‹ L'Hyperpituitarisme Expérimental Chez la PouleChapitre 7 sur 18 · FT 14 MERE · texte numérisé non relu

FT 14 MERE

Jusqu’alors nous n'avons signalé que les résultats obtenus après hypophysectomie. Nous allons maintenant étudier les phénomènes d’hyperpituitarisme consécutifs aux mêmes pratiques (transplantations, injection, ingestion) chez des animaux possédant leur hypophyse et en parfait état physiologique.

1° MÉTHODE pes TRANSPLANTS. — L'implantation d’hypophyse fraiche permet de provoquer l’hyperpituitarisme expérimental.

Surru, en 1926, par des implantations quotidiennes de lobe antérieur frais d'hypophyse sur le rat femelle, puis, en 1927, Lover el Ascuueim sur la souris, ont obtenu des modifications importantes du tractus génital. Les essais faits depuis sur différentes espèces animales ont permis de confirmer ces résultats et de les généraliser. ,

Chez la femelle impubère, Smrrm détermine l'apparition précoce et l’évolution d’un cycle œstral complet. Cette action est obtenue avec une rapidité surprenante. Elle se produit après 5 jours sur des souris âgées de 10 jours, au début du traitement alors que chez l’animal normal, la maturité sexuelle n'apparaît spontanément que vers le 35° jour. Smrrn obtient des animaux pubères au moment du sevrage.

Le poids de l'ovaire atteint de 2 à 12 fois celui des organes d'animaux témoins du même âge et 3 fois celui des organes prélevés au moment de l'apparition de la puberté normale. Cette hypertrophie est due non pas à un développement volumétrique des follicules ou des COTPS jaunes, mais à un nombre considérable de ces formations qui sont par ailleurs normales. Aussi observe-t-on des phénomènes de superovulation. Alors que chez la souris adulte on n’observe guère simultanément que 3 ovules dans une trompe, chez la souris impubère traitée SMITH et ENGEL ont compté jusqu'à 48 :ovules nouvellement

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pondus. L’utérus subit aussi une hypertrophie considérable et

sa structure histologique rappelle celle que l’on observe au cours des cycles ovariens normaux.

Chez les oiseaux, Rippze et FLÉMION, par contre, chez les pigeons recevant de 9 à 25 transplants d’'hypophyse de pigeon, n'ont pas obtenu régulièrement l’hypertrophie des ovaires.

2° MÉTHODE DES INGESTIONS. — Les résultats obtenus par ‘ l’ingestion d'extraits d’hypophyse ou de glande fraîche sont analogue à ceux obtenus par la méthode des transplants bien que moins sûrs. |

Smrrn en 1928, chez des têtards, observe un rapide accroissement de la taille et une accélération dans l'apparition des ‘phénomènes de métamorphose. Chez des têtards hypophysec- lomisés, après 4 mois de régime, les têtards avaient atteint une taille supérieure à la taillé normale.

Hoskns en 1920 confirme les résultats de Smrru chez la salamandre.

UrExauTx réussit à accélérer considérablement la croissance par des ingestions quotidiennes. de lobe frais chez des rats pendant plusieurs mois.

Wuzzen, en 1927, note également l'apparition précoce de la maturité sexuelle chez des GRReDE et des rats et surtout chez les mâles. À

Par contre, Evans et Lone, en 1922, n'avaient constaté aucun effet chez les rats lorsque la substance avait été administrée par voie buccale.

Chez les oiseaux, CLark, en 1915, en nourrissant des Loulets avec du lobe antérieur provenant d'animaux en voie de croissance, trouve une augmentation nette du pouvoir de ponte et de fertilité des œufs.

Wainrernirz, en 1916, obtient l’accélération de la croissance et la précocité dans la ponte en prolongeant pendant 5 mois environ l'administration quotidienne de faibles doses d’antéhypophyse à de jeunes poulets.

Par contre, PEARL trouve que le traitement n augmente pas

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‘ la ponte péndant les périodes de fécondité faible. I ne hâte pas non plus la mise en train de l’ovaire chez les jeunes poules et la croissance dés jeunes mâles est nettement rétardée par l’ingestion de la même préparation.

Ces résultats sont confirmés: par les travaux de SIMPSON qui n'a trouvé aucune action accélératrice de l’antéhypophyse.

3° HYPERPIFUITARISME PAR LA MÉTHODE DÉS INJECTIONS D'EXrrarrs, — Chez les mammifères, l'injection d'extrait de lobe antérieur d'hypophyse conduit aux résultats des deux prémières méthodes. : . ;

Goxtscu, en 1916, note un effet accélérateur sur la croissance et le développement sexuel de l'animal impubère.

Evans el Loxc, en 1922, par des injections intrapéritonéales d'extraits de lobe antérieur faites à de jeunes rats, ont accéléré leur croissance. L'effet le plus remarquable fut observé chez un ral qui, âgé de 338 jours, pesait 596 grammes alors qu’un frère de la même portée qui ne recevait pas d’hypophyse, ne

pesait que 248 grammes. On est donc RATES pale de gigantisme,

Dorr, en 1923, avec dés doses de 0,3 g. par jour de glande, obtient des effets analogues CHés de jeunes chiens et chats.

Scnarer, en 1926, n’observe qu’une action très légère pendant les premières semaines du traitement, mais après il note une accélération rapide de la croissance.

Tee et Cüsne, en 1921, ont expérimenté ces extraits sur le chien. En continuant les injections sous la peau pendant un mois, ils ont pu obtenir un état très semblable à l’ acromégalie humaine, s’accompagnant d’une splanchnomégalie remarquable à prédominance génitale. -

Boïcuxanere et PRéopasensry injectent pendant 50 jours à 14 jeunes rats 1 em° d'extrait antéhypophysaire ét. sur des lémoins ils injectent la même dose de sérum physiologique. Is observèrent bien chez la femelle un accroissement consi-

dérable et très rapide de l'utérus et des ovaires et une appa-

pe

rition des phénomènes du cycle œstral ; chez les mâles un développement énorme des vésicules séminales et modéré des testicules, mais malgré l’action intense de l'hormone sur l’appareil génital ils ne constatèrent aucune influence sur la croissance de ces animaux.

Enfin Receveur, en 1931, sur plusieurs coqs, obtient ‘une augmentation de 25 % du poids des testicules avec des injeclions quotidiennes de 1 cm° d’extrait lutéinisant et de 83 % avec les mêmes doses d’extrait gouadotrope.. Par contre il n'obtient aucune action sur la croissance ni sur les phénomènes sexuels secondaires. à

Conclusions.

11 semble ressortir de toutes ces expériences que la méthode des transplants donne les résultats les plus ‘sûrs et les plus concordants et que la méthode de injections et des ingestions provoque des phénomènes analogues mais moins constants.

Les divergences dans les résultats ne peuvent pas surpendre si l'on considère les variations individuelles et les variations d'espèces, les différences qui existent dans le mode de préparation de la substance hypophysaire et le défaut possible d’absorption de l’hormone par les tissus et en particulier de la muqueuse digestive lorsqu'il s’agit d’ingestion avec pénétration d’une quantité trop faible dans l'organisme pour être capable de manifester ses effets.

Mode d’action des extraits antéhypophysaires

D’après L. Brouua et H. Simonner, il existe une intercalation entre l’hypophyse et la sphère génitale.

Le ou les principes antéhypophysaires agissent directement sur l’ovaire pour y provoquer l’évolution des follicules de de

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