‹ L'hypertonie artérielle maligne aiguë des jeunesChapitre 27 sur 53 · STAGES · texte numérisé non relu

STAGES

SJoWaALL et GUSTAV RICKLER critiquent ces conStatations qu’ils attribuent à des artefacts agoniques.

KIMMESTIEL et Wicsox enfin estiment qu'hypertension bénigne et maligne sont parallèles. Ils décrivent des états intermédiaires. De nombreux états hypertensifs peuvent être pour eux précurseurs d’hypertension maligne, la glomérulonéphrite en particulier.

D'autres auteurs émettent des opinions analogues et étendent même le champ des affections auxquelles pourrait succéder la néphrosclérose maligne ou hyper-

tension maligne.

Il faut citer les observations de :

— Nicaup et BOLGERT, KLEMPERER et OTANI, SCHUR- MANN et MAC-MAHON, THIÉBAUT et DELAITRE, dans lesquelles sont rapportés des cas où une tuberculose rénale précéda de quelques années la maladie;

— de THIÉBAUT, GUILLAUMAT et PLACA où des lésions rénales du type de l’hypertension maligne furent découvertes chez un sujet porteur d’une tumeur maligne de la corticosurrénale.

— On cite également des chservations où l’hypertension maligne serait secondaire à une néphrite ascendante (MALLORY) ;

— Mac-Manox et CLORE Hass, BiscHop et CLORE HAss ont observé la maladie associée à une basophilie hypophysaire (maladie de CUuSsHING).

Aussi bien, certains auteurs sont arrivés à se

demander si à côté de l'hypertension maligne auto-

mu tel

nome, primitive, il n’existerait pas un syndrome d’'hypertension maligne.

Celui-ci pourrait être lui-même secondaire à l'hypertension simple bénigne ou à toute autre affection rénale ou extra-rénale, dont nous avons vu des exempies.

Cest là une des conclusions de DEROW et ALTS- CHULE, dans un,mémoire dont nous avons déjà étudié une observation.

Quoi qu’il en soit de ces opinions sur la nature primitive ou secondaire de la maladie, si l’on fait le point des idées généralement admises on arrive à se faire une idée de la maladie en considérant que :

L'hypertension maligne est une affection caractérisée par une hypertension évolutive, s’accompagnant rapidement de lésions viscérales (oculaires, rénales surtout) avec une grosse hypertrophie cardiaque. Ces lésions viscérales qui hätent l’évolution vers la mort en-quelques années sont cœräctérisées par leur originc vasculaïre. Elles sont dues à des lésions artériolocapillaires sur lesquelles nous reviendrons, mais qui constituent l’élément essentiel et constant de la maladie. L'élément rénal, s’il domine tout le pronostic, n’est qu’un élément évolutif. Tout comme dans l’endocardite maligne lente du type OSLER, la part du rein, si capitale au point de vue évolutif, est contingente au point de vue de la définition de la

maladie elle-même.

ÉTIOLOGIE DE L'HYPERTENSION MALIGNE

Nous serons bref au sujet de l’étiologie de lhypertehsion maligne. Rien né ressort des travaux publiés

à ce sujet.

1° CIRCONSTANCES FAVORISANTES.

Ce sont elles qui sont le plus nettes...

1. AGE : l'hypertension maligne frappe surtout les sujets jeunes. MacHwiITrZ ét ROSEMBERG, Sur 36 cas, donént un pourcentage de 63 % dé moins de 50 as.

CHABANIER, lui aussi, insiste sur le caractère presqu'exclusivément fialin des hypertensions d'avant la soixantaine.

Pour Fagr, avant 50 ans 52 % des hypertensions : sont malignes. On est frappé dans les statistiques par la fréquence de l'hypertension maligne en Allemagne. Il semble qu'en France l’affection soit bien plus rare; de même KIMMESTIEL et WIisoN estiment à 4 % la fréquence de l'hypertension maligne parmi leurs hypertendus.

De toute façon, l’âge moven de l'affection va de 35 à 40 ans, 42 anis même (PraAïT ét MAc-MAHON).

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