‹ L'Hypertrophie Du Thymus: Exposé Des Notions Acquises À Propos D'une ObservationChapitre 8 sur 24 · Rapports avec les vaisseaux · texte numérisé non relu

Rapports avec les vaisseaux

Dans la partie supérieure le thymus entre en rapport latéralement avec les deux carotides primitives; nous avons même indiqué ces vaisseaux comme limites latérales de la loge thymique. Plus bas les rapports se font avec le tronc brachio-céphalique droit, et la sous-clavière gauche.

Le tronc artériel brachio-céphalique n’entre en rapport avec le thymus que par l'intermédiaire du tronc veineux

brachio-céphalique gauche. Dans le médiastin, le thymus entre en contact avec l’aorte descendante, et la première portion de la. crosse aortique.

A notre avis, les rapports vasculaires les plus intéressants sont ceux du thymus avec le tronc veineux brachiocéphalique gauche, et avec la veine cave supérieure. Le tronc veineux brachio-céphalique gauche est immédiatement en contact avec le thymus, principalement avec son lobe gauche, qui l’enveloppe même complètement parfois. La veine cave supérieure est surtout en contact avec le lobe droit qui le longe dans toute sa hauteur.

Il résulte d'une telle disposition anatomique, qu’ une hypertrophie du thymus aura souvent pour conséquente une gêne de la circulation dans le tronc brachio-céphalique et de la veine cave. Or, la veine cave reçoit la grande azygos. Il se produira une stase dans cette veine; le sang refluera en amont dans les veines intercostales et les veines du réseau superficiel tributaire de la grande azygos. Or, des anastomoses unissent les veines mammaires internes aux intercostales d'une part, et, d'autre part, aux jugulaires, par l'intermédiaire de l’arcus venosus. П résultera de ces différentes anastomoses que le sang, suivant un trajet rétrograde, passera de la grande azygos dans les veines intercostales et le réseau veineux superficiel, puis gagnera les veines mammaires internes et, finalement par l’arcus venosus, les jugulaires. Ainsi se trouve très clairement expliquée la circulation collatérale constatée si nettement sur notre jeune malade.

Cette circulation collatérale existera à un plus faible degré il est vrai, si, seul, le tronc veineux brachio-céphaque est comprimé. Dans ce cas, en effet, le sang refluera dans la jugulaire gauche; par l’arcus venosus, il gagnera la jugulaire droite, puis, grâce à l’anastomose unissant

OATES

Varcus venosus aux mammaires internes, il pénétrera dans ce vaisseau, puis dans les intercostales, pour rejoindre la grande azygos et la veine cave supérieure.

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