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La compression n’a pas été très forte, ie malade accusant une vive douleur. Le pouls est passé de 76 à 48. Ralentissement : 28.
Traitement : Pilules de belladone : poudre et extrait a un centigramme. 2? pilules pendant deux jours, puis 3 pendant 3 jours. Amélioration nette dès le début du tiaitement. Les crises ont diminué de nombre, de durée, d'intensité. Le malade ne prend aucun médicament du 12 au 18 janvier. puis une nouvelle série de pilules lui est donnée : 2, 3, puis 4 pilules par jour (20 pilules au total).
Le 25 février. Le traitement a été terminé le 26 janvier ; dès les premiers jours de sa reprise l'amélioration s’est accentuée, les crises paroxystiques se sont attenuées pour disparaître complètement. Elles n'ont pas réapparu depuis {rois semaines. Ro... a pu reprendre son travail, sans plus éprouver aucune gêne ; il insiste sur ce fait qu'il peut manipuler ses fourrages dans son grenier sans en être incom-
modé.
OBS XXII (Ian) Hopiraz 10-11, CHARTRES. — Mor..., vingt ans, 26° artillerie, coiffeur. 19 janvier 1919. Crises d'asthme depuis l’âge de dix ans. Emphysème.
27 NN EDR
respiratoire nocturne plus marquée que le jour:
R. O. C : 22. 21 | 17. 16. 15. 14. 14 | 20.24. 27. 28. 27.25. 24. le pouls passe de 84 à 56 ; ralentissement : 28.
Pendant la compression oculaire, gène respiratoire, impres-: sion de crise imminente.
OBS. XXIII (aan) mars 1916. — Ma... vingt-deux ans, 29° dragons. Première maladie, bronchite aiguë à dix-huit ans : depuis lors bronchites fréquentes. Depuis deux mois toutes les nuits, il est très gêné pour respirer vers deux heures du matin, ne pouvant se rendormir qu'à cinq ou six heures ; parfois, véritables accès d'étouffement l’obligeant à se lever et même à sortir. Signes de bronchite aiguë. Cœur et reins : rien noté d'anormal. Mx 13, Mn &. ÿ
2 A LE 2 1 Pa 2 8 D AN 1 5 5 se
| LS Le pouls passe de 68 à 42. Ralentissement : 26.
Traitement : On a donné au malade, le premier jour, de la codeïne, sans amélioration. Au régiment on lui a maintes
fois” donné des comprimés d’opium, qui d’abord l'ont fait
€ormir, puis n’ont plus eu aucune action. On prescrit donc
XXX gouttes de teinture de belladone par jour, en deux fois. Le malade est nettement amélioré, mais conserve une gêne
OBS. XXIV (Lrax) Hoprrar. 10-11, CHARTRES. — Bap..., vingtsix ans, 26° artillerie. Toux fréquente depuis une bronchite contractée en 1916. En 1917 a commencé à avoir des crises d'asthme nocturnes, survenant, pendant quelque temps tous les mois d’abord, puis beaucoup plus souvent, l'obligeant à se lever, à sortir. Auscultation : expiration prolongée, nombreux ronchus et sibilances,
Pression : Mx 12, Mn S&.
RS ONe 515 1619: 9. 10 | 10 15, 14: 15,
Le pouls passe de 62 à 36. Ralentissement . 26.
Pendant la compression, les mouvements respiratoires sont très amples.
OBS. XXV (PERSONNELLE). — Ca... trente-huit ans, ménagère, 26 déc. 1920. Jouissait d'une bonne santé jusqu'à une bronchite contractée en 1918. Peu de temps après sa maladie, ele a commencé à éprouver de la difficulté à respirer, puis sont “survenus des paroxysmes fréquents, particulièrement
aux changements de température.
Examen : Etat dyspneïque, soupirs, Rien de particulier à l'auscultation du cœur.
Poumons : Expiration prolongée avec Sibilances assez rombreuses des deux côtés.
Examen des urines : Pas d’albumine.
NB OO HS ddr] 19 2121. 1917 Le pouls passe de 72 à 48. Ralentissement, 24.
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Traitement : Pilules de belladone : 2 pilules pendant trois jours, 3 pendant sept jours. L'amélioration se fait sentir sur les paroxysmes qui sont diminués, mais la dyspnée, les soupirs, le besoin ‘de respirations profondes sont peu modifiés. Pas de phénomènes d'intolérance. Reprise du traitement
après 5 jours d'interruption.
Obs, XXVI (Liax) Hôpital XV, Le Hâvre. — Ma. trenteneuf ans. 1% artillerie. Déjà gèné pour respirer, il contracte une bronchite en 1914, est prisonnier la même année ; souvent hospitalisé en ‘Allemagne pour crises d'asthme nocturnes ; il est réveillé vers minuit, obligé d'aller à la fenêtre. La crise se termine au matin, parfois seulement à midi et revient la
nuit suivante. L'ensemble de l’accès dure une semaine avec irtensité croissante les premiers jours, décroissante ensuite. Proposé S.Ax. Réformé n° 1 le 21 octobre 1917 pour crises d'asthme constatées, et emphysème. Repris S.Ax le 30 novembre, puis proposé pour réforme une deuxième fois.
Examen : Inspiration humée, expiration prolongée. Pas de signes de bronchite. Rien au cœur. Foie, matité normale. Pression: :Mx 13, Mn 7,5.
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Le pouls passe de 84 à 60. Ralentissement : 24.
Pendant la compression, le malade dit avoir une sensation vertigineuse et une gêne respiratoire .ressemblant au début d’une crise d'asthme,
OBS. XXVII ({Lran) TENON. — Vi. quarante et un ans, plumassière. 15 mars 1920. Avant l’âge de cinq ans, rougeole, fluxion de poitrine. Depuis lors en bonne santé jusqu'en 1919, mais s’est toujours considérée comme très nerveuse. En 1919, à l’occasion d’un rhume survenu au début d’une grossesse, elle à eu des crises d’étouffement, qui se produisent encore maintenant, et dans l'intervalle desquelles la malade souffre de dyspnée presque continuelle. Appétit conservé, pas d'amaigrissement. La crise survient le matin au lever, dure une heure et se termine par le rejet de quelques crachats.
Examen : Poumons et cœur normaux.
Pression : Mx 16,5, Mn 10,5. Indice oscillométrique 7. Pouls 90.
Examen des urines : Pas d’albumine (n’en à pas eu pendant sa grossesse).
R, ©, C. : 23 | Pendant 30 secondes la rythme ne change pas, puis on note : 18. 17 | Le pouls passe de 92 à 68 ; ralentissement : 24.
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Traitement : Une pilule de belladone au lever, une au coucher pendant huit jours sans grandes modifications après cette première série.
OBS. XXVIII (Lan) Hoprtan 15, LE HAVRE. — Déc. 1917. Duf..…., 1% artillerie, trente-neuf ans. Crises d'asthme depuis l'âge de trois ans. Réformé pour asthme en 1914.
R. ©. CG. : 18. 19 | 18. 16. 13: 14 | 21. 19. Le pouls passe de T4 à 52. Ralentissement : 22.
Obs. XXIX (Lrax). — Décembre 1918. Van.…., aviateur. Bronchite avec crises d'asthme remontant à deux ans et ayant débuté après une pleurésie sero-fibrineuse.
Examen : Râles ronflants et sibilants disséminés dans les deux poumons.
Pas de séquelles nettes de la pleurésie droite. Inspiration humée, expiration prolongée.
Spiroscopie. Vide facilement le spiroscope de Pescher:.
ROC 000 190) LR 151(10; 22719 | Le pouls passe de 80 à 60. Ralentissement : 20
OBS. XXX (Lrax) HopiTaL 15, Le HAVRE. — Lo... trente et un ans, .919 À.:1:17" janvier 1918. Asthme depuis 1910, première crise la dernière année de son service militaire. Parti au front, blessé le 15 sept. 1914, il est ensuite employé aux tréfileries. Il est, la nuit, réveillé par une crise d’oppression. qui l’oblige à s'asseoir sur son lit ou à se lever. Cette crise dure une ou deux heures, s'accompagne de quelques crachats. Les journées sont assez bonnes.
Examen : Rien aux poumons, pas de signes de bronchite.
Cœur normal. Mx 16, Mn 10.
R:0 6. 200 LT LE 20e, 22:
Le pouls passe de 80 à 68. Ralentissement : 12.
Pendant la compression, le malade « éprouvé une sensalion de sufjocation avec constriction du larynx tout à fait analogue à celle qu'il éprouve au début d'une crise d'asthme.
OBS. XXXI (LranN). == 26 mai 1916, Of... quarante ans ébéniste. 201° R: 11
Emphysème, grosse bronchite aiguë, dyspnée à paroxysmes nocturnes.
Mx 14, Mn 10.
Le pouls passe de 96 à 84. Ralentissement : 12.
OBS. XXXII (LraN) TENON. — Vo... cinquante-cinq ans. Monteur en bronze.
A contracté une bronchite au début de la guerre et tousse . depuis ce moment, tous les hivers à l’occasion du brouillard et de l'humidité. Il y a deux ans ont commencé à se produire, de temps à autre, des crises nocturnes d’étouffement. Le malade a un cauchemar qui le réveille, il a l'impression qu'une barre lui comprime le thorax, il étouffe. I1 ne perd pas connaissance, mais croit qu’il va mourir. Parfois le décubitus latéral droit améliore cet état, mais le plus souvent le malade est obligé de se lever et de finir la nuit dans un fauteuil. Après chacun de ses repas, la respiration devient pénible et
sSifflante. Il n'urine la nuit que lorsqu'il a une crise d’étouffement,.
Pression : Mx 15, Mn 8. Indice oscillométrique, 7.
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R. O0, G. : 15. 16. 16. 17. 16 | 19.18 | 22. 99. 90.,17. 15, 15. Le reflexe oculo-cardiaque est négatif, légèrement inversé.
Ues observations forment un ensemble de faits, qui s'ils ne sont pas absolument semblables entre eux sont du moins extrêmement voisins les uns des autres. J'ai pris soin de ne réunir que des malades chez lesquels on ne puisse penser à l'origine cardio-rénale des crises dyspnéïiques nocturnes. En effet, chez tous la pression artérielle est normale et un seul d'entre eux a des urines très faiblement albumineuses. Aucun ne présente un bruit de galop. Par contre l’auscultation révèle chez la plupart des signes de bronchites, râles ronflants, râles sibilants et
beaucoup ont des symptômes d'emphysème pulmonaire,
inspiration humée, expiration prolongée, diminution du
murmure vésiculaire, faible ampliation thoracique.
La seule question qui se pose est la suivante : S'agit-il à proprement parler d'asthme dit essentiel ayant entrainé ultérieurement chez ces malades l'apparition de lésions d’emphysème pulmonaire, ou s'agit-il au contraire d’emphysémateux chez lesquels l'emphysème se complique de crises dyspnéiques nocturnes ayant tous les caractères de l'asthme ? Aussi bien est-il impossible pour la plupart des
cas de trancher cette discussion, car les crises dyspnéi-
ques étaient déjà anciennes lors du premier examen de presque tous les sujets. Au surplus, le problème ainsi posé risque de recevoir des solutions bien différentes selon les théories des divers auteurs. Tandis que les classiques pensent que l'asthnie aboutit à l'emphysème, ne voyons nous pas tout récemment MM. Bezançon et de Jong soutenir que les lésions pulmonaires précèdent l'asthme, et sont l’épine irritative qui est à l’origine de
celte affection ?
Je dirai done que nos malades présentaient les uns de l'asthme dit essentiel, les autres de l'emphysème pulmomonaire avec crises dyspnéïiques asthmatiformes, tout en reconnaissant que pour la plupart d'entre eux le diagnos-
lice ne peut être d'une précision absolue.
Yn tout cas, il s'agissait de crises du type asthme, et non pas d'origine cardio-rénale ou cardiaque. ; et toutes ou a grande majorité donnaient l'impression d'être entretenues Où provoquées par les lésions broncho-pulmo-
naires.
Chez lous ces malades, un seul excepté, le reflexe ocu-
lo-cardiaque a été positif.
Il fut Syncopal chez 5 d’entre eux. Aucune pulsation pendant 5 à 20 s.
Trés fortement positif « 10 » Ralentissement de 50 à 40 5.
Fortement positif «13 « Ralentissement de
Ur CES Positif « À a rkalentissenient de 127%, Négatif « il «
Pendant le premier quart de minute de compression chez le malade de Fobservation 1, une seule pulsation à été perçue. Chez le malade de Fôbservation IE, il y eut pendant les quinze secondes de pression arrêt complet des battements cardiaques, perte complète de connais sance Ge... (obs. HT) avait, avant la recherche du re- Îlexe, > pulsations au quart de minute, il en à deux seulement pendant les quinze secondes que dure la compression. En même temps il devient d'une extrême päleur ; le ralentissement du pouls atteint So pulsatians à la minute ; le rythme cardiaque reprend son cours nor mal après une minute et demie. On fait chez le malade une inscription graphique du reflexe oculo-cardiaque la compression dure une demi-minute ; aucune pulsation rest enregistrée pendant ce temps. La perle de connais sance est totale ; la respiration est stertoreuse. Le malade revient à lui quelques secondes après la fin de la compression : il est couvert de sueurs sur tout le corps. Chez Ja... (obs. IV) fa compression entraîne un ralentissement de 60 pulsations à la minute, avec sensation d’étouffement, pâleur du visage et des mains. Le malade de lobservation V à eu, pendant la recherche du reflexe, limpression qu'il « Sen allait ».
Dans les observations qui suivent, je relève
Obs. VI Ralentissement (à la min.) 56. Pause cardiaque de 8 secondes.
Aratitn idea
Jo...
ED comprssion, pâ-
leur,. transpira-
tion.