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-sa croissance s’est arrêtée. Normalement, il est légitime de
penser qu'elle aurait été une des premières pondeuses et même la meilleure. Or nous notons un retard de 7 semaines à la ponte et un cycle anormal de 7 jours.
Nous sommes donc en droit de conclure que l’antéhypophyse prolonge notablement la période de préparation à la ponte chez les jeunes poulettes et ralentit le cycle.
IIT. — Influence des injections sur les caractères sexuels secondaires.
La crête et les barbillons des poules injectées subissent un arrêt dans leur développement. La crête des poules témoins est, vingt jours après, le commencement des expériences trois fois plus développée (voir photos). Les dentelures sont À peine. marquées et les barbillons à peine visibles. La couleur de ces
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organes est pâle. Chez les poules adultes nous ne remarquons qu'un pâlissement de la crête et des barbillons mais nous ne pouvons parler de régression.
Pour mettre en évidence la disproportion de la surface des crêtes des poules injectées et des témoins, nous avons pris les
empreintes avec de la gutta-percha et nous avons ensuite fait un moulage de plâtre.
Ces résultats rappellent les expériences de P£zarp en 1911. Get auteur, sur des poules avariectomisées, obtient un arrêt du développement de la crête, des barbillons et des joues chez les poules impubères et une régression de ces organes vasculaires chez les poules adultes, par contre chez ces sujets l’ergot pousse avec la même vitesse que chez le coq et surtout l’ablation de l’ovaire entraîne l'apparition du plumage mâle (forme et pigtraitées par le lobe antérieur. Les expériences de PÉzARD prouvent que la poule possède à l’état potentiel le plumage et les ergots du mâle et que l’ovaire exerce à leur sujet une action frénatrice. Ces deux derniers caractères sont neutres, nous les retrouvons chez le chapon, ce qui prouve également qu'ils ne sont pas non plus sous l'influence du testicule.
Nous pouvons donc affirmer que les injections d’hypophyse, tout en provoquant une atrophie de l’ovaire, ne troublent pas sa sécrétion interne en conservant, même en les accentuant, les caractères femelles. Il serait curieux de savoir si les caractères mâles seraient exacerbés chez le coq (croissance anormale de la crète et des barbillons et une exaltation de l'instinct combattif et sexuel).
IV. — Relations entre les extraits lunéinisants et gonadotropes.
Les expériences que nous venons d'énumérer permettent d'attribuer aux extraits L et G des effets semblables mais si nous analysons de plus près les résultats obtenus nous pouvons discerner cependant quelques légères différences.
1° Les deux extraits arrêtent la ponte par un même nombre d'injections chez les impubères et sensiblement égal (10 L — II G) chez les adultes de ? ans. 3 L et 3 G arrètent la ponte chez les poules de 6 mois. Par contre 3 L et 3 G restent inefficaces sur des pou de 9 mois.
> La croissance chez les jeunes injectées avec L et G se produit avec la mème intensité, les courbes de Croissance étant sensiblement les mêmes.
3° L'arrêt du développement, : des organes vasculaires de la tête est égal dans les deux cas.
Nous ne noterons que de légères différences quantitatives dans les effets produits par les deux extraits.
L'extrait gonadotrope G :
1° Produit un arrêt de la ponte moins rapide et moins durable que L chez les jeunes et chez les adultes. Chez la poule N° 2
injectée les 8, 9 et 10 janvier avec 1 em° d'extrait G, l'arrêt de .
la ponte ne se produit que le 13 janvier et se termine le 3 février, soit 20 jours tandis que l'arrêt se fait dès le 10 janvier Jusqu'au 7 février, soit 27 jours avec L injecté dans les mêmes conditions de date et de dose.
2° Détermine une atrophie de la grappe ovarienne moins évidente que L. ;
3° Semble exciter le travail des cellules épithéliales de la glande thyroïde, la coupe microscopique révélant des cellules hautes avec noyau renflé tandis que pour : les cellules sont basses et le noyau fonctionne.
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