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ration (hémiplégie à Jésions supra-bulbaires, maladie de Basedow). Il permet, ainsi que l'ont montré MM. Mougeot et Loeper, de prendre une exacte notion de Fétat de sensibilité du système aulonome. Une voie plus détournée, mais conduisant au même but avait, à vrai dire déjà permis à d’autres äuteurs la même exploration. vest en effet par Fétude pharmacodynamique des sysèmes sympathique el pneumogastrique qu'Eppinger el Hess avaient pù mesurer en quelque sorte le tonus du vague. Ils s'étaient adressés pour celà à des substances dont Faction élective permet de dissocier physiologiquement les fibres sympathiques el pneumogastriques
la pilocarpine et latropine d'une part, ladrenaline d'autre part ; celle-ci excitant électivement le sympathique, celles-1à excilant ou paralvsant le pneumogasrique. C’est de l’antagonisme des deux systèmes, sympathique et autonome que résulte le tonus des muscles viscéraux. Entre ces deux forces contraires, léquilibre parfait n'est point cependant la règle. De façon plus ou moins tranchée, l’un des deux systèmes l'emporte sur l’autre. Ces varialions sont peu considérables à l'état normal, mais on conçoit que chez certains sujets l’équilibre puisse être rompu en faveur du vague ou du sympathique. De là les notions de vagolonie, de sympathicotonie. De Ià aussi les variabilités d'action des médicaments neurotropes : Une même dose de pilocarpine administrée à deux sujets peut avoir une action infiniment plus manifeste chez l'un que chez l’autre,
pour la raison que l'excitation latente du vague, prédis-
position vagotonique de Eppinger et Hess est chez le premier à un polentiel plus élevé, si Fon peut dire, que chez le second.
Les recherches de mon maître M. Lian, Font amené, à considérer que le reflexe oculo-cardiaque était pour l’exploration du tonus du pneumogastrique, un procédé à la fois plus simple et plus net que les épreuves pharmacod\namiques. Aussi a t-il fait appel à ce reflexe pour chercher à vérifier les hypothèses classiques sur les réactions pheumogastriques spéciales des asthmatiques (1). Je suis heureux qu'il m'ait associé à la poursuite des travaux qu'il avait entrepris sur cette question avec la colaboration de M. Cathala.
Je rapportlerai les observations de MM. Lian et Cathala, les observations inédites que j'ai recueillies avec M. Lian, enfin trois observations personnelles.
J'étudierai successivement
Le rôle de la vagolonie dans le mécanisme de l'asthme.
Son rôle dans la genèse de la crise.
La genèse de lhypervagotonie qui préexiste aux crises.
Les facteurs qui, chez un hypervagotonique, déclanchent la crise d'asthme.
Enfin les déductions thérapeutiques que comporte cette
notion d'hypertonie pneumogastrique dans lasthme.
(4) Notons en passant que la recherche du reffexe oculo-cardiaque est assez pénible pour le malade, car elle nécessite une pression assez considérable, et, partant, douloureuse. Le patient averti de ces désagréments les supporte mieux. :