant. Drainage avec une mèche par l'oreille et la mastoïde.

Le 10, application d’une ventouse sur l'oreille, les mèches restent en place.

Pendant quatre Jours séances de vingt-cinq minutes en cinq fois répétées deux fois par jour, puis une fois pendant trois jours, puis complètement cessées.

Les cinq ou six premières applications assez douloureuses déterminèrent l'aspiration de 10 à 15 centimètres cubes de sang mélangé à du pus, les suivants n’amenèrent que de la sérosité.

Le 18 mars, les mèches sont définitivement supprimées, le

malade sort guéri le 2r,

. c) Blennorragie. — Le D' Meyer, assistant du

D' Delagenière et qui s'occupe spécialement des maladies vénériennes, a appliqué la méthode de

Bier au traitement de la blennorragie. Il à essayé tout d’abord la ventouse imaginée par Klapp, en tous

points pareille à celle que nous avons décrite pour

le panaris, mais il a dû abandonner celte façon de faire, car il reproche à l'appareil d’exercer une constriction trop grande à la racine de la verge quand on fait le vide. Le manchon de caoutchouc se laisse trop facilement déprimer par la pression atmosphérique et ilen résulte une sorte d'infiltration douloureuse des parois de l’urètre. La ventouse fut remplacée par une bande élastique large de o m. 02 enroulée à la racine de la verge et arrêtée par une pince hémostatique.

Les résultats furent meilleurs, mais il est très difficile dans la clientèle de trouver des malades qui

/ veuillent s’astreindre à garder pendant huit ou dix heures, une bande élastique ainsi placée. Aussi, ce

traitement de la blennorragie doit-il plutôt être considéré comme une méthode d’hôpital capable de donner de très bons résultats. M. Meyer estime que si les résultats n’ont pas été encore meilleurs c’est parce que les séances étaient de trop courte

durée: en effet, là comme dans toutes les autres

maladies aiguës la stase doit être appliquée le plus longtemps possible. Dans les quelques cas qu'il a soignés de cette manière, les accidents aigus douloureux furent immédiatement calmés et en aucun cas

l'infection ne se propagea au delà de l’urèthre antérieur. ee {

Il semble aussi résulter de ses observations que les séances de stase doivent être continuées après que

l'écoulement est arrêté, à ce sujet nous citerons l'observation suivante :

OBSERVATION XXXVII (inédite) (D: Meyer)

D... vient me consulter le 9 juillet 1906 pour une blennorragie au début. Pas d’antécédents vénériens. Je prescris l'application, à la racine de la verge, d'une bande élastique par séances de une heure, matinet soir. Dès le deuxième jour les douleurs sont calmées dans l'intervalle des mictions et même pendant. Les séances sont régulièrement faites pendant dix jours et, le 19, le traitement est cessé car l’écoulement est tari.

Le lendemain, 20, l'écoulement reparaît. Je conseille alors au malade des séances plus longues, mais, comme il lui est impossible en raison de ses occupations de les pratiquer, je prescris des lavages au permanganate.

La blennorragie suit son cours sans phénomènes aigus jusqu'au 10 août, où la guérison est complète, sans que l'infection se soit propagée au delà de la fosse naviculaire. Je

crois ce résultat dû à l’application de la bande.

Page 1