‹ L'hypertonie artérielle maligne aiguë des jeunesChapitre 39 sur 53 · APE · texte numérisé non relu

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souvent triple de la normale. Cette hypertension est durable; elle entraîne à la longue (quatre à cinq ans) une hyperazotémie croissante avec rétention paralléle dé la créatinine, des hémorragies intestinales et

rectales.

La mort survient alors, précédée d’anurie et de

chute de la tension artérielle. ,

Anatomiquement, on trouve des pétéchies, des éxtravasations sanguines importantes, séreuses et muqueuses, à prédominance digestive.

Dans les reins, pas d’hémorragies macroscopiques en dehors des cas où la striction avait déterminé un gros infarctus (cas exclu).

Histologiquement, au point de vue artériel, il y a des phénomènes d’hyalinisation et äe nécrose tout à fait Comparables à ceux de l’hypertension maligne humaine. | |

Il y a parfois oblitération de la lumière vascu-

laire. La paroi peut être nécrosée par segments.

Chaque artère peut présenter sur son trajet toutes les variétés, comme on le voit sur des coupes en série.

Chez aucun de ces animaux, il n’y avait de prolifération de lintima, ni d’indices permettant de penser qu’une telle prolifération précède l’hyalinisation.

L'origine des pétéchies et des infarctus n’est pas toujours nette (rupture d’artérioles nécrotiques, hé-

morragies disséquantes, hémorragies diffuses). Toutes

ë | — 9 — ces hémorragies sont récentes (aucune trace d’infiltration pigmentaire ferrique). Hi Fait essentiel, en outre : le rein soumis à l’ischémie était le seul viscère intact, avec ceux de la petite circulation.

2° Wizson et BYroM, chez le rat, par une seule striction artérielle rénale forte, obtiennent une augmentation tensionnelle de 65 % en moyenne.

Cette hypertension est parfois bien tolérée ; parfois, elle est mal supportée, mais à la différence des expériences de GOLDBLATT, il n’y a pas d'insuffisance rénale.

Histologiquement, dans le rein comprimé, il y a une simple atrophie glomérulaire et tubulaire, parfois des infarctus.

Dans le rein opposé, tous les aspects de l’hypertension maligne humaine s’observent.

Par foyers, on trouve des lésions artérielles, glomérulaires, tubulaires.

Artères : Les vaisseaux afférents sont le siège d’une dégénérescence hyaline, fibrinoïde, d’une turgescence de lendothélium, avec un dédoublement de la lame élastique interne.

Glomérules : Ils présentent de la dégénérescence hyaline, des phénomènes de nécrose, de collapsus, des hémotragies et des infarctus.

Tubes contournés : Ils sont dilatés et contiennent des cylindres hyalins.

Dans les autres organes, surtout dans le tractus

digestif, on observe des lésions artérielles analogues

Le STE

à celles du rein non ischémié. Ces lésions sont obtenues dans un délai bien moindre que celles des expériences de GOLDBLATT (6 mois à 1 an).

De ces expériences, il résulte que la reproduction ‘de lésions artérielles et rénales comparables à celles de l'hypertension maligne humaine est possible. On peut la réaliser par une ischémie rénale avec certains détails de technique (striction forte bilatérale ou néphrectomie opposée).

Cette hypertension expérimentale semble indépendante de l'insuffisance rénale. Elle semble être la seule cause de la lésion artérielle, le rein protégé par le clamp est en effet intact.

Les auteurs précédents en arrivent donc à supposer, à l’origine de cette hypertension expérimentale, une sécrétion d’origine rénale, dont l’action est directement ou indirectement pressive.

La maladie expérimentale de lanimal est comparable à celle de l’homme : plus accentuée dans le cas du chien, moins accentuée dans le cas du rat.

La seule différence frappante, surtout dans l'expérience de GOLDBLATT, c’est que lie rein est indemne, alors que la maladie est en partie prédominante dans le rein chez l’homme, à tel point que longtemps l’affection a été décrite comme une affection rénale.

GOLDBLATT explique cette absence de lésion rénale par la protection des vaisseaux grâce au clamp qui réalise l’ischémie.

Ceci n’est peut-être qu’un artefact expérimental

qui ne se reproduit pas dans la maladie naturelle.

DEN INR

Du reste, dans les expériences de "WiLsoN et BYRoM, il y a des lésions vasculaires du côté opposé au rein: ischémié ; ce dernier est indemne au point de vue vasculaire. .

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