RENOULT
Graaf et la formation de folliculine, hormone ovarienne. Celleci agit sur le tractus génito-mammaire pour en provoquer le développement. Parallèlement à cette action locale, l'hypophyse agit sur la croissance. Chez la femelle en gestation, l’implantation du lobe antérieur déclanche généralement un cycle ovarien et provoque l'avortement. Chez la femelle ménauposique, l'implantation d’antéhypophyse réveille lactivité ovarienne et rend au tractus génital la structure et la valeur fonctionnelle qu’il possédait pendant la vie sexuelle.
Chez le mâle castré, l’implantation même répétée du tissu hypophysaire n’entraîne aucune modification du tractus génital. Au contraire chez le mâle impubère on observe un développement net du tractus génital surtout marqué au niveau des vésicules séminales et du pénis. Cette action se manifeste à un degré moindre chez le mâle adulte, mais par contre elle manque totalement chez le mâle castré.
Ges résultats démontrent donc que l'hypophyse tient sous sa dépendance la totalité de l’activité génitale.
Action du tractus génital sur le lobe antérieur
L'état de gravidité modifie la structure de l’hypophyse qui augmente très notablement de volume pendant la gestation.
Launois et Muron ont montré que l'hypertrophie hypophysaire gravidique était due au développement du lobe antérieur lequel double ou triple de volume au cours de cet état dans . toute les espèces.
Certains auteurs pensent que ces modifications traduisent l’hyperactivité hypophysaire, d’autres qu’elle est fonction du développement du fœtus ou du placenta. Cette dernière hypothèse paraît être la plus plausible car on trouve au moins chez les primates, dans l'urine, au cours de la gestation, et dans le placenta une substance dont les propriétés physiologiques
rappellent celle de l’hormone antéhypophysaire (stimulation du développement sexuel chez les animaux impubères).
Il est d’autre part possible d'obtenir les modifications gravidiques du lobe antérieur par injection d’extrait antéhypophysaire. é 1e ;
Les modifications du tractus génital retentissent sur le lobe antérieur de l’hypophyse et il est probable que celui-ci, par le jeu de sa sécrétion, règle non seulement l’activité de l'ovaire mais aussi celle du testicule ; de telle sorte que l’on peut, sous le nom de système antéhypophyso-génital, individualiser une entité fonctionnelle à corrélation hormonale (Brouna et SIMONNET). vie
Spécificité de l'extrait
La substance active est sexuellement indifférente. Elle agit auesi bien sur la glande sexuelle femelle que sur la glande mâle, qu'elle provienne d'animaux mâles ou d’animaux femelles, et il ne paraît pas exister de spécificité zoologique.
Cependant, Surra et Encze, avec des hypophyses de pigeon, et Lirscnurz et PArz avec des hypophyses de grenouille au repos sexuel, n’ont obtenu aucun effet sur la souris impubère malgré des implantations et des injections répétées, Leu
L'hypophyse des oiseaux et des batraciens serait donc inactive chez les mammifères.
.… DIFFERENTES HORMONES DU. LOBE ANTERIEUR D'HYPOPHYSE
L'hyperpituitarisme expérimental Aéroiine chez un animal se traduit par des manifestations différentes suivant la technique employée mais également suivant le mode de préparation de l'extrait. Pas
Les transplants et certains extraits (extrait hydro-soluble obtenu par voie acide) exercent une stimulation intense sur les glandes sexuelles mâles et femelles et secondairement sur le reste du tractus génital. Ils ne paraissent pas agir sur la croissance générale. D’autres extraits (préparés par voie alcaline) inhibent plus ou moins complètement l’activité des glandes sexuelles, il en résulte la régression ou l'arrêt de développement du tractus génital. Ces extraits possèdent en outre une action stimulante sur la croissance générale et sont capables de déterminer le gigantisme à la suite d’un traitement prolongé.
Smrru et Smirn admettent qu'il existe au moins deux principes différents dans le lobe antérieur d’hypophyse.
L. Broura et I. Simonwer affirment que les divers. extraits possèdent plusieurs actions pharmacodynamiquement distinctes qu'il est facile de rapporter à des principes différents.
a Principe stimulant les glandes sexuelles mâles et femelles. . C'est le principe gonadotrope (Prorau A. et ZoNDEK B.).
2° Principe stimulant la croissance générale hormone somatotrope de G. Brouxa et H. Simoner, hormone de croissance, pour certains identique au principe lutéinisant, pour d’autres distincte (ProLAU À. et Zonnex B.).
Préparation des extraits antéhypophysaires.
Il est possible de préparer des extraits possédant les mêmes propriétés physiologiques générales que les transplants, capable
de stimuler le tractus génital par l'intermédiaire de l'ovaire ou du testicule.
Surrn prépare une suspension saline d’antéhypophyse. Les lobes antérieurs de bœuf sont immergés pendant dix minutes dans l'alcool à 40°. Les organes égouttés et broyés avec du sable, on obtient une pâte homogène que l’on centrifuge. Chaque centimètre cube de liquide correspond à deux centimètres cubes de glande fraîche.
Evans prépare ces extraits par voie alcaline. La pâte obtenue par broyage des glandes est additionnée d’une certaine quantité de lessive de soude puis neutralisée par l’acide acétique.
Cet auteur obtient également des extraits par voie acide, le procédé est l’inverse du précédent.
BrouuxaA et Srmonner utilisent la voie alcaloo-acide. Les lobes finement broyés.sont traités par l'alcool à 40° additionnés d'acide acétique.
Cet extrait injecté à la dose quotidienne de 1 cm° correspond à environ 15 centigrammes de glande fraîche, provoque également chez le rat femelle l’arrêt des cycles œstraux avec l’hyper: . lutéinisation ovarienne. Mais on ne sait s’il exerce une influence sur la croissance.
Zonpex et AscuHeim, obtiennent des extraits hydrosolubles en partant de l’urine de femme en état de gestation. C’est à cette période seulement qu'ils trouvent la substance active. .
BrouxaA et SIMONNET préparent des extraits lipo-solubles. Les lobes antérieurs sont épuisés par l’alcool. L’extrait est concentré et le résidu de distillation repris par l’éther est soumis à l’action d’un grand excès d’acétone, le résidu d’évaporation du filtrat acétonique qui contient le principe actif est dissout dans l'huile d'olive.
Ce sont les extraits obtenus par voie alcaline, acide et alcalooacide qui nous retiendront et dans nos expériences: nous utiliserons un extrait lutéinisant chbtenu par voie alcaline et un extrait gonadotrope obtenu par.voie acide.
ANATOMIE DE L'APPAREIL GENITAL FEMELLE CHEZ LA POULE PHYSIOLOGIE DE LA PONTE
L'appareil femelle ne comprend qu’un seul ovaire et qu'un seul oviducte parce que les organes du côté droit restent atrophiés.
L'ovaire est situé à la face inférieure du rein gauche et déborde un peu sur la ligne médiane. Il a l’aspect d’une grappe composée d'ovules plus ou moins gros suivant leur âge et enveloppés d'une-membrane celluleuse très vasculaire. L’ovaire est suspendu dans un repli du péritoine à la paroi dorsale de l'abdomen.
L'oviducte est un conduit long et large, flexueux et dila-
table qui aboutit dans le cloaque par un orifice étroit. Ce n’est pas seulement un canal excréteur, car il participe à la forma- “tion de l'œuf et produit l’albumine et la coque dont le jaune est entouré. On y distingue à cause de cela trois régions : la trompe, le tube albuminipare et la chambre coquillière. La trompe a son extrémité libre qui s’évanouit en forme de pavillon pour recevoir les ovules. Elle n’est pas attachée directement sur l'ovaire, mais est simplement maintenue par un ligament à une faible distance. Le nom des deux autres parties indique leur fonction. ;
l'ovaire, par suite du développement des œufs, devient bosselé et prend la forme d’une grappe. Bientôt le tissu ovarien se modifie de façon à constituer autour de chacun des corps reproducteurs une loge fermée. Lorsque ces ovules sont très pelits, ils sont comme empâtés dans le stroma ovarien, en se développant ils en soulèvent la surface et la rendent bosselée puis distendant de plus en plus ces bosses, les transforment en aufant de bourses dont la base se rétrécit à mesure que leur volume augmente. De nombreux vaisseaux sanguins se rami-
lient dans l'épaisseur de ces bourses ou calices, mais lorsque l'œuf ovarien est arrivé à maturité ces vaisseaux s’atrophient. Puis la bourse ovigène se déchire le long d’une ligne équatoriale et laisse échapper l'œuf contenu dans son intérieur, puis le calice devenu vide et pendant se flétrit et disparaît.
L'ovule évacué par l'ovaire est reçu dans l’oviducte, mais ce canal ne sert pas seulement à le conduire au dehors, il a aussi pour fonction de compléter ce corps reproducteur en ajoutant à la sphère vitelline un supplément de matières nutritives et des enveloppes.
Chez la poule, le pavillon est un large entonnoir à paroi minces dont les bords sont rapprochés, formant deux lèvres plissées qui peuvent s’écarter et devenir circulaires. Une bride s'attache à chaque commissure, l’une à la commissure supérieure et la suspendant aux parties adjacentes abdominales, l’autre attachée à la commissure opposée la fixe à la partie inférieure de l’oviducte. Au moment où l’œuf est prêt à quitter l'ovaire, cette boutonnière se dilate et va s'appliquer sur l’ovaire de façon à embrasser étroitement la capsule ovigène près d’éclater, et recueillir l’œuf qui s’en échappe. La surface interne de cet entonnoir est garnie de cils vibratiles, et au fond présente un orifice circulaire qui conduit dans la portion suivante de l’oviducte. Le globe vitellin recueilli par le pavillon traverse très rapidement la trompe. Puis dans la chambre complémentaire ou albuminipare la matière protéique sécrétée par les glandules se dépose en couches concentriques. La couche déposée sur le globe vitellin est la membrane chalazifères et les chalazes sont les deux prolongements polaires qui en partent. L’œuf en cheminant dans l’oviducte décrit un mouvement de rotation autour de ces chalazes. L’œuf descend dans l'oviducte poussé par les contractions péristaltiques de ce conduit et le mouvement de rotation se fait grâce à des plis obliques de l’oviducte. Tous ces phénomènes peuvent s’accomplir dans l’espace d’environ trois heures.
MOTS ce
L'œuf s'arrête dans l’isthme de l’oviducte le temps que la couche superficielle de l’albumen se consolide de façon à former un feutrage de deux feuillets mais faciles à séparer, puis il passe dans la chambre coquillière où il est enduit tout de suite d’un liquide blanchâtre qui fournira les matériaux constitutifs de la coquille. à
Îl arrive parfois que l’œuf ne s’achève pas de la sorte et qu'il
est expulsé du corps de la femelle avant de s'être revêtu d’une
coquille. Ce phénomène n’est pas rare chez la poule et paraît eñ général dépendre d’une fécondité trop grande, comparativement à la puissance digestive de l’oiseau et à la quantité de matières calcaires que celui-ci peut introduire dans son organisme. On observe ce phénomène principalement chez les individus malades, vieux ou nourris d’une manière trop excitante. Les fibres musculaires de l’oviducte peuvent être excitées et faciliter un passage trop rapide de l’œuf dans le conduit.
Le volume de l'œuf est généralement en rapport avec da grandeur de l'oiseau ; il y a de plus une certaine relation entre le.volume relatif de l’œuf et l’état de développement plus ou moins avancé auquel l’embryon arrive avant l’éclosion. Il peut Y.avoir à cet égard de grandes variations chez un même oiseau suivant les conditions physiologiques dans lesquelles il se trouve. L'âge de la mère exerce une certaine influence sur là grosseur des œufs, et chez nos oiseaux domestiques les particularités héréditaires propres aux diverses races coïncident souvent avec des différences très grandes dans le volume de ces Corps.
Chez quelques oiseaux, la ponte se renouvelle deux ou trois fois dans le courant de l'été mais, en général, elle n’a lieu qu'une fois par an et se compose d’un certain nombre d'œufs qui sont évacués successivement à un ou deux jours d’intervalle ou même davantage. Ce nombre varie suivant les espèces et d'ordinaire il est plus considérable chez les oiseaux de petite taille. Mais ces rapports entre la taille des oiseaux et leur fécondité sont loin d’être constants et certaines espèces remarqua-