‹ L'Hypertrophie Du Thymus: Exposé Des Notions Acquises À Propos D'une ObservationChapitre 11 sur 24 · PHYSIOLOGIE · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE

Jusqu'en 1905, il était admis à peu près par tous les physiologistes que le thymus était un organe essentiellement transitoire, appartenant surtout à la vie intra-utérine, régressant dès les premières années qui suivent la naissance, de sorte que très réduit à la puberté, il n'existe plus chez l’adulte qu’à l’état de vestiges incapables désormais de jouer aucun rôle physiologique,

Mais Hammar, en 1905, s’est élevé contre cette opinion classique. H a montré que le plus grand développement de cet organe se trouvait vers 14 et 16 ans, au moment de la puberté. D'après les chiffres que nous avons déjà cités, le thymus atteindrait à cette époque le poids de 37 gr. 52. L’atrophie serait très tardive, entre 50 et 60 ans, et durant tout l’âge adulte, le thymus aurait une fonction glandulaire encore mal déterminée, mais prouvée par sa persistance.

Се même auteur s’est attaché à démontrer que le thymus continuait à être ce qu'il était embryologiquement, un organe épithélial à sécrétion interne. Pour lui, on ne doit pas considérer les corpuscules de Hassall, et les cellules épithéliales perdues dans le tissu lymphoide, comme des éléments dégénérés, des résidus du cordon épithélial

primitif, mais bien au contraire, on doit voir en eux des éléments glandulaires en pleine activité fonetionnelle.

On voulut aller encore plus loin dans cette voie; et certains font naître les cellules lymphoides des cellules épithéliales et affirment que si elles ressemblent à des cellules ganglionnaires, ce n’est là qu’une apparence qui ne doit pas faire méconnaître leur origine épithéliale. Malheureusement les physiologistes n’ont encore pu relever aucune différence entre ces cellules thymiques et les lymphocytes.

Cette question, de la nature épithéliale ou non, des cellules thymiques, présente un grand intérét, car si elle était résolue par affirmative, on pourrait concevoir une sécrétion interne thymique, conception qui devrait étre rejetée s’il était définitivement démontré que le thymus est un organe exclusivement lymphoide.

On s’adressa à l’expérimentation pour élucider le problème. Mais les résultats expérimentaux sont très confus. La thymectomie, pour Basch, aboutit à des troubles de 170851116811011. П se produirait un véritable rachitisme thymique. И y aurait également une relation entre le thymus et les glandes génitales, celles-ci augmentant de volume . Chez les thymectomisés. Mais ces conclusions ne sont pas encore définitives, et, en somme, si nous voulions résumer l’état de nos connaissances sur la Physiologie du thymus, nous pourrions dire que le thymus, organe lymphoépithélial, régresse plus tardivement qu’on ne l'avait cru jusqu'ici, qu'il joue certainement un rôle dans toute la vie adulte, que. ce rôle est probablement dû à une sécrétion interne encore inconnue, que cette sécrétion paraît avoir une influence sur la calcification et sur les glandes génitales, mais que les tentatives faites pour déterminer plus exactement cette influence et la nature de cette sécrétion ont échoué jusqu'à maintenant.

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