‹ L'Hyperpituitarisme Expérimental Chez la PouleChapitre 6 sur 18 · PAR LE LOBE ANTERIEUR D'HYPOPHYSE · texte numérisé non relu

PAR LE LOBE ANTERIEUR D'HYPOPHYSE

Lorsqu'on soumet des animaux à l'implantation répétée de lobe antérieur frais, aux injections où aux ingestions quotidiennes, le phénomène le plus frappant que l’on observe est une stimulation intense des glandes sexuelles, entraînant secondairement l’hypertrophie du tractus génital tout entier. Cette stimu- lation se manifeste quels que soient l’âge, le sexe, l’état génital et l'espèce de l'individu qui fournit le transplant. Elle apparaît environ quatre jours après le début du traitement.

Elle se traduit, chez la femelle, par l’apparition précoce de la puberté avec maturation surabondante des follicules de de Graaf, superovulation, formation de nombreux et volumineux corps jaunes, développement du vagin, de l’utérus et des glandes mammaires qui peuvent entrer en lactation. Chez le mâle, le traitement hypophysaire provoque également la puberté précoce, le développement des testicules, des vésicules séminales, de la prostate et du pénis, l’exagération de la spermatogénèse et l’augmentation de l'instinct sexuel.

Outre,ces phénomènes qui se passent au niveau de la sphère génitale, l’implantation d’hypophyse entraîne l’hypertrophie de la thyroïde et du cortex surrénal, mais elle n’exerce aucune action sur la croissance générale des individus, même si l'animal est soumis à un traitement régulier et de longue durée.

Nous pouvons conclure de ces faits que le lobe antérieur est indispensable au fonctionnement des glandes sexuelles. Il paraît en être le régulateur primordial, puisque son ablation entraîne l’arrêt de la vie génitale et que l'augmentation artificielle de la substance antéhypophysaire dans l'organisme a pour conséquence -immédiate l’exagération des processus sexuels et l'hypertrophie du tractus génital. Et l’on est conduit

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à considérer que le lobe antérieur tient sous sa dépendance par voie hormonale d’une part les phénomènes de croissance générale et certains processus du métabolisme, d’autre part l'intégrité anatomique et fonctionnelle de plusieurs glandes endocrines et l’activité des glandes sexuelles en ce qui concerne à la fois leur sécrétion externe (spermatozoïdes et ovules) et leur sécrétion interne (hormones sexuelles spécifiques). (BrouUHA et A, SIMONNET. ),

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Essais thérapeutiques par le 10He antérieur

après hépobhysectomie

Les premiers. travaux sur le traitement par le lobe antérieur d’ hypophyse furent faits sur des animaux hypophysectomisés.

Le but des différents auteurs était de supprimer les troubles causés par l’ablation de la glande. ;

SMITH (1918-1920), par un régime alimentaire presque exclusivement composé de lobe antérieur d’hypophyse empécha la

- mort de rats hypophysectomisés alors que les témoins mourraient dans les 26 à 50 heures qui suivaient l'opération.

CROWE, CusIiNG et Homans réussirent à empècher la cachexie mortelle consécutive à l’hypophysectomie de se développer, par des greffes de tissu pituitaire dans le cortex cérébral.

ALLEN el SWiNGLe obtinrent les premiers succès thérapeutiques complets en transplantant en une seule fois les hypo- physes totales de grenouilles dans le sac oculaire de tétards ‘hypophysectomisés. -

Chez les mammifères, Smiru inaugura sa technique des transplantations quotidiennes. /

De nouveau Crowe, Cusmne et Homaxs constatèrent que l'administration parentérale de préparation antéhypophysaire permet d’atténuer dans une certaine mesure les effets de l’ablation hypophysaire chez le chien.

Chez les têtards, Smiru, préparant une macération du lobe antérieur à raison de 3 parties de glande pour 1 d’eau salée et utilisant le liquide surnageant après centrifugation, par des injections intrapéritonéales dé ce liquide pendant deux à trois mois, arrive à cofriger chez ces têtards les troubles dus à l'hypophysectomie.

Chez les rats les effets semblent plus restreints. L'injection parentérale stimule simplement la croissance.

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