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REINS

Le rein est l'organe dont le parenchyme est le plus atteint. Les glomérules, les tubes contournés, le tissu interstitiel présentent des lésions à des degrés très

divers.

(e) Les glomérules :

1) Ils peuvent présenter des lésions d’ordre dégéà nératif ; c’est l’hyalinisation glomérulaire qui fait suite aux lésions de dégénérescence hyaline et à la nécrose des artérioles afférentes.

—— Tantôt, il n’y a qu'une boucle glomérulaire Atteinte, ou même plusieurs boucles fusionnées entre elles avec disparition des noyaux.

Le maximum des lésions est alors toujours près du hile vasculaire, près de l'artère afférente que lon peut observer parfois, sur une coupe heureuse, dilatée avec ses parois hyalinisées (FAHR, SHAPIRO).

— Tantôt, tout le glomérule est hyalin ou même nécrotique. C’est la lésion maxima qui aboutit à une

sclérose glomérulaire centrifuge.

—- Au moindre degré, comme stade précurseur de ce stade avancé, on peut observer une diminution de nombre des noyaux, avec des infiltrations lipidiques ou des images de collapsus glomérulaire, portant sur une ou plusieurs anses.

2) On peut également observer des lésions d'ordre inflammatoire.

Ce sont les aspects de glomérulite focale décrits

par FaHR. Ces aspects sont rares : un à deux par coupe en général.

Cette glomérulite est caractérisée par du gonflemnt des cellules épithéliales des glomérules, de la turgescence capillaire avec, à l’intérieur, de nombreuses hématies et quelques leucocytes.

On peut voir également des adhérences à la capsule de BOWMANX ; celle-ci peut s’épaissir en « croissant ». Ses cellules peuvent desquamer.

3) Enfin, d’autres aspects peuvent se rencontrer, que nous reverrons à propos de l'étude des lésions interstitielles ; ce sont des aspects de sclérose glomérulaire centripète d’origine interstitielle.

La sclérose étouffe les anses glomérulaires. 3

Insistons tout de suite sur le pourcentage relativement faible de ces cas. Le nombre des glomérules atteints de lésions inflammatoires ou de lésions dé sclérose concentrique étant infime par rapport aux glomérules atteints de lésions analogues aux lésions artériolaires.

b) Les tubes contournés sont également affectés par les lésions artérielles.

La nécrose de l'artère afférente du glomérule, suivie de nécrose et de sclérose du glomérule, détermine des lésions tubulaires :

1) atrophie de l’épithélium, avec dilatation des tubes contournés ; \

2) collapsus des tubes ; À

3) allongement des tubes reconnaissables à leur nombre (JORES) ;

4) cylindres hyalins, granuleux, hématiques.

Cette atrophie et cette dilatation s’observent d'abord surtout par îlots, dont la topographie est fonction des premières atteintes glomérulaires et artériolaires.

Entre ces ilots, des tubes contournés sont encore normaux. | Par endroits, les tubes sont réduits à des travées cellulaires ; ces travées ne sont, pour OBERLING, que les témoins de tubes en voie d’atrophie totale.

Pour FAVRE et LEVRAT, ces travées sont l’amorce du processus de reconstruction épithéliale auxquels ils attribuent une importance capitale dans la morphologie des-lésions de la sclérose vasculaire: petits adénomes, formations kystiques se présentant sous un aspect thyroïdien. ;

c) Le tissu interstitiel présente, lui aussi, des phénomèmes réactionnels. Ils consistent en une sclérose dissociant les éléments séparant les territoires ischémiés des territoires normaux. Elle est en général plus nette dans les zones où les lésions artériolaires et

glomérulaires sont le plus intenses.

Dans le tissu interstitiel, on observe en, outre :

__— des formations inflammatoires constituant le

granulome péti-artériel de FAHR.

Celui-ci a fait rapprocher, dans certains cas, les lésions artérielles de l’hypertension maligne, de celles

de la péri-artérite noueuse.

— Le plus souvent, ces formations inflammatoires n’affectent pas une topographie péri-vasculaire ; elles siègent au voisinage des zones les plus frappées' de nécrose. d

Les capillaires du tissu interstitiel sont particulie-

rement congestifs.

En somme, au point de vue rénal, on voit qu’à côté de lésions artérielles et artériolaires, il existe des lésions tubulaires et interstitielles, des lésions glomérulaires et inflammatoires qui, isolément, ressemblent à celles de la glomérulo-néphrite chronique diffuse.

Cette coexistence a fait donner aux cas où elle est à son maximum, les nom de «<kombinationsform » (VOLHARD). |

Ce terme, nous l’avons vu, signifiait à. l’origine qu'un processus inflammatoire de néphrite vient se surajouter au processus artériel.

. # VOLHARD, avons-nous dit, rejette lui-même actuellement, cette ancienne interprétation : l’ischémie rénale seule peut pour lui suffire à expliquer les lésions

du parenchyme glandulaire.

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